27.06.2009

La voix du silence.

 

 

 

 

Funeste exil dithyrambique.

Se croire maître du jeu,

Aveuglement perfide et fratricide

En un fracas incohérent

 

Effervescence dissonante d’absolues vérités.

Stériles, puériles cacophonies monogames.

Ruts puissants de l’impuissance,

Anesthésiant masquant nos maux.

 

Incontinent zélateur du masque

Au cœur orné d’humaine éternité,

Talisman fébrile et factice des

Certitudes d’imputrescible avenir.

 

S’enivrer des vapeurs suaves de

L’infaillibilité déstructurante

Du flot suzerain.

Ne plus s’appartenir, obéir.

 

Fuir, s’enfouir, mentir,

Briser le miroir péremptoire.

Narcissique folie éolienne,

Négation du cercle flamboyant.

 

Incantations aux crues bénéfiques,

Arrivée des crues dévastatrices.

Fleuve de boue noire,

Conscience violée, voilée.

 

Les larmes dormantes sourdent.

Porteuses de verticalité.

En ce temps là

Le rocher était menhir

 

Pourquoi ai-je pleuré ?

Résurgence esclavagiste

D’une mine abandonnée,

Ou source de pur cristal ?

 

Oser le reflet,

Délier le bouillonnement,

Fermer les yeux et

Lire le cœur épars.

Foudre silencieusement fertile,

Apaisement incertain du tonnerre.

La grande cataracte expire,

J’ai peur de l’avant.

 

Confrontation titanesque

En une esquisse de réconciliation.

Janus enfin dédoublé.

Incompatibles reflets ?

 

Gémellité des sentiments,

Inespéré compromis salutaire.

La caverne s’éclaire, je suis là

Baigné d’anxieux silence

 

Source de pur cristal,

Ambroisie cosmique,

Donne à mon cœur

La Lumière du premier jour.

 

Larmes de blanche rosée,

Sésame d’une forteresse oubliée.

En son coeur repose

Le Verbe apaisé.

 

 

 

13 août 2007

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