31.12.2008

Haïku

Pour clore l'année quelques haïku d'actualité.

Comme déjà demandé merci de déposer vos commentaires favorables ou défavorables.

 

Bonne fête.

 

 

Éternelles questions

Échange de missiles

Désespérance.

 

Les langues mortes

Détiennent les vérités,

Arment les fusils.

 

Dialogue, pourquoi ?

Je détiens la vérité

Que meurent les sourds.

 

Flamands, Wallons nus

Dans le froid de l’hiver

Cerveaux congelés.

 

Universel le

Droit à la différence –

Univaiselle ?

 

Belles de Fontenay

Elles pleurent l’or espéré

Geneviève rit.

 

Élue Miss France

Un bon petit scandale

Paris Match nue.

 

Un mort dans la rue

Au pied de notre immeuble

Indifférence.

 

Le froid maraude

Les vies dans tous les recoins –

Bonnes fêtes à tous.

 

La route glisse

Attention à la voiture –

Un mort dans la rue.

 

Ce matin j’entends

Les craquements de l’hiver

Les bûches tremblent

 

Un rouge gorge

Meurt sur un trottoir désert

Un jardin pleure.

 

Au premier verglas

La langue de bois chante

Le même discours.

 

Instabilité

Les lois de l’équilibre

Oubliées en hiver.

 

 

Le 30 décembre 2008.

 

30.12.2008

Stock-options.

Dans la suite des "Improbables dialogues" .......C'est Noël rêvons !!

 

STOCK-OPTIONS

 

Lui (Très aimable) : Bonjour Monsieur Baulthi, je vous en prie prenez place.

L’autre : Merci, bonjour Monsieur Lièreseil.

Lui (Flatteur) : Je vous remercie d’avoir accepter mon invitation à cette réunion informelle, non prévue au planning. C’est un plaisir de vous recevoir aujourd’hui.

L’autre (Surpris): Je vous en prie. Je suis seul ?

Lui (Suave) : Oui, si vous n’y voyez pas d’inconvénient évidemment ? J’ai besoin de votre conseil de syndicaliste expérimenté, concernant un projet qui me tient à cœur.

L’autre (De plus en plus surpris) : Bien, je vous écoute alors.

Lui (Baissant la voix) : Contrairement à tout ce qui se raconte notre groupe gagne de l’argent, beaucoup d’argent. Les excédents, par un montage fiscal très complexe, convergent vers la holding, de la holding, de la holding. Ils sont bien sûr situés dans trois pays différents.

L’autre (Abasourdit) : Ouais, ouais.

Lui (Enjoué) : Tout ceci est anecdotique, sans intérêt mais permettra d’éclairer ce qui va suivre.

L’autre : Ouais, ouais.

Lui (Baissant à nouveau la voix) : En accord avec les membres de ma famille qui sont toujours actionnaires, nous avons décidé, pour l’année 2008, de ne pas externaliser les excédents mais de procéder à une distribution de stock-options.

L’autre (Désorienté, puis s’énervant) : Ouais, bien. C’est gentil de m’expliquer vos problèmes, mais je pense que vous êtes plus expert que moi dans la mise en place d’une usine à gaz fiscal. Et pour ne rien vous cacher j’en ai rien à foutre de vos stock-options. De plus sachant que cet argent est celui que vous avez volé aux travailleurs, je suis indigné que vous m’ayez convoqué pour me raconter vos histoires de fric.

Lui (Conciliant) : Ne vous énervé pas Monsieur Baulthi, laissez moi finir…

L’autre (Se levant) : Ne vous énervez pas Monsieur Baulthi, elle est bonne celle là. Monsieur Lièreseil souhaite l’avis du syndicaliste expérimenté pour savoir comment résoudre ses problèmes de superbénéfices et ensuite il s’étonne de ma réaction.

Lui (Doucement) : Laissez moi finir, je ne vous ai pas encore exposé mon projet. Vous allez voir, contrairement à ce que vous pensez, il va beaucoup vous intéresser.

L’autre (Se rasseyant) : Bon, bon je vous écoute.

Lui (Réjoui d’avance) : Je disais donc en 2008 nous n’allons pas externaliser les excédents mais procéder à une distribution de stock-options. Attention écoutez bien : réservé à tous les salariés sauf les cadres dirigeants.

L’autre (Troublé) : Ai-je bien compris, vous allez distribuer des actions au personnel ?

Lui (Fier) : C’est exactement cela !

L’autre (Narquois) : Ouais, ouais, comme la prime que vous avez versé début 2008 pour les bénéfices 2007. Entre quarante cinq et quatre vingt quatre euros par personne suivant la qualification.

