25.07.2009

Le puits

LE PUITS.

 

 

 

 

La poulie renâcle et couine

le grand puits est si profond.

Le seau déverse l’odorant purin

bile des monstres souterrains.

La porte se ferme en grinçant,

le vent griffe les volets.

La chair cherche un squelette

dans les méandres du temps,

pourquoi nous sommes nous

condamnés à

vivre dans le souffle des vents ?

Le coq a perdu la tête

décapité par les morts.

Désorientée la bulle éclate

sans laisser de trace.

Fragiles comme l’éternité

souveraine

les lampyres fuient dans l’espace

la prégnante origine.

Les mots, vomissures des ténèbres,

souillent les lèvres des momies,

il faudra réapprendre l’aurore.

Des salves d’or ont fusillé

les fragiles fleurs,

les hommes mastiquent du khat

en s’amusant de leur agonie.

Jour après jour ils remplissent

leur faille purulente

de baumes argentés,

d’onguents de leurres,

confondants aurore et servilité.

Fuir l’esclavage de la fausse liberté,

vomir les poisons goulûment avalés,

derrière le mur de soie découvrir

la transparente incandescence.

Utiliser la pourriture de la plaie

pour fertiliser son appétit

et dans un spasme titanesque

vomir les vipères rouges et

les vouivres laiteuses, alors voir

dans la béance jaillir les sources.

Pleurer en laissant se clore la nuit

comme s’ouvre le long tunnel.

Parcourir le désert du centre

plein de facétieux assassins qui

vantent le facile abandon du cercle,

pour étreindre, loin de l’orage,

le bonheur illimité à 29 euros 90.

Le coq de la Rolex chante.

De pauvres hères irréalistes,

plein d’ascendants cyclones

ouvrent leur mémoire pour

tenter de détruire ce fallacieux

rempart de sable, qui aveugle

les fenêtres du firmament.

J’ai frémis en côtoyant le précipice

de mes bons sentiments.

L’edelweiss m’a dis :

bonimenteur du passé, aboyeur du futur,

vis dans le présent.

Mon cœur calciné cherche

le moindre souffle pour apaiser

la tristesse du violoncelle.

J’erre perdu dans ma ville,

au pied des lampadaires flétris,

dans la douleur de la lumière

artificielle,

je poignarde des ombres.

Illusoire béatitude du meurtrier

en recherche de sainteté

un bouquet de fragrances en main.

Illuminé j’éructe pour récupérer mes

fragments d’illusions éparpillés

dans le cosmos nourricier, où

elles recherchent éperdues leur place

dans le puzzle du jeu de la Vérité.

Sonore expression de la réalité

la poulie renâcle et couine

l’étoile s’est noyée dans le puits

clame t-elle il n’y aura plus de réponse.

Le sablier s’est bouché

le temps ne s’écoule plus

seul le cri de la Passion résonne

sans fin et sans raison.

L’Univers entier vibre de

la rage de mourir, le big crunch

initie ses premiers pas,

vers le toboggan du retour

à l’éternelle renaissance.

Seul, hors du temps,

l’as de pique s’habille, enfile

un brassard de deuil et

se dirige lentement

en direction du cimetière.

À la porte muet d’effroi

Il découvre le grand puits sans fin.

Terreur statufiée il comprend :

Il n’y a plus d’au-delà !

 

 

Le 28 avril 2009.

Le noeud gordien.

LE NOEUD GORDIEN.

 

 

 

 

Il faut trancher

Le nœud gordien

De serpents malsains.

 

Dénouer à jamais

Les liens noirs

De nos mémoires.

 

Briser sans pitié

La lourde chaîne

Des vieux gènes.

 

Douce utopie

Baume illusoire

Sur mon désespoir.

 

Le 19 janvier 2009.

24.07.2009

Le diablotin.

LE DIABLOTIN.

 

 

 

 

Ce matin nu, ému j’ai vaincu

Un diablotin tout de noir vêtu.

Cette nuit il m’a harcelé sans trêve

Pour me voler tous mes rêves.

 

Crucifix entre les yeux tu ne bouges.

