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  • Loin.

    Avant le départ vers le Sahara, un autre texte.

     

    LOIN.

     

     

     

     

    Ciel bleu, dune ocre

    Vent âcre fort têtu

    Oued vide, rare bête.

    Auto, moto, vélo rien !

     

    Hôte mâle bleu azur

    Port fier, tête rude

    Voix mûre, main sûre.

    Soir feux, rire, jeux.

     

    Doux abri vite levé

    Sous nuit sans voix

    Lune pâle pour tous

    Yeux clos beau rêve

     

    Aube rose luxe rare

    Beau site, pics fins.

    Joie maxi, gros émoi.

    Loin, très loin tout.

     

     rivaluigi@aol.com

  • Mes déserts.

    Demain nous partons pour une semaine de rando dans le désert.

    Silence, méditation et amitiés.

     

    RÊVE D’ENFANT.

     

     

     

    Mes déserts sont romanesques

    Ivresses livresques

    De fresques gigantesques.

    Rêves gargantuesques

    De nuits stellaires claires,

    D’aubes lunaires millénaires.

     

    Visions fantomatiques éphémères de

    Mystérieuses et évanescentes caravanes.

    Dromadaires hautains porteurs muets

    De lointains trésors secrets, embellis

    De brumes, dunes et tragédies.

     

    Approche souple d’oasis assoupies,

    Voiles volants entraperçus brièvement.

    Douleur d’impossible apaisement

    Des regards égarés des caravaniers,

    Hallucinés du féminin fantasmé.

     

    Hospitalité séculaire don des aïeux

    Dattes, eau fraîche et nattes dorées

    Les hommes bleus, radieux silencieux,

    Déposent lentement leurs présents précieux

    Ainsi le rite ancestral est honoré.

     

    Seigneurs des sables imperturbables,

    Au soleil naissant, ombres improbables,

    Sur la piste ils progressent infatigables

    La mélopée des ruisseaux s’efface,

    Temps de méditation et de silence.

     

    Le vent de sable estompe doucement

    Les porteurs de rêves incandescents,

    Ne pas perdre de temps en serment

    La Mystérieuse, la Sainte est encore loin

    Demain Ahmed, mon frère, sera au puits

     

     

     

    FÉBRILITÉ.

     

     

    Mes déserts sont d’appréhension.

    Rêve lumineux de nuit en feu.

    Situations en boucle non vécues.

    Visages, rêves perçus jamais vus.

     

    Laisse venir les retrouvailles !

     

    Sablier ralenti par l’impatience,

    Imagination trop fertile et fébrile,

    Le vécu n’apaise pas l’effervescence.

    Brûle tes grotesques épouvantails.

     

    Laisse venir les nouvelles épousailles

     

    Recherche attentive et inutile en

    Un grouillement grotesque de masques.

    Multitude des désirs, flux enchevêtrés

    Le temps séparera le subtil de l’épais

     

    Laisse venir le temps travaille.

     

    Chèches et djellabas, lente agitation

    Chacun se rallie à son étendard.

    Aspect, regards et sourires crispés,

    Soulagement ou désagrément ?

     

    Laisse venir le but qui vaille.

     

    Asphalte oublié, chaleur et poussière,

    La piste réveille les souvenirs.

    Le corps se réjouit doucement.

    Bivouac, feu et thé brûlant.

     

    Laisse venir loin est la grisaille.

     

     

     

     

    SÉRÉNITÉ.

     

     

    Ombres violettes, vertes et bleues

    Dunes rouges, oranges et ors.

    Pourquoi n’ai-je pas le pouvoir

    D’arrêter le soleil dans sa course ?

     

    Bivouac, orienter notre tente,

    Trouver l’éternel Orient.

    Là demain, doucement, incandescent,

    Râ grandira et nous le saluerons.

     

    Pieds allégés, position décontractée

    Thé bouillant ou carcadet frais ?

    Quelques biscuits distraitement mangés

    La Beauté nous accapare en entier.

