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  • La source. V2.

    Tentative d'amélioration d'un texte récent............

     

    LA SOURCE.

     

     

    À Hugo.

     

     

    Au creux de mon automne

    j’ai découvert au plus profond

    de l’inextricable forêt,

    discrète et frémissante,

    une source fraîche et vive.

    Elle jaillit en chantant :

    je suis le bel été.

     

    Sa voix cristalline et douce

    m’incite à la pause,

    aux songes paisibles.

    Ma soif inextinguible d’absolu

    y trouvera-t-elle l’apaisement ?

     

    Puisse le bel été chanter

    sans se tarir.

     

    À sa jeunesse

    je lave patiemment mon visage

    ride par ride pour effacer

    les temps mauvais,

    en un rêve de clair regard.

     

    Reflet fugitif d’un visage d’enfant.

    Sourire solaire de l’absolu.

    Résurgence inattendue, purificatrice

    de mon cœur amer,

    qu’un souffle furtif efface.

     

    Puisse le bel été chanter

    sans se tarir.

     

    Je bois avidement son eau

    riche de bonté et d’amour.

    Mon sable ébloui crie au miracle,

    les ondées sont si rares.

    Demain je sais que mon désert

    verra éclore la petite fleur.

     

    Puisse le bel été chanter

    sans se tarir.

     

     

    Le 27 mai 2009.

     

  • Mon bel oiseau.

    MON BEL OISEAU.

     

     

     

     

    Pourquoi t’es-tu jetée par la fenêtre,

    Mon bel oiseau, ma colombe?

    Près de toi j’ai pris mon envol,

    Aujourd’hui seul je plane

     

    Pourquoi t’es-tu jetée par la fenêtre,

    Ma pigeonne, ma tourterelle ?

    Nous roucoulions collés, tu plonges.

    Je coule misérable cormoran crucifié.

     

    Pourquoi t’es-tu jetée par la fenêtre

    Mon rouge-gorge, mon rossignol ?

    Tu étais mes ailes, mon azur

    Me voici un pauvre pède bipède

     

    Pourquoi t’es-tu jetée par la fenêtre,

    Ma chouette, ma mouette ?

    Tu as eu du ver sans revers, ni envers.

    Pourquoi ta marée est si lointaine ?

     

    Pourquoi t’es-tu jetée par la fenêtre,

    Ma grue, ma cocotte ?

    Tu distribué du bonheur bonifié

    J’étais simplement ravi et renfloué.

     

    Pourquoi t’es-tu jetée par la fenêtre,

    Ma chenille, mon papillon

    J’avais l’amour caustique et la trique

    Facile, pourtant tu aimais ma raideur.

     

    Pourquoi t’es-tu jetée par la fenêtre,

    Mon bel oiseau, ma colombe ?

    Tu croyais volais de tes propres ailes

    Mon bel oiseau aux semelles de plomb.

     

     

    Le 10 décembre 2008.

  • Parfois.

    PARFOIS.

     

     

     

     

     

    Parfois je rêve

    De plomb mon cœur l’enrober

    De céciter mes yeux

    De surditer mes oreilles

    De plonger dans le puit noir

    De l’amnésie facile

    De descendre, descendre

    De traverser la réalité

    De retrouver les miens

    De ne plus avoir peur

    De ne plus désespérer

    De sourire simplement

    De vivre sans haine

    De prier sans religion

    De tribu sans ethnie

    De sagesse sans guru

    De paix sans calumet

     

    Parfois je regrette

    De mon pays le lointain.

     

     

    Le 17 janvier 2009.

  • Constat.

    CONSTAT.

     

     

     

     

     

     

     

    Longtemps j’ai cru que

    J’étais analphabète

    En réalité j’étais aveugle.

     

     

    Juillet 2003

  • Alcoolique.

    ALCOOLIQUE.

     

     

     

    Le risque, quel risque ?

    Un tonic classique c’est chic

    Avec des impudiques angéliques,

    Trois verres sympathiques où est le hic ?

     

    Le soir chez Patrick c’est les tropiques

    On perce la barrique, pas de panique

    Exit les nanas-boutiques chiatiques

    Vive les potes drolatiques et caloriques.

     

    Virilité véridique des rites tauromachiques

    Hymnes aux alambics, commun culte bachique.

    Energique et fantastique vie mosaïque

    Pleine d’amitiés cosmiques et océaniques.

     

    Non aux moustiques monastiques et ascétiques

    Nous voulons de l’authentique pas du symbolique,

    De l’homme pantagruélique magnifique

    Pour une vie lubrique frénétique et sismique.

     

    Puis, est-ce génétique ou épidémique ?

    Ce ne fut plus épisodique mais atlantique.

    J’était adogmatique je devins fanatique

    Nos beuveries ludiques tournent au tragique.

     

    Je me croyais atypique j’étais pathétique

    Ma mère abdique, mon père critique

    Ma vie n’est plus tellurique mais erratique

    Je me croyais lyrique j’étais anecdotique.

     

    Adieu mes amis bucoliques d’Armorique

    Place aux rustres rustiques et caustiques.

    Que du phallique, nul comique épique

    Au royaume des éthyliques cyniques.

     

    Bon vivant tonique et dynamique

    Devenu, triste alcoolique fantomatique,

    Un clown blanc hépatique, étriqué sans éthique.

    Pareil à une bernique sans rocher romantique,

     

    Je psalmodie chaotique des cantiques antiques

    Contre l’alcool tyrannique et diabolique.

