28.06.2009
Le dernier tango.
LE DERNIER TANGO.
Sur la terrasse, allongé sur un matelas blanc,
Je laisse le soleil me grignoter tendrement.
La musique d’Astor Piazzolla, langoureusement,
Caresse mes songes lunaires et évanescents.
De la maison un nouvel appel enjoué me sollicite.
Se sustenter ! Proposition triviale, inutile trêve.
Revenir au contingent, respecter l’accord tacite.
Tout en lenteur je m’extirpe de mes rêves.
Debout les bras en croix je me défroisse, silencieux.
Derviche je suis kaléidoscope d’ombre et de lumière
Le soleil complice clos et étoile mes yeux.
Les jeux sont faits, il faut suivre la traversière.
Etourdis, j’ai le sentiment d’une présence.
Svelte et souple profitant de ma confusion
Mon ombre m’a enlacé sans troubler le silence
Surpris je la repousse, inutile gesticulation.
Elle sourit et m’entraîne en un tango fusion
Je suis léger, je m’abandonne ému
Jamais je n’ai dansé avec autant de passion
Je suis ici et ailleurs, pleinement détendu.
Sur la terrasse une robe blanche me cherche.
Incognito, fondues dans l’ombre des pierres
Deux orphelines s’étreignent puis s’éloignent.
Un zéphyr discret chasse la poussière.
Le 24 octobre 2008.
09:41 Publié dans littérature, poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, poème



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