     

    Il faut revenir au contingent,

    Nudité et lingettes bienfaisantes.

    Vite l’émerveillement n’attend pas,

    Vision de premier soir, silence.

     

    La nuit a doucement effacé le jour,

    La lune, fier miroir, estompe

    Les myriades d’antiques soleils.

    Rêves devant le Grand Mystère.

     

    Plénitude du jour nouveau,

    Vivre, vivre intensément

    La délicate renaissance

    De la sérénité première.

     

    rivaluigi@aol.com

     

     

     

  • Rendez vous à Montmagnon

    Dans la série de mes "Improbables dialogues".

     

     

    RENDEZ VOUS À MONTMAGNON.

     

    L’autre : Mister Président merci d’avoir répondu si vite à mon invitation.

    Lui : Mon cher Price Minister venir de suite c’est le moins que je pouvais faire suite à votre convocation (Rire).

    Que puis je pour vous être agréable ?

    L’autre : Mister Président commençons par les détails pratiques. J’aimerai récupérer ma villa de fonction le Fanal et Georges mon chauffeur.

    Lui : Ah! Georges était votre chauffeur ! Pas de problème il rejoint Montmagnon dès demain matin.

    Le Fanal ne vous fâchez pas c’était juste un emprunt. Moi je ne voulais pas, c’est Maria. Vous savez ce que c’est l’amour j’ai cédé ! (Rire). Maintenant elle préfère le Grand Cabanon. Cette semaine j’ai fait déménager nos effets personnels. Dès le prochain week-end vous pourrez vous y rendre avec votre épouse ou avec votre maîtresse (Rire).

    Quoi d’autre mon cher Price Minister ?

    L’autre : Mister Président j’aimerai échanger mon costume de laquais contre celui de Price Minister ma fonction officielle au sein de votre Conseil d’Administration. J’en ai marre que l’on se moque de moi.

    Lui : Excusez moi, je suis vraiment désolé Monsieur le Price Minister je n’ai pas étudié l’histoire du costume à la faculté de droite (Rire).

    Personnellement je vous trouve très beau en cette tenue, mais si vous me dites qu’il y a une erreur je vous crois. Passez demain à la Grande Costumerie, je vais donner des ordres afin que cette erreur soit réparée.

    Quoi d’autre mon cher Price Minister ?

    L’autre : Mister Président j’aimerai que le lendemain vous ne disiez pas le contraire de mes affirmations de la veille.

    Lui (Mielleux) : Comment cela, comment cela !! Je n’ai jamais tenu de propos qui allés à l’encontre des vôtres. Nous travaillons la main dans la main n’est ce pas ?

    L’autre (Énervé) : Ne mélangeons pas les foutaises que je raconte aux journalistes économiques et la réalité. Personne n’est dupe vous n’avez rien à foutre de l’avis de tous ceux qui vous entourent. Les membres de votre conseil d’administration ne sont là que pour entériner vos décisions.

    Lui : Ce n’est pas gentil, non vraiment ce n’est pas gentil. Moi qui fais tout pour vous être agréable à tous. Vous me décevez, rappelez vous lors du dernier conseil d’administration n’ai-je pas repris votre proposition de remplacer sur nos sites toutes les plaques d’égout en fonte étrangère par des plaques en fonte française. C’est vrai ou pas ?

    L’autre (Agacé) : C’est vrai Mister Président. Toutefois si je peux me permettre à ce même conseil vous nous avez présentez le budget 2020 à adopter, la déclaration de guerre à nos concurrents Deutsch Brothers à entériner, le traité d’amitié avec nos anciens concurrents Russianoff et fils à valider. Lorsqu’il s’agit d’affaires sérieuses vous ne daignez pas nous demander notre avis.

    Lui (Les bras en croix, il lévite) : Vous me surprenez, vraiment vous me surprenez ! Je n’ai jamais imaginé que vous puissiez être intéressé par ce genre de problème. Sinon bien sur, évidemment, certainement que j’aurais présenté mes projets, tous mes projets, pour recueillir vos commentaires, à vous mon fidèle bras droit et ensuite au conseil.

