23.10.2009
Gens de peu.
GENS DE PEU.
Gens de peu.
Gens de peine.
Votre sang lumineux
coule dans mes veines.
Dès l’enfance, plus de rêves
la réalité avec perversion
vous harcelait sans trêve
jusqu’à la soumission.
Belles et joyeuses servantes,
courageuses et lestes repasseuses
au travail toujours présentes,
pour eux, des paresseuses
Rustres et durs paysans,
fiers manouvriers d’antan
quelque soit vos talents
pour eux, des fainéants.
Anonymes acteurs du labeur
pourtant sans votre sueur
rien qu’un monde de laideur
souvenez en Messeigneurs.
De l’ombre à la lumière
je n’ai pas eu peur
quelque soit les manières
le noir reste ma couleur.
Souvent à vous je pense
Lorsque je me trouve
En des lieux d’insolence
où brille ce que je réprouve.
De toutes vos souffrances
je porte fièrement la vêture
jusqu’à l’ultime déchéance
de vos morts sans sépulture.
Filles mères repoussées,
pères inconnus repus,
obscurs étrangers rejetés,
pères loin disparus.
Êtres de chair et de sang,
d’amour et de souffrance
réduits au néant
d’une énergie de subsistance.
Vous êtes ma pierre
je le revendique aux cieux.
Sel de ma terre,
pour vous je lève les yeux.
Gens de peu.
Gens de rien.
Mes ancêtres miséreux
d’amour est notre lien.
Le 03 juin 2009.
15:18 Publié dans littérature, poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, poème




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