Lui (Pédagogue) : Pas du tout. Sachant que les années précédentes la holding de tête à distribuer entre trois et quatre milliards d’euros aux soixante quatre actionnaires, si nous nous basons sur le l’hypothèse basse cela fera environ trois cents soixante mille euros pour chacun des huit mille deux cents soixante dix employés de notre groupe "Whisky Placement".

L’autre (Éberlué) : Tous ces chiffres me tournent la tête, pouvez vous me répéter la somme que toucherai chaque personne.

Lui (Souriant) : Environ trois cents soixante mille euros.

L’autre (Sortant sa calculette): Cela ferai…cela ferai…vingt quatre ans de salaire pour une personne qui gagne quinze mille euros par an ???

Lui (Souverain) : Je ne saurais vous dire je n’ai pas fait ce genre de calcul.

L’autre (Assommé) : C’est une mauvaise blague Monsieur Lièreseil, votre humour est bien connu mais là je pense que vous dépassez les bornes. Je comprends mieux que vous n’ayez pas souhaité la présence de mes collègues.

Lui (Soudainement inquiet) : Non, non Monsieur Baulthi, tout ceci est très sérieux. Si j’ai souhaitais m’entretenir en tête à tête avec vous, le Président de la T.G.C.* c’est pour connaître votre sentiment sur notre idée et les conséquences qui pourraient découler de sa mise en application.

L’autre : Les conséquences ?

Lui : Oui, imaginons que les gens se mettent en grève ou en colère et cassent tout le matériel.

L’autre (Dubitatif) : En grève…pourquoi  ?

Lui : Je ne sais pas pour réclamer une indemnité rétroactive par exemple.

L’autre (Souriant) : C’est bien des idées de capitaliste, ne vous inquiétez pas Monsieur Lièreseil je gèrerai. Et pour le matériel vous savez bien que nous protégeons toujours l’outil de travail.

Lui (Détendu) : Bon me voici rassuré demain je convoque un C.E. groupe pour la semaine prochaine. J’ai votre parole Monsieur Baulthi, vous tiendrez vos troupes.

L’autre (Rigolard) : Pas d’inquiétude Monsieur Lièreseil, annoncez et distribuez les stock-options je m’occupe du reste.

Lui : Merci, merci.

L’autre (Abattu) : Je cherchais le piège le voilà ! Je suppose que je dois aussi annoncer que votre offre n’est valable que pour 2008 ?

Lui : Pas du tout à l’unanimité des actionnaires nous avons décidé qu’il en serait ainsi tous les ans.

 

*Très Grande Centrale.

 

 

Le 29 décembre 2008.

 

29.12.2008

J'ai cru aux crues

J’AI CRU AUX CRUES.

 

 

 

 

J’ai cru aux crues abondantes

J’ai cru aux décrues fertilisantes

J’ai cru à toutes leurs sornettes

J’ai cru bon de ne pas tirer la sonnette.

 

J’ai bu des grands crus

J’ai bu de l’eau des crues

J’ai bu le vin avant la lie

J’ai bu le calice jusqu’à l’hallali.

 

J’ai perdu tout mon pognon

J’ai perdu toutes mes illusions

J’ai perdu ma mie qui l’eu cru.

J’ai perdu, j’ai bu, je suis foutu.

 

J’ai vendu mon château breton

J’ai vendu ma Rolls d’occasion

J’ai vendu mes fameux Picasson

J’ai vendu les fourrures de Manon.

 

J’ai vécu chez des cousins

J’ai vécu reclus cistercien

J’ai vécu près la belle Aurélien

J’ai vécu nomade bédouin.

 

J’ai revu le soleil se lever

J’ai revu des enfants émerveillés

J’ai revu le ciel étoilé

J’ai revu mon sourire oublié.

 

J’ai tendu le cou pour voir Orion

J’ai tendu le doigt vers l’horizon

J’ai tendu l’oreille à l’appel marin

J’ai tendu la main à demain.

 

 

 

Le 28 décembre 2008.

28.12.2008

L'ombre

Ma chère diversité !!

 

L’OMBRE.

 

 

 

Sorti de l’oubli existentiel

Un grand oiseau cendré

Déploie son ombre

Sur les champs fertiles.

 

Les paysans sont apeurés

Ils l’avaient oublié, relégué

Est-il revenu de lui-même ?

Avons-nous commis une faute ?

 

Ma jeunesse devenue souvenir

Je le croyais mort ou annihilé,

Dit l’un d’eux, pourquoi ressurgit il

Au triomphe de mon âge adulte ?

 

Protégeons nos enfants de son gel

Qu’ils ne deviennent pas comme nous

Des statues de sel, dureté friable

Figés dans le vital élan primal.

 

Le grand oiseau cendré

Doucement a battu des ailes.

Tous ont reconnu le Souffle,

Alors ils ont baissé la tête.

