21.12.2009

Errance.

ERRANCE.

 

 

 

 

Une écharpe d’éternité

Pour mon fragile cou.

Une étoile sur le front,

Souvenir d’illuminations,

J’erre le long des quais

En valsant "Câlin, câlin".

Dans l’Oise un car nage

Détendu et souriant.

L’onde frétille en minaudant

Sous ses caresses osées.

Qu’importe l’outrage

Pourvu qu’on ait l’ivresse.

Ulcérée ma compagne Utopie

Se déguise en Chimère

Cracheuse de feu.

Aussitôt je m’enflamme :

Viens dans cette vieille usine,

Nous ne sommes pas au théâtre

Lui dis je, pas de comédie.

Elle rit de moi pauvre hâbleur,

Son feu libérateur m’enveloppent,

Piteusement l’avare de sentiments

Dépose tendrement en sa tirelire

Son obole à la construction de

L’escalier du septième ciel.

La belle Utopie à croqué

L’escroc émerveillé

Du rêve devenu réalité.

 

 

Le 19 décembre 2009.

20.12.2009

Comédie

COMÉDIE.

 

 

 

 

Elle flotte dans l’éternité

L’étoile de mes rêves.

Je l’enlace pour un câlin

Les soirs de tristesse

Après l’annonce des carnages,

Onde violente qui outrage

Mes utopies encore préservées.

La grande usine à décerveler

Fonctionne à plein temps

Et nous dans le théâtre de nos vies

Nous jouons la comédie

Des grandes âmes sensibles

En pensant à la meilleure

Méthode pour remplir nos tirelire.

Escalier dérobé pour minable escroc.

 

 

Le 19 décembre 2009.

19.12.2009

Monsieur Jacques.

MONSIEUR JACQUES.

 

 

 

Nous sommes le premier janvier 2009

Monsieur Goinfre de Toutamoit

Rentre avec les croissants et la brioche.

Chérie la boulangère m’a dit

Que Jacques le clochard était mort.

Oui Jacques celui qui sortais les poubelles

Pour rendre service disait il, en fait

Il acceptait bien mon petit billet,

Enfin celui de la copropriété.

Il parait qu’on l’a retrouvé sous un banc

Dans le square du Général Boulanger.

Je sais je lui avait interdit de coucher

Dans la cave, que veux tu tout le monde

Se plaignait de sa mauvaise odeur et

Puis je ne voulais pas d’histoire.

Il n’avait qu’à aller dans un foyer

Il y en a plein dans Paris avec douche,

Télévision, repas chaud et lit douillet.

De toute façon c’était un fainéant

Comme tous ces collègues de la rue.

Ils n’ont qu’à travailler comme tout le monde

Ils choisissent la marginalité et

Voilà le résultat.

On ne va pas les plaindre quand même !

18.12.2009

Commentaires.

A vous qui consacrez quelque minutes de votre temps précieux à lire mes élucubrations.

Merci de m'en accorder une ou deux supplémentaires pour déposer vos commentaires.

Positifs ou négatifs ils seront les bienvenus.

L'échange est le plus fertile des enrichissements.

Humainement votre.

Luigi.

Mon jardin.

MON JARDIN.

 

 

 

 

Pour le visiteur vite passé

Mon jardin est vaste et ordonné,

De droites allées ensoleillées

Bordées de beauté colorée.

 

Itinéraires balisés, portes sculptées

Tracées perspectives convergentes.

Jardin japonais terre et cosmos,

Gravier zen en courbes concordantes

 

Gazon rouge de désir du puissant

Souffle chaud de l’harmattan,

De la brise iodé de l’océan

Plaisirs à chaque instant.

 

Agrémenté de cerisaies en fleur,

De fraîches fontaines bruissantes

Il est sérénité, harmonie en paysage,

Soleil et lune en équilibre parfait.

Quelle paix, sous la nuit étoilée

L’œil se réjouit et l’esprit envie

 

Pour le flâneur non flatteur

Mon jardin est vaste et varié

Au delà des hautes haies de laurier

Des pistes sombres et embourbées

 

Au sein d’une forêt implorante

Clairière calcinée inattendue.

Brûlis pour quelle régénération ?

Feu pour quelle purification ?

 

Parterres damiers noir et blanc

Puits sans vérité, où est l’étoile ?

La source est tarie, les Ténèbres

Ont bu la Lumière.

 

Au centre d’un cercle d’acacias

Une porte d’airain invite au voyage

Premiers pas prometteurs, puis

Impasses imprévues et brutales.

Hommes fermés, portes closes.

 

Écoute le souffle silencieux,

Cherche, cherche seul la Voie.

 

Un labyrinthe, c’est un labyrinthe !

Vision illusion de la Porte d’Or.

Soudaine inquiétude et frissons

Où sont les chemins fleuris promis ?

 

Frère humain tu es en ma maison,

Cherchons, cherchons la Voie.