Bizarre tu n’as pas de cape rouge

Ton père est il vraiment Lucifer ?

J’en doute tu ne sens pas l’enfer.

 

Parles sinon tu iras au paradis.

Pitié je ne veux pas être maudit

Je suis le petit fils de Satan

Mon jeu luciférien était innocent.

 

Si je n’ai pas ma cape rouge sang

Je vous l’avoue dans l’instant

C’est mon père l’affreux Lucifer

Qui l’a donné à Lilith la calorifère

 

Tu sens trop bon pour être honnête.

En cachette j’use de la savonnette

Ne le dites surtout pas au Malin

Demain il me roule dans le purin.

 

Je suis trop gentil pour un petit diable

Mon père tous les jours imperturbable

Me le reproche, jamais je ne te confierais

Un Univers avec des hommes à angoisser.

 

Que fais tu avec les rêves des humains ?

J’ai honte de le dire mon cousin germain

Mais j’y trouve plus d’idées maléfiques

Qu’aux cours de Belzébuth l’Inique

 

Finalement, à son grand regret, sur Terre

J’ai trouvé une formation vraiment délétère

Vos cerveaux sont une source intarissable

De pensées visqueuses et méprisables.

 

Bientôt je serai fourbe, puant et sale

Papa me rendra ma cape de Chevalier du Mal

Je cracherai des vipères gluantes et pourpres

Mes crimes n’auront d’égales que les vôtres.

 

Le crucifix m’en est tombé des mains.

Il a disparu dans un bruissement de satin.

Le Diable va devenir notre égal en cruauté

Terrassé, terrifié j’en aurais presque prié.

 

 

Le 11 avril 2009.

La voix du silence.

LA VOIX DU SILENCE.

 

 

 

 

Funeste exil dithyrambique.

Se croire maître du jeu,

Aveuglement perfide et fratricide

En un fracas incohérent

 

Effervescence dissonante d’absolues vérités.

Stériles, puériles cacophonies monogames.

Ruts puissants de l’impuissance,

Anesthésiant masquant nos maux.

 

Incontinent zélateur du masque

Au cœur orné d’humaine éternité,

Talisman fébrile et factice des

Certitudes d’imputrescible avenir.

 

S’enivrer des vapeurs suaves de

L’infaillibilité déstructurante

Du flot suzerain.

Ne plus s’appartenir, obéir.

 

Fuir, s’enfouir, mentir,

Briser le miroir péremptoire.

Narcissique folie éolienne,

Négation du cercle flamboyant.

 

Incantations aux crues bénéfiques,

Arrivée des crues dévastatrices.

Fleuve de boue noire,

Conscience violée, voilée.

 

Les larmes dormantes sourdent.

Porteuses de verticalité.

En ce temps là

Le rocher était menhir

 

Pourquoi ai-je pleuré ?

Résurgence esclavagiste

D’une mine abandonnée,

Ou source de pur cristal ?

 

Oser le reflet,

Délier le bouillonnement,

Fermer les yeux et

Lire le cœur épars.

Foudre silencieusement fertile,

Apaisement incertain du tonnerre.

La grande cataracte expire,

J’ai peur de l’avant.

 

Confrontation titanesque

En une esquisse de réconciliation.

Janus enfin dédoublé.

Incompatibles reflets ?

 

Gémellité des sentiments,

Inespéré compromis salutaire.

La caverne s’éclaire, je suis là

Baigné d’anxieux silence

 

Source de pur cristal,

Ambroisie cosmique,

Donne à mon cœur

La Lumière du premier jour.

 

Larmes de blanche rosée,

Sésame d’une forteresse oubliée.

En son coeur repose

Le Verbe apaisé.

 

 

 

13 août 2007

18.07.2009

La crise économique.

LA CRISE ÉCONOMIQUE.

 

 

 

Pas de panique avec la crise économique.

Avenue Matignon pas de différence

Devant le Plaza, Rolls en permanence

Alors ne soyons pas pathétiques.

 

Pour mon chien chéri asthmatique

J’ai acheté un vison bien dense.