    Je vous donne ma parole sur la tête de Maria que dorénavant je vous demanderai votre avis sur toutes mes idées.

    Quoi d’autre mon cher Price Minister ?

    L’autre : Mister Président dans votre conseil d’administration il y a un certain nombre d’arrivistes et de plus ce sont des incompétent notoires. Il me semble que le moment est venu de les mettre à la retraire d’office.

    Lui : Mon cher Price Minister de qui voulez vous parler ?

    L’autre : Mister Président de ceux auquel vous pensez. Par exemple Monsieur Sombres, Monsieur Boutefeux, Monsieur Loujner, Monsieur Freddydard, etc, etc.

    Lui : Oui, oui mon cher Price Minister je dois le reconnaître ils vieillissent mal, ce n’est pas des bons, mais que voulez vous, l’amitié me rend faible.

    L’autre : Mister Président ce n’est plus de l’amitié mais du vulgaire copinage pour vous faire réélire facilement. Vous entamé votre troisième mandat les actionnaires se lassent de vos agissements Si vous souhaitez que votre fils Jehan le Bon vous succède il va falloir que vous jouiez plus serré et plus fin. Si je peux me permettre ces conseils Mister Président.

    Lui : Bien sur, bien sur que vous pouvez vous permettre mon cher Price Minister. Moi je pensais qu’ils m’adoraient tous. Quelle déception, je suis vraiment trop sentimental je ne vois que l’intérêt de mes actionnaires, jamais l’once d’un calcul de ma part. La transparence rien que la transparence.

    (L’air attristé) Alors je vais être obligé de faire de la politique ?

    L’autre (Scandalisé) : Vous avez vraiment un culot qui dépasse l’entendement. Plus faux-cul que vous je n’ai jamais vu. Vous êtes un politique et un calculateur né Mister Président. Ce que je vous dis tout le monde le murmure dans votre dos et vous le savez bien.

    Lui (Accablé) : Si j’avais su, si j’avais su. Je suis vraiment confus et désolé. Moi qui suis si attentif aux autres comment ai-je pu commettre de telles erreurs psychologiques ?

    Mon cher Price Minister prenez moi dans vos bras et donnez moi le baiser du pardon.

    (Séquence émotion : longue accolade, une larme coule sur la joue de Mister Président)

    L’autre (Déstabilisé) : Mister Président ressaisissez vous, n’oubliez pas que vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois.

    Lui : Vous avez raison. Cocorico !

    Price Minister demain je convoque une assemblée extraordinaire de tous les actionnaires pour la semaine prochaine. Je ferais mon mea culpa en m’appuyant sur vos recommandations. Dans la foulée je ferais voter la dissolution du conseil d’administration puis la nomination du nouveau conseil que j’ai déjà composé. Bien sur vous ne serez pas candidat mon cher Price Minister …….vu votre âge……

    L’autre (Estomaqué): Ben, ben ….. Bien sur Mister Président.

     

     

     

    rivaluigi@aol.com

  • Tectonique des plaques.

    TECTONIQUE DES PLAQUES.

     

     

     

     

     

    Tectonique des plaques disent ils

    Drôle de danse !

    Danse macabre sans masque.

    Thanatos maître de ballet

    Sourit derrière son guichet

    La clientèle est de tout âge aujourd’hui

    Un véritable bal populaire.

    Cela le change des thés dansants

    Où n’accourent que des vieillards.

    La barque du vieux Charon

    Est tellement chargée qu’elle

    Risque de chavirer à chaque traversée.

    Le Styx et l’Achéron grondent de bonheur

    Hadès seigneur du royaume se redresse

    Fier de la moisson de ses fidèles serviteurs.

    Demain arrogant il défiera Zeus et Poséidon

    En éructant au ciel droit dans la glaise

    "Je suis le seul maître des plaques".

     

     

    Le 23 février 2010.

    rivaluigi@aol.com

  • Taureau

    TAUREAU.