 

Sorti de l’oubli existentiel

La Parole circule fluide,

Exaspérante, déstabilisante

Ravivant la Grande Question.

 

Êtes-vous fils de l’ombre

Ou prisonnier de l’ombre ?

 

L’oiseau cendré vole vers l’Orient.

Humains osez le chevaucher

Si son ventre est dans les ténèbres

Sa tête est auréolée de lumière.

 

 

Le 28 décembre 2008.

 

27.12.2008

Coeur de pierre

Hélas il y en a beaucoup de par le monde.......

 

 

 

 

 

 

CŒUR DE PIERRE.

 

 

 

Mon rugueux cœur de pierre

Pleure une rosée sanglante.

Honte à toi mon fidèle zélateur

Soutien énigmatique de ma haine.

 

Pleurer sur quoi ?

Mes yeux restent secs aux peurs,

Aux cris d’effroi des humains,

Passagers effarés de l’infini.

 

Paillettes à mille faces,

Quémandeurs hallucinés

D’un espoir d’éternité,

Ils s’édifient un avenir.

 

Espérer est ce raisonnable ?

La flèche retombe inexorablement.

Aussi fort soit l’archer céleste,

L’arc cosmique toujours échoue.

 

Pourquoi construire ?

Détruire est flamboyance.

Je nie la matière et l’esprit,

Expression de l’ultime arrogance

 

Mon rugueux cœur de pierre

Oublie l’interstice lumineux

Ephémère raie de fausse vérité,

Source de larmes d’illusion.

 

 

Le 07 juillet 2008.

22.12.2008

Mon territoire

Pour mieux me connaître ........

 

MON TERRITOIRE  III

 

 

Mon territoire est immense.

Peu en ont connaissance.

Par mer calme

Quelques uns ont abordé ses cotes

Les plus courageux ont gravi ses dunes

Mais qui connaît au-delà

Ses vallées luxuriantes,

Ses plaines odorantes

Ses collines mordorées

Ses fleuves apaisants ?

 

Mon territoire est immense

Peu en ont connaissance.

Pas d’aventuriers

Pour affronter ses mers déchaînées

Pas d’alpinistes intrépides

Pour franchir sa grande faille

Pas de missionnaires visionnaires

Pour percer son Grand Mystère

 

Mon territoire est immense

Peu en ont connaissance.

Je te tends la main

Oseras tu la prendre ?

Me suivras tu au loin ?

Viens abandonne ta Raison,

Je t’emporte là où règne

Sa Folie

 

Mon territoire est immense

Peu en ont connaissance.

Laissons les hommes camisolés,

Mettons nous en route sans crainte

La Lumineuse nous embellira

Rejoignons le théâtre infini,

Ombre et lumière s’y fracasse,

Nous y jouerons sans masque.

Symphonie cocasse,

Geyser de Liberté.

 

Mon territoire est immense

Peu en ont connaissance

En sa Folie

Fleurie la merveilleuse démence

Immémoriale jouvence.

En sa Folie

Jaillie la source tumultueuse

Des mots inconnus.

En sa Folie

Explose la lumière

Des idées insensées.

En sa Folie

Sont tapis les Ténèbres,

Maîtres de nos ombres.

 

 

Mon territoire est immense

Peu en ont connaissance

Promeneur insouciant

Marche sur ses rivages.

Toi bardé de certitudes

Passe ton chemin.

Chercheur désenchaîné

Ose affronter l’inconnu

Vient en ma Folie

Là où tout est possible.

Je t’attends.

 

 

Mai 2007

MON TERRITOIRE  V

 

 

Mon territoire est jade et cristal

Tourbières et salines

Masques et ritournelles

Feu émasculé et glace sidérale

Jaillissement péremptoire

Curiosité archéologique

 

Un cri muet le parcours

Sérénité improbable

D’une longue agonie.

Méticuleuse endormie

Que nos pas flottants

Amusent en cet instant

 

Un éclat de rire déchire

Son manteau pesant,

Force irrésistible

D’où jaillit le magma

En de silencieux jets

De pur diamant

 

Mon territoire pétrifié et mouvant

Je le parcours fébrilement

Où sont tes cosmos ?

Où sont tes putréfactions,

Où sont tes malentendus ?

Je tremble, j’ai compris.

 

Mai 2007

MON TERRITOIRE  VI

 

 

 

 

Mon territoire,

Fugace étincelle

Dans les ténèbres.

Fragrance fugitive

De l’olfactif cosmos.

 

Mon territoire,

Vaste vasque

Où l’Univers

Impassible

Ce mire.

 

Mon territoire,

Athanor glacé

Quel soleil rouge

Embrasera ta beauté

Espérée ?

 

Mon territoire,

En tes profondeurs

Sommeille, violente

Et douce

La perle d’Amour.

