28.06.2009

Le dernier tango.

LE DERNIER TANGO.

 

 

 

 

 

Sur la terrasse, allongé sur un matelas blanc,

Je laisse le soleil me grignoter tendrement.

La musique d’Astor Piazzolla, langoureusement,

Caresse mes songes lunaires et évanescents.

 

De la maison un nouvel appel enjoué me sollicite.

Se sustenter ! Proposition triviale, inutile trêve.

Revenir au contingent, respecter l’accord tacite.

Tout en lenteur je m’extirpe de mes rêves.

 

Debout les bras en croix je me défroisse, silencieux.

Derviche je suis kaléidoscope d’ombre et de lumière

Le soleil complice clos et étoile mes yeux.

Les jeux sont faits, il faut suivre la traversière.

 

Etourdis, j’ai le sentiment d’une présence.

Svelte et souple profitant de ma confusion

Mon ombre m’a enlacé sans troubler le silence

Surpris je la repousse, inutile gesticulation.

 

Elle sourit et m’entraîne en un tango fusion

Je suis léger, je m’abandonne ému

Jamais je n’ai dansé avec autant de passion

Je suis ici et ailleurs, pleinement détendu.

 

Sur la terrasse une robe blanche me cherche.

Incognito, fondues dans l’ombre des pierres

Deux orphelines s’étreignent puis s’éloignent.

Un zéphyr discret chasse la poussière.

 

 

Le 24 octobre 2008.

27.06.2009

La voix du silence.

 

 

 

 

Funeste exil dithyrambique.

Se croire maître du jeu,

Aveuglement perfide et fratricide

En un fracas incohérent

 

Effervescence dissonante d’absolues vérités.

Stériles, puériles cacophonies monogames.

Ruts puissants de l’impuissance,

Anesthésiant masquant nos maux.

 

Incontinent zélateur du masque

Au cœur orné d’humaine éternité,

Talisman fébrile et factice des

Certitudes d’imputrescible avenir.

 

S’enivrer des vapeurs suaves de

L’infaillibilité déstructurante

Du flot suzerain.

Ne plus s’appartenir, obéir.

 

Fuir, s’enfouir, mentir,

Briser le miroir péremptoire.

Narcissique folie éolienne,

Négation du cercle flamboyant.

 

Incantations aux crues bénéfiques,

Arrivée des crues dévastatrices.

Fleuve de boue noire,

Conscience violée, voilée.

 

Les larmes dormantes sourdent.

Porteuses de verticalité.

En ce temps là

Le rocher était menhir

 

Pourquoi ai-je pleuré ?

Résurgence esclavagiste

D’une mine abandonnée,

Ou source de pur cristal ?

 

Oser le reflet,

Délier le bouillonnement,

Fermer les yeux et

Lire le cœur épars.

Foudre silencieusement fertile,

Apaisement incertain du tonnerre.

La grande cataracte expire,

J’ai peur de l’avant.

 

Confrontation titanesque

En une esquisse de réconciliation.

Janus enfin dédoublé.

Incompatibles reflets ?

 

Gémellité des sentiments,

Inespéré compromis salutaire.

La caverne s’éclaire, je suis là

Baigné d’anxieux silence

 

Source de pur cristal,

Ambroisie cosmique,

Donne à mon cœur

La Lumière du premier jour.

 

Larmes de blanche rosée,

Sésame d’une forteresse oubliée.

En son coeur repose

Le Verbe apaisé.

 

 

 

13 août 2007

26.06.2009

Acrostiches sur "merci Gérard"

ACROSTICHES SUR "MERCI GÉRARD".

 

 

 

 

Merci Gérard

Écris, écris toujours

Rien ne doit t’arrêter

Continu à remplir ma boite mail

Illusionniste des mots

 

Grand manipulateur

Éclectique prosateur

Recherche sans fin

Au-delà du quotidien.

Reste fidèle à ton cœur

Dénonce sans relâche le laid.

 

 

Merde alors

Encore vide cette bouteille

Rude journée en perspective

Car aujourd’hui tout est fermé

Impossible de s’approvisionner

 

Grande journée anti-alcoolisme disent-ils

Événement international débile

Restriction idiote des faux culs de bénitier

Appel à boire de l’eau et quoi encore !

Racontars d’aigris grincheux malheureux

Demain pour compenser je me saoulerai deux fois.

 

 

Monnaie de singe ! Guenon toi-même

Est-ce que j’ai une tête de chimpanzé ?

Regarde un peu mon bel argent durement gagné

Comment tu ne veux pas de mes billets!

Inouï d’entendre pareil sonnerie

 

 

Gare à toi si tu ne me les prends pas

Espèce de vieux macaque rabougri

Reste calme je te paie je t’ai dis

Alors c’est oui ?

Ringard mes francs seulement des euros depuis 2002 !

Dommage j’en ai plein sous mon matelas.

 

 

Le 10 janvier 2009.