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  • Haïku

    Pour clore l'année quelques haïku d'actualité.

    Comme déjà demandé merci de déposer vos commentaires favorables ou défavorables.

     

    Bonne fête.

     

     

    Éternelles questions

    Échange de missiles

    Désespérance.

     

    Les langues mortes

    Détiennent les vérités,

    Arment les fusils.

     

    Dialogue, pourquoi ?

    Je détiens la vérité

    Que meurent les sourds.

     

    Flamands, Wallons nus

    Dans le froid de l’hiver

    Cerveaux congelés.

     

    Universel le

    Droit à la différence –

    Univaiselle ?

     

    Belles de Fontenay

    Elles pleurent l’or espéré

    Geneviève rit.

     

    Élue Miss France

    Un bon petit scandale

    Paris Match nue.

     

    Un mort dans la rue

    Au pied de notre immeuble

    Indifférence.

     

    Le froid maraude

    Les vies dans tous les recoins –

    Bonnes fêtes à tous.

     

    La route glisse

    Attention à la voiture –

    Un mort dans la rue.

     

    Ce matin j’entends

    Les craquements de l’hiver

    Les bûches tremblent

     

    Un rouge gorge

    Meurt sur un trottoir désert

    Un jardin pleure.

     

    Au premier verglas

    La langue de bois chante

    Le même discours.

     

    Instabilité

    Les lois de l’équilibre

    Oubliées en hiver.

     

     

    Le 30 décembre 2008.

     

  • Stock-options.

    Dans la suite des "Improbables dialogues" .......C'est Noël rêvons !!

     

    STOCK-OPTIONS

     

    Lui (Très aimable) : Bonjour Monsieur Baulthi, je vous en prie prenez place.

    L’autre : Merci, bonjour Monsieur Lièreseil.

    Lui (Flatteur) : Je vous remercie d’avoir accepter mon invitation à cette réunion informelle, non prévue au planning. C’est un plaisir de vous recevoir aujourd’hui.

    L’autre (Surpris): Je vous en prie. Je suis seul ?

    Lui (Suave) : Oui, si vous n’y voyez pas d’inconvénient évidemment ? J’ai besoin de votre conseil de syndicaliste expérimenté, concernant un projet qui me tient à cœur.

    L’autre (De plus en plus surpris) : Bien, je vous écoute alors.

    Lui (Baissant la voix) : Contrairement à tout ce qui se raconte notre groupe gagne de l’argent, beaucoup d’argent. Les excédents, par un montage fiscal très complexe, convergent vers la holding, de la holding, de la holding. Ils sont bien sûr situés dans trois pays différents.

    L’autre (Abasourdit) : Ouais, ouais.

    Lui (Enjoué) : Tout ceci est anecdotique, sans intérêt mais permettra d’éclairer ce qui va suivre.

    L’autre : Ouais, ouais.

    Lui (Baissant à nouveau la voix) : En accord avec les membres de ma famille qui sont toujours actionnaires, nous avons décidé, pour l’année 2008, de ne pas externaliser les excédents mais de procéder à une distribution de stock-options.

    L’autre (Désorienté, puis s’énervant) : Ouais, bien. C’est gentil de m’expliquer vos problèmes, mais je pense que vous êtes plus expert que moi dans la mise en place d’une usine à gaz fiscal. Et pour ne rien vous cacher j’en ai rien à foutre de vos stock-options. De plus sachant que cet argent est celui que vous avez volé aux travailleurs, je suis indigné que vous m’ayez convoqué pour me raconter vos histoires de fric.

    Lui (Conciliant) : Ne vous énervé pas Monsieur Baulthi, laissez moi finir…

    L’autre (Se levant) : Ne vous énervez pas Monsieur Baulthi, elle est bonne celle là. Monsieur Lièreseil souhaite l’avis du syndicaliste expérimenté pour savoir comment résoudre ses problèmes de superbénéfices et ensuite il s’étonne de ma réaction.

    Lui (Doucement) : Laissez moi finir, je ne vous ai pas encore exposé mon projet. Vous allez voir, contrairement à ce que vous pensez, il va beaucoup vous intéresser.

    L’autre (Se rasseyant) : Bon, bon je vous écoute.

    Lui (Réjoui d’avance) : Je disais donc en 2008 nous n’allons pas externaliser les excédents mais procéder à une distribution de stock-options. Attention écoutez bien : réservé à tous les salariés sauf les cadres dirigeants.

    L’autre (Troublé) : Ai-je bien compris, vous allez distribuer des actions au personnel ?