File d’attente, une vraie décadence

Oui ! Mais pour lui pas de synthétique.

 

Hier solde chez Dior c’était la panique

J’ai du bousculer la baronne de Rance

Pour approcher d’une petite robe garance

À dix mille euros tout s’explique.

 

Pour une Cartier des plus classiques

Deux mois de délai en permanence

J’ai du acheter Piaget quelle démence !

Mon Édouard va avoir sa tête en italique.

 

Évidemment il faut savoir gérer sa banque,

Pas comme tous ces rêveurs d’alternance

Qui dépensent leur SMIC avec inconséquence.

Ne doivent pas lire les pages saumon ces ploucs.

 

 

Le 28 novembre 2008.

La femme caméléon.

LA FEMME CAMÉLÉON.

 

 

 

 

Ah ! Qu’elle l’aimait son Léon

La femme caméléon.

Lorsqu’il joua du clairon,

Elle souffla à s’éclater les poumons.

Pour partager son amour du bourbon,

Elle but plus que raison.

 

Ah ! Qu’elle l’aimait son Léon

La femme caméléon.

Même aux cigares nauséabonds,

Elle pardonna les exhalaisons.

Il porta la culotte et le ceinturon,

Elle remis ses jupes et ses talons.

 

Ah ! Qu’elle l’aimait son Léon

La femme caméléon.

 

 

2003

La plaine.

LA PLAINE.

 

 

 

 

Devant mes yeux la plaine bucolique

Elle ondoie voluptueuse et désirable

Le ciel est clair, les mésanges pépient

La terre fertile est grasse et souple

 

Je tiens fermement les rennes de mon attelage.

Quatre robustes et majestueux percherons

Le charroi est conséquent, lourd, mais j’ai

Le sentiment de pouvoir aller au bout du monde

Sans difficulté, en sautant tous les obstacles

Avec la facilité, et l’élégance d’un yearling.

 

A l’approche de la première bifurcation j’opte

Pour l’abandon de la voie principale

J’ordonne à gauche, les chevaux se raidissent

J’ordonne à nouveau, l’attelage oblique

Passant la fondrière sans coup férir.

Nous filons vers des bourgs inconnus

Je claque la langue et chante, les chevaux

Hennissent, heureux du compliment.

 

Devant mes yeux la plaine héroïque

Heureusement assouplie de courbes

Le ciel est blanchi par de rares nuages

L’aigle cet après-midi vole déjà très haut.

La terre riche et compacte fume.

 

Je tiens fermement les rênes de mon attelage

Quatre robustes et majestueux boulonnais.

Le charroi est conséquent, lourd, mais j’ai

Le sentiment de pouvoir aller au bout du monde

Sans difficulté, en sautant tous les obstacles

Avec la facilité, et la force de l’autorité.

 

A l’approche de la première bifurcation j’opte

Pour l’abandon de la voie principale

J’ordonne à droite, les chevaux se raidissent

J’ordonne à nouveau, l’attelage oblique

Mais les roues restent collées au fond

Des profondes et impertinentes ornières

Je tempête, hurle mes ordres, frappe les croupes

Rien n’y fait le bifurcation est passée

Nous sommes toujours sur la voie principale.

 

 

Devant mes yeux la plaine mélancolique

Fugitivement quelques frissons l’ondulent

Le ciel est lourd, les corbeaux croassent.

La terre ne peut plus boire tant d’eau.

Lourde, gluante elle semble vouloir tout figer

 

Je tiens fermement les rênes de mon attelage

Quatre robustes et silencieux ardennais

Le charroi est conséquent, lourd, mais j’ai

Le sentiment de pouvoir aller au bout du monde

Sans difficulté, en franchissant tous les obstacles

Avec la ruse et l’intelligence de l’expérience

 

Soudainement, à proximité d’un carrefour,

Les chevaux peinent, surpris j’observe et

Constate que le sol est en pente raide

Obstacle inconnu dans cette plaine.

J’ordonne en avant, les chevaux se raidissent

J’ordonne à nouveau, je fais tournoyer le fouet,

L’attelage s’arc-boute, le fardier s’immobilise.

