16.03.2009
Epitaphes.
ÉPITAPHES
Ci-gît de l’énergie
Prête pour le tri
Avant le retour en synergie.
Tant que vous me garderez
Dans votre cœur je vivrais.
Ci-gît un éphémère assemblage
Sans souffle ni esprit.
Une perle de rosée
Roule sur une feuille
J’abaisse mes paupières
C’est déjà fini.
Mort j’ai encore le mors
Aux dents, la nuit je mords
Sans remords le fantôme
De Jim Morrison.
Vous avez reçu le plus beau
Des cadeaux. N’attendez pas
La mort pour vous en apercevoir.
J’te parle, réponds !
J’ai freiné à mort
Impossible d’éviter
La grande horloge.
Vivez !
Perruque et faux nez
Enfin nu !
Poussière tu étais,
Poussière tu redeviendras
Et la femme de ménage passera.
Roux je sentais déjà le brûlé,
J’aurais du me douter de la fin.
Je ne me suis pas méfié
En venant au rendez-vous,
J’ai pris un aller et retour.
Enlève moi ça,
Ça me tient chaud.
Ombre, lumière,
Ombre, lumière,
Ombre, lumière…………..
Je n’avais pas de chaussures en arrivant
Comment m’a-t-elle entendu ?
Heureusement que j’ai ri entre les deux.
Linéaire ou circulaire c’est le grand mystère.
Ai-je la réponse ?
Jeune je voulais mourir à 40 ans.
Je m’en suis souvenu à 60 ans
J’ai dit je verrais à 80 ans.
J’ai eu 80 ans, j’avais perdu la mémoire.
Entrée, plat et désert.
Épitaphe, épitaphe !
Est-ce que j’ai une tête d’épitaphe ?
Restez où vous êtes il n’y a rien d’intéressant où je suis.
Si vous avez peur du noir trouvez une autre solution.
11:32 Publié dans littérature, poésie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : poésie, poème



Commentaires
Ces vers ont un faux air de Vincent Rocca. De la belle ouvrage!
Bises
Hugo
Ecrit par : Hugo | 16.03.2009
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