    Je multiplie les serments bibliques homériques,

    Désespérée ma foi messianique mystique abdique.

     

     

    Alors antinomique j’implore impudique l’illogique

    Hélas les signes astrologiques sont maléfiques,

    Les dieux païens ne règnent plus despotiques,

    Les rituels sacrés bouddhiques restent atoniques

     

    Les suppliques aux reliques font polémique,

    Les pratiques sataniques, ridicules mimiques,

    Ne sont que tentatives obliques et sadiques.

    Toutes pratiques énigmatiques sans effet magique.

     

    Épave cadavérique j’attends nostalgique

    Le moment fatidique avec panique.

    L’épopée idyllique s’achève sans musique,

    Demain la suite dans la rubrique nécrologique.

     

     

     

    Décembre 2007

  • J'ai cru aux crues.

    J’AI CRU AUX CRUES.

     

     

     

     

    J’ai cru aux crues abondantes

    J’ai cru aux décrues fertilisantes

    J’ai cru à toutes leurs sornettes

    J’ai cru bon de ne pas tirer la sonnette.

     

    J’ai bu des grands crus

    J’ai bu de l’eau des crues

    J’ai bu le vin avant la lie

    J’ai bu le calice jusqu’à l’hallali.

     

    J’ai perdu tout mon pognon

    J’ai perdu toutes mes illusions

    J’ai perdu ma mie qui l’eu cru.

    J’ai perdu, j’ai bu, je suis foutu.

     

    J’ai vendu mon château breton

    J’ai vendu ma Rolls d’occasion

    J’ai vendu mes fameux Picasson

    J’ai vendu les fourrures de Manon.

     

    J’ai vécu chez des cousins

    J’ai vécu reclus cistercien

    J’ai vécu près la belle Aurélien

    J’ai vécu nomade bédouin.

     

    J’ai revu le soleil se lever

    J’ai revu des enfants émerveillés

    J’ai revu le ciel étoilé

    J’ai revu mon sourire oublié.

     

    J’ai tendu le cou pour voir Orion

    J’ai tendu le doigt vers l’horizon

    J’ai tendu l’oreille à l’appel marin

    J’ai tendu la main à demain.

     

     

     

    Le 28 décembre 2008.

  • Cardiaque insomniaque.

    Le bluesman solitaire à encore frappé. Sa vie amoureuse est difficile pourtant il est normal ...............

    Eclaircissez vous la voix et chantez.

     

    CARDIAQUE INSOMNIAQUE.

     

     

     

     

    Fragile mon cœur cesse de battre

    ma princesse, ma baby

    n’est pas dans le lit.

    Sûr que j’l’ai vu à minuit

     

    Un billet sur la table :

    j’me casse connard

    t’es qu’un lézard

    une merde du hasard.

     

    Oooooooh maman !

    J’ai le blues

    du cardiaque insomniaque

    qui boit pour tuer la nuit

     

    Fragile mon cœur cesse de battre

    l’armoire est vide,

    plus de petites robes sexy

    plus de jeans moulants.

     

    Je tombe à genoux

    reste ses escarpins rouge

    je les serre sur mon cœur

    tout en pleurs

     

    Oooooooh maman !

    J’ai le blues

    du cardiaque insomniaque

    qui boit pour tuer la nuit

     

    Fragile mon cœur cesse de battre,

    pourquoi est-elle partie sans au revoir ?

    Je suis sorti comme tous les soirs et

    j’n’ai pas bu plus que le gros Joe.

     

    Les copains sont comme moi

    des cœurs fragiles à consoler,

    des incompris du grand tourment

    abandonnés au désespoir du comptoir.

     

    Oooooooh maman !

    J’ai le blues

    du cardiaque insomniaque

    qui boit pour tuer la nuit

     

    Fragile mon cœur cesse de battre.

    Demain sur ma fidèle Harley

    je vais foncer en hurlant

    sans ralentir au carrefour.

     

    Le trente cinq tonnes attendu

    sera peut être au rendez-vous ?

    Sinon avec le gros Joe

    Nous irons au bistro !

     

    Oooooooh maman !

    J’ai le blues

    du cardiaque insomniaque

    qui boit pour tuer la nuit.

     

     

    Le 23 mai 2009.

     

  • La source

    LA SOURCE.

     

     

     

    À Hugo.

     

     

    Au cœur de mon automne

    j’ai découvert au plus profond

    de la forêt anonyme,

    discrète et souriante,

    une source fraîche et vive.

    Elle s’écoule en chantant :

    je suis le bel été.

     

    Sa vois cristalline et pure

    m’incite à la pause,

    aux songes paisibles.

    Ma soif inextinguible d’absolu

    y trouvera-t-elle l’apaisement ?

     

    Puisse le bel été chanter

    sans se tarir.

     

    Je bois avidement ses perles

    de bonté et de douceur,

    mon sable ébloui crie au miracle

    les ondées sont si rares en mes contrées.

    Demain je sais que mon désert

    verra éclore le vert de l’espoir.

     

    Puisse le bel été chanter

    sans se tarir.

     

    À sa jeunesse

    j’y lave patiemment mon visage

    ride par ride pour effacer

    le temps mauvais

    et tracer la nouvelle voie.

     

    Reflet fugitif d’un visage d’enfant

    qu’un souffle furtif efface.

    Eau source de vie,

    purificatrice des cœurs amers.

     

    Puisse le bel été chanter

    sans se tarir.

     

     

    Le 23 mai 2009.