 

La pluie portée par le vent redouble en rafales,

Étrange seules mes mains sont mouillées.

J’ordonne à nouveau, tout reste immobile.

Je regarde mes mains et je pleure.

 

 

 

Le 21 janvier 2008

17.07.2009

J'ai perdu...

J’AI PERDU…

 

 

 

 

 

J’ai perdu mon boulot.

J’ai perdu ma situation.

J’ai perdu connaissance.

J’ai perdu mon sang froid.

J’ai perdu la tête.

J’ai perdu la boule.

J’ai perdu patience.

J’ai perdu la voix.

J’ai perdu le nord.

 

J’ai perdu mon procès.

J’ai perdu la bataille.

J’ai perdu mes illusions.

J’ai perdu mon temps.

J’ai perdu mon honneur.

J’ai perdu courage.

J’ai perdu l’espoir.

J’ai perdu l’estime de moi-même.

J’ai perdu confiance en moi.

J’ai perdu la face.

J’ai perdu ma fierté.

J’ai perdu mon latin

 

J’ai perdu pied.

J’ai perdu la raison.

J’ai perdu l’appétit.

J’ai perdu le repos.

J’ai perdu le sommeil.

J’ai perdu du poids.

J’ai perdu mes cheveux.

J’ai perdu la santé.

 

J’ai perdu ma route.

J’ai perdu mon chemin.

J’ai perdu mon crédit.

J’ai perdu le fruit de mon travail.

J’ai perdu mon argent.

J’ai perdu mes biens.

J’ai perdu mon toit.

J’ai perdu ma famille.

 

J’ai perdu la trace de mes amis.

J’ai perdu le contact.

J’ai perdu de vue.

J’ai perdu le sentiment d’appartenance.

J’ai perdu le souvenir.

J’ai perdu la mémoire.

J’ai perdu le goût de l’humanité.

 

J’ai perdu l’équilibre.

J’ai perdu l’habitude de vivre.

J’ai perdu le sens.

J’ai perdu l’esprit.

J’ai perdu mon âme.

J’ai perdu la foi.

J’ai perdu la vie.

 

 

Le 07 novembre 2008.

J'étais...

J’ÉTAIS.

 

 

 

Écrire un poème à la manière d’Yves Buin.

 

Je l’ai divisé en quatre partie : l’enfance, l’adolescence et la jeunesse, l’âge adulte et l’âge d’or. Par contre les "j’étais" sont en vrac.

 

 

J’étais ballot de paille.

J’étais spectateur inconscient de l’Histoire.

J’étais le loup maître des neiges.

J’étais le trappeur hermétique et ouvert.

J’étais frère et cow-boy dans la grande plaine.

J’étais livres et rêves d’espace.

J’étais un entêté décidé.

J’étais sport individuel.

J’étais homme-volant.

J’étais labours et moissons.

J’étais bruit de la pluie sur le toit.

J’étais libre et heureux, j’étais.

J’étais ruisseaux et poissons.

J’étais éclat de rire qui brise les vitres.

J’étais lettres dans le bouillon.

J’étais rebelle, pieds nus et patois.

J’étais Fausto Coppi vainqueur du Tour de France.

J’étais nuage devant le soleil.

J’étais tarte à la rhubarbe.

J’étais silence et vertige.

J’étais galet plat sur la crête des vagues.

J’étais vibrations des feuilles au printemps.

J’étais ligne jaune infranchissable.

J’étais si tous les enfants du monde……….

J’étais refus et refuge.

J’étais macaroni.

J’étais complicité et symbiose muettes.

J’étais dictionnaire de A à Z.

J’étais cabutes à lapens.

J’étais terrains vagues, Aventures sur Seine.

J’étais déjà bavard !

J’étais retours sur les chevaux de labour.

J’étais vieux chiffons et effluves de naphtaline

J’étais émois et frissons.

 

 

J’étais repli dans la foule.

J’étais à contre-courant désespérément.

J’étais amitié pour la vie.

J’étais nuit et brouillard.

