23.05.2009

La source

LA SOURCE.

 

 

 

À Hugo.

 

 

Au cœur de mon automne

j’ai découvert au plus profond

de la forêt anonyme,

discrète et souriante,

une source fraîche et vive.

Elle s’écoule en chantant :

je suis le bel été.

 

Sa vois cristalline et pure

m’incite à la pause,

aux songes paisibles.

Ma soif inextinguible d’absolu

y trouvera-t-elle l’apaisement ?

 

Puisse le bel été chanter

sans se tarir.

 

Je bois avidement ses perles

de bonté et de douceur,

mon sable ébloui crie au miracle

les ondées sont si rares en mes contrées.

Demain je sais que mon désert

verra éclore le vert de l’espoir.

 

Puisse le bel été chanter

sans se tarir.

 

À sa jeunesse

j’y lave patiemment mon visage

ride par ride pour effacer

le temps mauvais

et tracer la nouvelle voie.

 

Reflet fugitif d’un visage d’enfant

qu’un souffle furtif efface.

Eau source de vie,

purificatrice des cœurs amers.

 

Puisse le bel été chanter

sans se tarir.

 

 

Le 23 mai 2009.

Commentaires

Puisse le bel été chanter sans se tarir? Je lis bien là ton intime inquiétude, ce sursaut constant de l'être qui avance. Mais c'est la recherche de l'autre source d'eau vive, après la nécessaire sécheresse, qui permet de rechanter, non? N'est-ce pas ça la poursuite du temps? Celle de la marche constante vers la source intérieure de renaissance?
Merci Jean de ce beau poème, me le voir dédié est un grand honneur!

Ecrit par : Hugo Billard | 23.05.2009

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