27.05.2009

La source. V2.

Tentative d'amélioration d'un texte récent............

 

LA SOURCE.

 

 

À Hugo.

 

 

Au creux de mon automne

j’ai découvert au plus profond

de l’inextricable forêt,

discrète et frémissante,

une source fraîche et vive.

Elle jaillit en chantant :

je suis le bel été.

 

Sa voix cristalline et douce

m’incite à la pause,

aux songes paisibles.

Ma soif inextinguible d’absolu

y trouvera-t-elle l’apaisement ?

 

Puisse le bel été chanter

sans se tarir.

 

À sa jeunesse

je lave patiemment mon visage

ride par ride pour effacer

les temps mauvais,

en un rêve de clair regard.

 

Reflet fugitif d’un visage d’enfant.

Sourire solaire de l’absolu.

Résurgence inattendue, purificatrice

de mon cœur amer,

qu’un souffle furtif efface.

 

Puisse le bel été chanter

sans se tarir.

 

Je bois avidement son eau

riche de bonté et d’amour.

Mon sable ébloui crie au miracle,

les ondées sont si rares.

Demain je sais que mon désert

verra éclore la petite fleur.

 

Puisse le bel été chanter

sans se tarir.

 

 

Le 27 mai 2009.

 

25.05.2009

Mon bel oiseau.

MON BEL OISEAU.

 

 

 

 

Pourquoi t’es-tu jetée par la fenêtre,

Mon bel oiseau, ma colombe?

Près de toi j’ai pris mon envol,

Aujourd’hui seul je plane

 

Pourquoi t’es-tu jetée par la fenêtre,

Ma pigeonne, ma tourterelle ?

Nous roucoulions collés, tu plonges.

Je coule misérable cormoran crucifié.

 

Pourquoi t’es-tu jetée par la fenêtre

Mon rouge-gorge, mon rossignol ?

Tu étais mes ailes, mon azur

Me voici un pauvre pède bipède

 

Pourquoi t’es-tu jetée par la fenêtre,

Ma chouette, ma mouette ?

Tu as eu du ver sans revers, ni envers.

Pourquoi ta marée est si lointaine ?

 

Pourquoi t’es-tu jetée par la fenêtre,

Ma grue, ma cocotte ?

Tu distribué du bonheur bonifié

J’étais simplement ravi et renfloué.

 

Pourquoi t’es-tu jetée par la fenêtre,

Ma chenille, mon papillon

J’avais l’amour caustique et la trique

Facile, pourtant tu aimais ma raideur.

 

Pourquoi t’es-tu jetée par la fenêtre,

Mon bel oiseau, ma colombe ?

Tu croyais volais de tes propres ailes

Mon bel oiseau aux semelles de plomb.

 

 

Le 10 décembre 2008.

24.05.2009

Parfois.

PARFOIS.

 

 

 

 

 

Parfois je rêve

De plomb mon cœur l’enrober

De céciter mes yeux

De surditer mes oreilles

De plonger dans le puit noir

De l’amnésie facile

De descendre, descendre

De traverser la réalité

De retrouver les miens

De ne plus avoir peur

De ne plus désespérer

De sourire simplement

De vivre sans haine

De prier sans religion

De tribu sans ethnie

De sagesse sans guru

De paix sans calumet

 

Parfois je regrette

De mon pays le lointain.

 

 

Le 17 janvier 2009.

Constat.

CONSTAT.

 

 

 

 

 

 

 

Longtemps j’ai cru que

J’étais analphabète

En réalité j’étais aveugle.

 

 

Juillet 2003

Alcoolique.

ALCOOLIQUE.

 

 

 

Le risque, quel risque ?

Un tonic classique c’est chic

Avec des impudiques angéliques,

Trois verres sympathiques où est le hic ?

 

Le soir chez Patrick c’est les tropiques

On perce la barrique, pas de panique

Exit les nanas-boutiques chiatiques

Vive les potes drolatiques et caloriques.

 

Virilité véridique des rites tauromachiques

Hymnes aux alambics, commun culte bachique.

Energique et fantastique vie mosaïque

Pleine d’amitiés cosmiques et océaniques.

 

Non aux moustiques monastiques et ascétiques

Nous voulons de l’authentique pas du symbolique,

De l’homme pantagruélique magnifique

Pour une vie lubrique frénétique et sismique.

 

Puis, est-ce génétique ou épidémique ?

Ce ne fut plus épisodique mais atlantique.

J’était adogmatique je devins fanatique

Nos beuveries ludiques tournent au tragique.

 

Je me croyais atypique j’étais pathétique

Ma mère abdique, mon père critique

Ma vie n’est plus tellurique mais erratique

Je me croyais lyrique j’étais anecdotique.