 

Mon territoire,

Lâche prise,

Laisse le laboureur

Creuser le sillon

De ton éveil.

 

Mai 2007

 

 

 

 

19.12.2008

Clair obscur.

La diversité, toujours la diversité !!

 

CLAIR OBSCUR

 

Genèse noire :

La certitude des profondeurs,

Genèse soleil :

L’incertitude des grands vents.

 

Clair-obscur, ambigu création.

Connaissance des ténèbres,

Aperçu des grands vents,

Affres de la finitude.

 

Le pinceau brisé

La palette est muette.

Tableau libre

En sa prison

 

Clarté obscure

Obscur miroir

Limites invisibles,

Comment s’échapper ?

 

Transcende le clair-obscur

Cherche la couleur originelle,

Oublie l’arc-en-ciel.

Ose la Pure Lumière.

 

26/07/2007.

 

18.12.2008

Amitié.

 

AMITIÉ

 

En de claires profondeurs elle puise une présence lumineuse, attractive.

La noria déverse l’eau qui apaise la soif, lave les yeux et le cœur.

Jaillissement qu’aucune nuit ne peux interrompre.

Chaque union avec la terre recrée la germination initiale.

 

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Inexplicable connection,

Soudaine passion.

Confluence des sources,

Commune course.

Gouttes du fleuve.

Se battre en la multitude,

Éprouvante épreuve,

Préserver la certitude

D’une absolu présence

Lors de l’absence.

Ne ris pas silence.

Pauvre médisance,

Ombre passante

Sur notre constance.

 

Île de Groix le 19/08/2007

 

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Deux feux éloignés

Par le souffle aidé

Mêlent leur fumée

Colonne de fraternité.

 

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Deux étincelles

Se rencontrent

Jaillie une flamme.

Comment aller contre ?

 

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Deux éphémères unissent

Leurs battements d’ailes

Alors le temps se tisse

Un firmament d’éternité.

 

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Deux éphémères

Baiser du divin

Oublient le malin.

Éternité mère.

 

TGV Lorient Paris le 19/08/2007.

 

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Éloge aux amis proches.

 

De notre source nous avons jailli

Petites gouttelettes du ru

Nous nous sommes serrés dru,

Surtout rester unies pour la vie.

 

Pierres et remous ont fait le tri

Nous étions peu d’amies

Arrivées au ruisseau joli

Qui nous a ouvert son lit.

 

Puis vint le fleuve et la mer.

Enfin la grande liberté; amère

Car tout près l’incertitude :

L’immense et glaciale solitude.

 

Pris dans le cycle éternel

Nous sommes, les pleurs du ciel,

Pluie, grêle, neige et rosée

Salvatrice ou dévastatrice.

 

Le 27 mars 2008.

 

17.12.2008

Ne dormez pas en paix, braves gens.

 

NE DORMEZ PAS EN PAIX BRAVES GENS.

 

 

 

 

Il est minuit et tout est calme

Ne dormez pas en paix, braves gens

Al-Quaïda veille sur vous partout

Des Afghans ardents courent les rues.

 

Ne dormez pas en paix, braves gens

Les brûleurs de voitures rodent

Les arracheurs de sac sont à l’affût

Les dealers sont devant vos écoles

 

Ne dormez pas en paix, braves gens

L’écureuil a mangé vos noisettes

Le dragon chinois brûle vos emplois

Le tigre de papier "surprime" supprime.

 

Il est minuit et tout est calme

Dormez en paix, braves gens

Nicolas chocolat est là, il sécurise,

Réprime, expulse et vous endort.

 

Il est huit heures et tout est calme

Votez en paix, braves gens.

 

Le 16 décembre 2008.

 

16.12.2008

Haïku

Les chaussures volent

-Grenades pour les soldats-

Sourire serein.

 

Traders sans bonus

Ils se sont fait madoffer

-Huit morts sans abri-

 

Dis millions d’euros

Négligeable pour ma banque

-Découvert zéro-

 

Conseil judicieux

Bien manger pour vivre mieux

-Manger pour vivre-

 

Martine Ségolène

Des astres noirs, projecteurs

La base dans l’ombre.

 

Ils violent, violent

Règles, quelles règles ?

Rires, hurlements.

 

Terrifiante nuit

Il aura un demain

Sans toi, ni toit.

 

 

 

Ne soyez pas sourd

Aux balbutiements rauques

Des carton-maisons.

 

Au cœur de la nuit

Étoile d’espérance

Cri du nouveau né.

 

Solstice d’hiver

Reviendra t-elle cette année ?

Lumière d’Orient.

 

Un vol de canards

Nez en l’air nous trébuchons

Tomber au Sud oui

 

Le 15 décembre 2008.

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