    Lui (Fier) : C’est exactement cela !

    L’autre (Narquois) : Ouais, ouais, comme la prime que vous avez versé début 2008 pour les bénéfices 2007. Entre quarante cinq et quatre vingt quatre euros par personne suivant la qualification.

    Lui (Pédagogue) : Pas du tout. Sachant que les années précédentes la holding de tête à distribuer entre trois et quatre milliards d’euros aux soixante quatre actionnaires, si nous nous basons sur le l’hypothèse basse cela fera environ trois cents soixante mille euros pour chacun des huit mille deux cents soixante dix employés de notre groupe "Whisky Placement".

    L’autre (Éberlué) : Tous ces chiffres me tournent la tête, pouvez vous me répéter la somme que toucherai chaque personne.

    Lui (Souriant) : Environ trois cents soixante mille euros.

    L’autre (Sortant sa calculette): Cela ferai…cela ferai…vingt quatre ans de salaire pour une personne qui gagne quinze mille euros par an ???

    Lui (Souverain) : Je ne saurais vous dire je n’ai pas fait ce genre de calcul.

    L’autre (Assommé) : C’est une mauvaise blague Monsieur Lièreseil, votre humour est bien connu mais là je pense que vous dépassez les bornes. Je comprends mieux que vous n’ayez pas souhaité la présence de mes collègues.

    Lui (Soudainement inquiet) : Non, non Monsieur Baulthi, tout ceci est très sérieux. Si j’ai souhaitais m’entretenir en tête à tête avec vous, le Président de la T.G.C.* c’est pour connaître votre sentiment sur notre idée et les conséquences qui pourraient découler de sa mise en application.

    L’autre : Les conséquences ?

    Lui : Oui, imaginons que les gens se mettent en grève ou en colère et cassent tout le matériel.

    L’autre (Dubitatif) : En grève…pourquoi  ?

    Lui : Je ne sais pas pour réclamer une indemnité rétroactive par exemple.

    L’autre (Souriant) : C’est bien des idées de capitaliste, ne vous inquiétez pas Monsieur Lièreseil je gèrerai. Et pour le matériel vous savez bien que nous protégeons toujours l’outil de travail.

    Lui (Détendu) : Bon me voici rassuré demain je convoque un C.E. groupe pour la semaine prochaine. J’ai votre parole Monsieur Baulthi, vous tiendrez vos troupes.

    L’autre (Rigolard) : Pas d’inquiétude Monsieur Lièreseil, annoncez et distribuez les stock-options je m’occupe du reste.

    Lui : Merci, merci.

    L’autre (Abattu) : Je cherchais le piège le voilà ! Je suppose que je dois aussi annoncer que votre offre n’est valable que pour 2008 ?

    Lui : Pas du tout à l’unanimité des actionnaires nous avons décidé qu’il en serait ainsi tous les ans.

     

    *Très Grande Centrale.

     

     

    Le 29 décembre 2008.

     

  • J'ai cru aux crues

    J’AI CRU AUX CRUES.

     

     

     

     

    J’ai cru aux crues abondantes

    J’ai cru aux décrues fertilisantes

    J’ai cru à toutes leurs sornettes

    J’ai cru bon de ne pas tirer la sonnette.

     

    J’ai bu des grands crus

    J’ai bu de l’eau des crues

    J’ai bu le vin avant la lie

    J’ai bu le calice jusqu’à l’hallali.

     

    J’ai perdu tout mon pognon

    J’ai perdu toutes mes illusions

    J’ai perdu ma mie qui l’eu cru.

    J’ai perdu, j’ai bu, je suis foutu.

     

    J’ai vendu mon château breton

    J’ai vendu ma Rolls d’occasion

    J’ai vendu mes fameux Picasson

    J’ai vendu les fourrures de Manon.

     

    J’ai vécu chez des cousins

    J’ai vécu reclus cistercien

    J’ai vécu près la belle Aurélien

    J’ai vécu nomade bédouin.

     

    J’ai revu le soleil se lever

    J’ai revu des enfants émerveillés

    J’ai revu le ciel étoilé

    J’ai revu mon sourire oublié.

     

    J’ai tendu le cou pour voir Orion

    J’ai tendu le doigt vers l’horizon

    J’ai tendu l’oreille à l’appel marin

    J’ai tendu la main à demain.

     

     

     

    Le 28 décembre 2008.

  • L'ombre

    Ma chère diversité !!

     

    L’OMBRE.