 

Adieu mes amis bucoliques d’Armorique

Place aux rustres rustiques et caustiques.

Que du phallique, nul comique épique

Au royaume des éthyliques cyniques.

 

Bon vivant tonique et dynamique

Devenu, triste alcoolique fantomatique,

Un clown blanc hépatique, étriqué sans éthique.

Pareil à une bernique sans rocher romantique,

 

Je psalmodie chaotique des cantiques antiques

Contre l’alcool tyrannique et diabolique.

Je multiplie les serments bibliques homériques,

Désespérée ma foi messianique mystique abdique.

 

 

Alors antinomique j’implore impudique l’illogique

Hélas les signes astrologiques sont maléfiques,

Les dieux païens ne règnent plus despotiques,

Les rituels sacrés bouddhiques restent atoniques

 

Les suppliques aux reliques font polémique,

Les pratiques sataniques, ridicules mimiques,

Ne sont que tentatives obliques et sadiques.

Toutes pratiques énigmatiques sans effet magique.

 

Épave cadavérique j’attends nostalgique

Le moment fatidique avec panique.

L’épopée idyllique s’achève sans musique,

Demain la suite dans la rubrique nécrologique.

 

 

 

Décembre 2007

J'ai cru aux crues.

J’AI CRU AUX CRUES.

 

 

 

 

J’ai cru aux crues abondantes

J’ai cru aux décrues fertilisantes

J’ai cru à toutes leurs sornettes

J’ai cru bon de ne pas tirer la sonnette.

 

J’ai bu des grands crus

J’ai bu de l’eau des crues

J’ai bu le vin avant la lie

J’ai bu le calice jusqu’à l’hallali.

 

J’ai perdu tout mon pognon

J’ai perdu toutes mes illusions

J’ai perdu ma mie qui l’eu cru.

J’ai perdu, j’ai bu, je suis foutu.

 

J’ai vendu mon château breton

J’ai vendu ma Rolls d’occasion

J’ai vendu mes fameux Picasson

J’ai vendu les fourrures de Manon.

 

J’ai vécu chez des cousins

J’ai vécu reclus cistercien

J’ai vécu près la belle Aurélien

J’ai vécu nomade bédouin.

 

J’ai revu le soleil se lever

J’ai revu des enfants émerveillés

J’ai revu le ciel étoilé

J’ai revu mon sourire oublié.

 

J’ai tendu le cou pour voir Orion

J’ai tendu le doigt vers l’horizon

J’ai tendu l’oreille à l’appel marin

J’ai tendu la main à demain.

 

 

 

Le 28 décembre 2008.

23.05.2009

Cardiaque insomniaque.

Le bluesman solitaire à encore frappé. Sa vie amoureuse est difficile pourtant il est normal ...............

Eclaircissez vous la voix et chantez.

 

CARDIAQUE INSOMNIAQUE.

 

 

 

 

Fragile mon cœur cesse de battre

ma princesse, ma baby

n’est pas dans le lit.

Sûr que j’l’ai vu à minuit

 

Un billet sur la table :

j’me casse connard

t’es qu’un lézard

une merde du hasard.

 

Oooooooh maman !

J’ai le blues

du cardiaque insomniaque

qui boit pour tuer la nuit

 

Fragile mon cœur cesse de battre

l’armoire est vide,

plus de petites robes sexy

plus de jeans moulants.

 

Je tombe à genoux

reste ses escarpins rouge

je les serre sur mon cœur

tout en pleurs

 

Oooooooh maman !

J’ai le blues

du cardiaque insomniaque

qui boit pour tuer la nuit

 

Fragile mon cœur cesse de battre,

pourquoi est-elle partie sans au revoir ?

Je suis sorti comme tous les soirs et

j’n’ai pas bu plus que le gros Joe.

 

Les copains sont comme moi

des cœurs fragiles à consoler,

des incompris du grand tourment

abandonnés au désespoir du comptoir.

 

Oooooooh maman !

J’ai le blues

du cardiaque insomniaque

qui boit pour tuer la nuit

 

Fragile mon cœur cesse de battre.

Demain sur ma fidèle Harley

je vais foncer en hurlant

sans ralentir au carrefour.

 

Le trente cinq tonnes attendu

sera peut être au rendez-vous ?

Sinon avec le gros Joe

Nous irons au bistro !

 

Oooooooh maman !

J’ai le blues

du cardiaque insomniaque

qui boit pour tuer la nuit.

 

 

Le 23 mai 2009.

 

La source

LA SOURCE.

 

 

 

À Hugo.

 

 

Au cœur de mon automne

j’ai découvert au plus profond

de la forêt anonyme,

discrète et souriante,

une source fraîche et vive.