J’étais eschatologie désespérée.

J’étais attente désespérée de la majorité.

J’étais révolté indiscipliné.

J’étais choc devant Ubu.

J’étais pierre qui roule.

J’étais mesure et démesure.

J’étais, je veux être.

J’étais granit persévérant.

J’étais respect Monsieur Gutenberg.

J’étais brut jaillissement.

J’étais soupe au lait.

J’étais foi en l’homme.

J’étais caillou dans la chaussure.

J’étais prisonnier sciant ses barreaux.

J’étais allergique aux dogmes.

J’étais date gravée dans la pierre.

J’étais usine, bruit et fureur.

J’étais livre par toi le salut.

J’étais ne pas devenir………..

J’étais la vague qui n’a jamais atteint la grève.

J’étais Vallée d’Aoste et Vénétie.

J’étais vingt ans, bon voyage !

J’étais sablier étranglé.

J’étais découvreur angoissé de failles

J’étais vague qui se brise sur les rochers.

J’étais abeille.

J’étais la Terre.

J’étais effroi devant le non respect de soi.

 

 

J’étais enfant, beauté du monde.

J’étais impétueux comme le torrent.

J’étais comme le vent, sans rancune.

J’étais maillon d’une chaîne en avenir.

J’étais sel de la terre.

J’étais cote sauvage.

J’étais l’été grec.

J'étais New York, New York.

J’étais poème pulvérisé.

J’étais voyage en Grande Garabagne.

J’étais homme sans ombre.

J’étais miroir cherchant un reflet.

J’étais sentier sur la crête.

J’étais pleurs de fou rire.

J’étais passage clouté.

J’étais avenir.

J’étais des pas dans le sable.

J’étais le regard de l’autre.

J’étais rêve de folie.

J’étais foi en l’homme.

J’étais constructeur de cathédrales.

J’étais quête sans donner.

J’étais violoncelle désespérément.

J’étais univers ou multivers ?

J’étais projets et réalisations.

J’étais espérance incurable.

J’étais  flèche je me croyais arc.

J’étais camisole de force.

J’étais, j’ai cru que j’étais.

J’étais cairn d’une piste oubliée.

J’étais sermon sur la montagne.

J’étais ru à la recherche d’un océan.

J’étais île en attente de Robinson.

J’étais flaque d’eau, je me croyais ciel.

J’étais voie ferrée sans aiguillage.

J’étais adulte………..disaient-ils.

 

 

J’étais les ténèbres du savoir.

J’étais la lumière de l’intuition.

J’étais infini comme le temps.

J’étais mystérieux comme le sable.

J’étais astre proche et lointain.

J’étais fuite et retour.

J’étais bringuebalant dans ma carriole.

J’étais Afrique profondément.

J’étais devenu plusieurs.

J’étais acacia imputrescible.

J’étais fil du rasoir.

J’étais noir et blanc.

J’étais tente dans le désert.

J’étais de clarté en clarté.

J’étais putréfaction vivante.

J’étais le grand passage et je ne le savais pas.

J’étais flammes et cendres.

J’étais sur la Voie mais perdu

J’étais carré et cercle.

 

J’étais vivant.

J’étais, je suis et je serais ici et maintenant.

J’étais l’origine, je serais l’origine.

 

Je suis nu devant vous.

 

Le 15 décembre 2007.

16.07.2009

Fracas.

FRACAS.

 

 

 

 

 

Fracas des vagues sur les rochers

de ma mémoire.

Mes souvenirs s’éparpillent

en étincelles de larmes.

 

J’entends tes pas dans le labyrinthe

irrévérencieux qui mélange

la couleur de tes yeux

au romantique goémon.

 

Je crie ton nom

il cascade en perdition

dans le dédale de mes illusions,

l’écho rit sans pudeur.

 

Sortir avant la mort

pour admirer les étoiles,

taches de rousseur de l’univers,

qui hébergent mes rêves.

 

Croire une dernière fois que

le flux gazeux de mes songes et

les poussières de ma vie

génèreront la prochaine Stella.

 

 

Le 1er juin 2009.

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