     

     

     

    Sorti de l’oubli existentiel

    Un grand oiseau cendré

    Déploie son ombre

    Sur les champs fertiles.

     

    Les paysans sont apeurés

    Ils l’avaient oublié, relégué

    Est-il revenu de lui-même ?

    Avons-nous commis une faute ?

     

    Ma jeunesse devenue souvenir

    Je le croyais mort ou annihilé,

    Dit l’un d’eux, pourquoi ressurgit il

    Au triomphe de mon âge adulte ?

     

    Protégeons nos enfants de son gel

    Qu’ils ne deviennent pas comme nous

    Des statues de sel, dureté friable

    Figés dans le vital élan primal.

     

    Le grand oiseau cendré

    Doucement a battu des ailes.

    Tous ont reconnu le Souffle,

    Alors ils ont baissé la tête.

     

    Sorti de l’oubli existentiel

    La Parole circule fluide,

    Exaspérante, déstabilisante

    Ravivant la Grande Question.

     

    Êtes-vous fils de l’ombre

    Ou prisonnier de l’ombre ?

     

    L’oiseau cendré vole vers l’Orient.

    Humains osez le chevaucher

    Si son ventre est dans les ténèbres

    Sa tête est auréolée de lumière.

     

     

    Le 28 décembre 2008.

     

  • Coeur de pierre

    Hélas il y en a beaucoup de par le monde.......

     

     

     

     

     

     

    CŒUR DE PIERRE.

     

     

     

    Mon rugueux cœur de pierre

    Pleure une rosée sanglante.

    Honte à toi mon fidèle zélateur

    Soutien énigmatique de ma haine.

     

    Pleurer sur quoi ?

    Mes yeux restent secs aux peurs,

    Aux cris d’effroi des humains,

    Passagers effarés de l’infini.

     

    Paillettes à mille faces,

    Quémandeurs hallucinés

    D’un espoir d’éternité,

    Ils s’édifient un avenir.

     

    Espérer est ce raisonnable ?

    La flèche retombe inexorablement.

    Aussi fort soit l’archer céleste,

    L’arc cosmique toujours échoue.

     

    Pourquoi construire ?

    Détruire est flamboyance.

    Je nie la matière et l’esprit,

    Expression de l’ultime arrogance

     

    Mon rugueux cœur de pierre

    Oublie l’interstice lumineux

    Ephémère raie de fausse vérité,

    Source de larmes d’illusion.

     

     

    Le 07 juillet 2008.

  • Mon territoire

    Pour mieux me connaître ........

     

    MON TERRITOIRE  III

     

     

    Mon territoire est immense.

    Peu en ont connaissance.

    Par mer calme

    Quelques uns ont abordé ses cotes

    Les plus courageux ont gravi ses dunes

    Mais qui connaît au-delà

    Ses vallées luxuriantes,

    Ses plaines odorantes

    Ses collines mordorées

    Ses fleuves apaisants ?

     

    Mon territoire est immense

    Peu en ont connaissance.

    Pas d’aventuriers

    Pour affronter ses mers déchaînées

    Pas d’alpinistes intrépides

    Pour franchir sa grande faille

    Pas de missionnaires visionnaires

    Pour percer son Grand Mystère

     

    Mon territoire est immense

    Peu en ont connaissance.

    Je te tends la main

    Oseras tu la prendre ?

    Me suivras tu au loin ?

    Viens abandonne ta Raison,

    Je t’emporte là où règne

    Sa Folie

     

    Mon territoire est immense

    Peu en ont connaissance.

    Laissons les hommes camisolés,

    Mettons nous en route sans crainte

    La Lumineuse nous embellira

    Rejoignons le théâtre infini,

    Ombre et lumière s’y fracasse,

    Nous y jouerons sans masque.

    Symphonie cocasse,

    Geyser de Liberté.

     

    Mon territoire est immense

    Peu en ont connaissance

    En sa Folie

    Fleurie la merveilleuse démence

    Immémoriale jouvence.

    En sa Folie

    Jaillie la source tumultueuse

    Des mots inconnus.

    En sa Folie

    Explose la lumière

    Des idées insensées.

    En sa Folie

    Sont tapis les Ténèbres,

    Maîtres de nos ombres.

     

     

    Mon territoire est immense

    Peu en ont connaissance

    Promeneur insouciant

    Marche sur ses rivages.

    Toi bardé de certitudes

    Passe ton chemin.

    Chercheur désenchaîné

    Ose affronter l’inconnu

    Vient en ma Folie

    Là où tout est possible.