Elle s’écoule en chantant :

je suis le bel été.

 

Sa vois cristalline et pure

m’incite à la pause,

aux songes paisibles.

Ma soif inextinguible d’absolu

y trouvera-t-elle l’apaisement ?

 

Puisse le bel été chanter

sans se tarir.

 

Je bois avidement ses perles

de bonté et de douceur,

mon sable ébloui crie au miracle

les ondées sont si rares en mes contrées.

Demain je sais que mon désert

verra éclore le vert de l’espoir.

 

Puisse le bel été chanter

sans se tarir.

 

À sa jeunesse

j’y lave patiemment mon visage

ride par ride pour effacer

le temps mauvais

et tracer la nouvelle voie.

 

Reflet fugitif d’un visage d’enfant

qu’un souffle furtif efface.

Eau source de vie,

purificatrice des cœurs amers.

 

Puisse le bel été chanter

sans se tarir.

 

 

Le 23 mai 2009.

16.05.2009

Cactus.

CACTUS.

 

 

 

 

 

Cette nuit un cactus

a pris vie dans mon oreille gauche.

À l’aube je ne suis pas surpris

j’attendais ce signal depuis le premier cri.

Le sac aux illusions m’attend bouche bée,

je sais qu’il est plein, mon dos fourbu soupire.

Le temps du départ est venu me susurre Oubli.

Il va falloir me résigner à remettre mes vieux souliers

remisés depuis des millénaires.

Dans un long gémissement le cuir se réveille

pour de nouvelles épousailles.

J’enfile le costume d’épouvantail plié, repassé

il s’étire en un long bâillement.

Aura-t-il peur ? murmure t-il.

Encapuchonné dans mon corps de bure

je suis silencieux, vide d’adieu.

Je brise la chaîne du portail secret édifié pierre à pierre

par la castration et le néant.

Le premier roncier m’offre une couronne d’épines

j’en ceins mon front, quelques gouttes de sang

scintillent fièrement.

Un tunnel de végétation m’offre l’obscurité,

pourquoi ne s’est il jamais obstrué ?

Suis je à l’abri des quolibets, des bastonnades

ou de la lumière ?

Saurais je jamais de quels gènes l’on me protége ?

Alourdi de mes réflexions je progresse lentement.

Peur me conseille le retour,

Rencontre ne lâche pas ma main.

Courbé pour ne pas être défigurés par les hachoirs

de mémoire, j’oublie.

Il me faut plusieurs pas pour découvrir

que j’ai quitté le tunnel.

Prudemment je me redresse je suis dans une grotte !

Une légère clarté émane des parois me permettant

de distinguer une multitude de miroirs géants.

Où suis-je ? Je n’ose plus bouger.

Je ne me suis pas rendu compte que je descendais.

Traversé par les ondes souterraines mon corps frémi d’effroi.

Le monde d’Hadès vibre lointain et proche à la fois.

Rencontre me sollicite, j’avance jusqu’au premier miroir.

Un long cri silencieux explose en moi.

Mon image est totalement disloquée,

Je ne suis plus qu’un assemblage d’éclats.

Mosaïque composée par un démon ou un dieu?

Je fuis,

une main de géant m’immobilise devant un second miroir.

Vite je ferme les yeux, le noir me va bien.

Une force intérieure ranime mes anxiétés.

Cette fois ci je suis énorme, bouffi.

De mes narines régulièrement sortent,

comme des bulles de BD, des odeurs fétides de moije.

Libéré je me retourne rapidement et

Me trouve face à mon corps squelettique.

Raide comme la faim de l’ascète,

orgueilleux comme le pétrole de la lampe.

Je tuerais le créateur de faux frères me dis je.

Qui me présentera le miroir de la Vérité ?

 

 

Le 14 mai 2009.

15.05.2009

Plus de porte de sortie

PLUS DE PORTE DE SORTIE.

 

 

 

 

 

Plus de porte de sortie.

 

Les zèbres ont abandonné

le costume rayé, drôle !

 

Les girafes se repeignent

en orange, révolutionnaire !

 

Les crocos claquent des dents

le marigot est froid, bizarre !

 

Les lions se coiffent la crinière

avec la raie à gauche, surprenant !

 

Les éléphants font une cure

de rajeunissement, bidonnant !

 

Les vipères ne sifflent plus au

dessus de nos têtes, extraordinaire !

 

Les renards désertent les poulaillers

pour le désert, temporaire !

 

Les buffles ne se parent plus

Qui va les défendre, désillusion !

 

L’aigle souverain a défié le soleil

il a perdu la vue, crépusculaire !

 

Les humains amassent, amassent

pour gonfler leur ego, explosif !

 

Plus de porte de sortie.

 

 

Le 14 mai 2009.

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