07.11.2009

Mes menteurs

MES MENTEURS.

 

 

 

 

Ce matin au réveil j’entends le vent d’hiver,

il ne chante pas il glisse. Patineur frigorifié

son souffle glacé roule de noirs nuages

que boit avidement un puits de lumière.

 

Un bruissement persistant devient perceptible :

"Tes menteurs sont morts, tes menteurs sont morts".

Passé un bref instant de satisfaction je frémis.

Je hurle Janus, je sais qu’il n’y aura pas de réponse.

 

Compagnons du premier jour, amis intimes.

Qui maintenant trouvera les mots du réconfort ?

La flamme vacille, le puits se ferme. Apeuré

le blanc cherche en vain le noir du damier.

 

Je suis seul sur le chemin, nu intérieurement,

aveuglé par la lumière je trébuche à chaque pas.

Homme de plaine j’ai voulu devenir montagnard,

ténèbres refuge de mes souffrances où êtes vous ?

 

Une main amicale saisie fortement mon bras

me ramène lentement sur le chemin caillouteux.

L’ombre épaisse de l’homme apaise mes yeux

mon Frère calme toi je suis là, avance.

 

 

Le 23 septembre 2008.

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