    Je t’attends.

     

     

    Mai 2007

    MON TERRITOIRE  V

     

     

    Mon territoire est jade et cristal

    Tourbières et salines

    Masques et ritournelles

    Feu émasculé et glace sidérale

    Jaillissement péremptoire

    Curiosité archéologique

     

    Un cri muet le parcours

    Sérénité improbable

    D’une longue agonie.

    Méticuleuse endormie

    Que nos pas flottants

    Amusent en cet instant

     

    Un éclat de rire déchire

    Son manteau pesant,

    Force irrésistible

    D’où jaillit le magma

    En de silencieux jets

    De pur diamant

     

    Mon territoire pétrifié et mouvant

    Je le parcours fébrilement

    Où sont tes cosmos ?

    Où sont tes putréfactions,

    Où sont tes malentendus ?

    Je tremble, j’ai compris.

     

    Mai 2007

    MON TERRITOIRE  VI

     

     

     

     

    Mon territoire,

    Fugace étincelle

    Dans les ténèbres.

    Fragrance fugitive

    De l’olfactif cosmos.

     

    Mon territoire,

    Vaste vasque

    Où l’Univers

    Impassible

    Ce mire.

     

    Mon territoire,

    Athanor glacé

    Quel soleil rouge

    Embrasera ta beauté

    Espérée ?

     

    Mon territoire,

    En tes profondeurs

    Sommeille, violente

    Et douce

    La perle d’Amour.

     

    Mon territoire,

    Lâche prise,

    Laisse le laboureur

    Creuser le sillon

    De ton éveil.

     

    Mai 2007

     

     

     

     

  • Clair obscur.

    La diversité, toujours la diversité !!

     

    CLAIR OBSCUR

     

    Genèse noire :

    La certitude des profondeurs,

    Genèse soleil :

    L’incertitude des grands vents.

     

    Clair-obscur, ambigu création.

    Connaissance des ténèbres,

    Aperçu des grands vents,

    Affres de la finitude.

     

    Le pinceau brisé

    La palette est muette.

    Tableau libre

    En sa prison

     

    Clarté obscure

    Obscur miroir

    Limites invisibles,

    Comment s’échapper ?

     

    Transcende le clair-obscur

    Cherche la couleur originelle,

    Oublie l’arc-en-ciel.

    Ose la Pure Lumière.

     

    26/07/2007.

     

  • Amitié.

     

    AMITIÉ

     

    En de claires profondeurs elle puise une présence lumineuse, attractive.

    La noria déverse l’eau qui apaise la soif, lave les yeux et le cœur.

    Jaillissement qu’aucune nuit ne peux interrompre.

    Chaque union avec la terre recrée la germination initiale.

     

    ***********************

     

    Inexplicable connection,

    Soudaine passion.

    Confluence des sources,

    Commune course.

    Gouttes du fleuve.

    Se battre en la multitude,

    Éprouvante épreuve,

    Préserver la certitude

    D’une absolu présence

    Lors de l’absence.

    Ne ris pas silence.

    Pauvre médisance,

    Ombre passante

    Sur notre constance.

     

    Île de Groix le 19/08/2007

     

    ***********************

     

     

     

    Deux feux éloignés

    Par le souffle aidé

    Mêlent leur fumée

    Colonne de fraternité.

     

    ***********************

     

    Deux étincelles

    Se rencontrent

    Jaillie une flamme.

    Comment aller contre ?

     

    ***********************

     

    Deux éphémères unissent

    Leurs battements d’ailes

    Alors le temps se tisse

    Un firmament d’éternité.

     

    ***********************

     

    Deux éphémères

    Baiser du divin

    Oublient le malin.

    Éternité mère.

     

    TGV Lorient Paris le 19/08/2007.

     

    ***********************

     

     

    Éloge aux amis proches.

     

    De notre source nous avons jailli

    Petites gouttelettes du ru

    Nous nous sommes serrés dru,

    Surtout rester unies pour la vie.

     

    Pierres et remous ont fait le tri

    Nous étions peu d’amies

    Arrivées au ruisseau joli

    Qui nous a ouvert son lit.

     

    Puis vint le fleuve et la mer.

    Enfin la grande liberté; amère

    Car tout près l’incertitude :

    L’immense et glaciale solitude.

     

    Pris dans le cycle éternel

    Nous sommes, les pleurs du ciel,

    Pluie, grêle, neige et rosée

    Salvatrice ou dévastatrice.

     

    Le 27 mars 2008.