     

     

     

     

    Il tournoie dans l’air le matador

    Serait il devenu aviator ?

    Le taureau ramasse l’épée au sol

    Et d’un geste élégant l’embroche au vol

    L’étrange coléoptère multicolore

    Surpris de cette avanie implore.

     

    Utilisant les banderilles ensanglantées

    D’un tir vif et précis le taureau enchanté

    Cloue sur les palissades lisses et argentées

    Les picadors hagards et désorientés.

     

    La foule en délire jette dans l’arène

    L’éleveur, l’imprésario et la Reine.

    Le taureau bombe ses pectoraux

    Et sort sous les vivats et les bravos.

     

     

    22 février 2010.

    rivaluigi@aol.com

  • La cage.

    LA CAGE.

     

     

     

     

    Après tant d’années de solitude

    Ce matin j’ai ouvert la cage

    L’oiseau muet a sifflé.

    J’ai attendu, il n’a pas bougé.

     

    Je lui ai raconté les arbres,

    Le soleil, le vent, la pluie

    Les enfants, les rires, les pleurs

    J’ai attendu, il n’a pas bougé

     

    Je lui ai raconté ses frères,

    Ses sœurs, l’amour,

    La danse nuptiale, la vie.

    J’ai attendu il n’a pas bougé.

     

    Je lui ai raconté la liberté,

    La fraternité, l’égalité,

    Le monde merveilleux.

    J’ai attendu, il n’a pas bougé.

     

    Je n’ai plus rien raconté.

    L’oiseau a sifflé "Trop tard"

    Doucement j’ai refermé la cage.

    Encore tant d’années de solitude.

     

     rivaluigi@aol.com

  • Coeur de pierre.

    CŒUR DE PIERRE.

     

     

     

     

    Mon rugueux cœur de pierre

    Pleure une rosée sanglante.

    Honte à toi mon fidèle zélateur

    Soutien énigmatique de ma haine.

     

    Pleurer sur quoi ?

    Mes yeux restent secs aux peurs,

    Aux cris d’effroi des humains,

    Passagers effarés de l’infini.

     

    Paillettes à mille faces,

    Quémandeurs hallucinés

    D’un espoir d’éternité,

    Ils s’édifient un avenir.

     

    Espérer est ce raisonnable ?

    La flèche retombe inexorablement.

    Aussi fort soit l’archer céleste,

    L’arc cosmique toujours échoue.

     

    Pourquoi construire ?

    Détruire est flamboyance.

    Je nie la matière et l’esprit,

    Expression de l’ultime arrogance

     

    Mon rugueux cœur de pierre

    Oublie l’interstice lumineux

    Ephémère raie de fausse vérité,

    Source de larmes d’illusion.

     

    rivaluigi@aol.com

  • Gens de peu.

    GENS DE PEU.

     

     

     

     

    Gens de peu.

    Gens de peine.

    Votre sang lumineux

    coule dans mes veines.

     

    Dès l’enfance, plus de rêves

    la réalité avec perversion

    vous harcelait sans trêve

    jusqu’à la soumission.

     

    Belles et joyeuses servantes,

    courageuses et lestes repasseuses

    au travail toujours présentes,

    pour eux, des paresseuses

     

    Rustres et durs paysans,

    fiers manouvriers d’antan

    quelque soit vos talents

    pour eux, des fainéants.

     

    Anonymes acteurs du labeur

    pourtant sans votre sueur

    rien qu’un monde de laideur

    souvenez en Messeigneurs.

     

    De l’ombre à la lumière

    je n’ai pas eu peur

    quelque soit les manières

    le noir reste ma couleur.

     

    Souvent à vous je pense

    Lorsque je me trouve

    En des lieux d’insolence

    où brille ce que je réprouve.

     

    De toutes vos souffrances

    je porte fièrement la vêture

    jusqu’à l’ultime déchéance

    de vos morts sans sépulture.

     

    Filles mères repoussées,

    pères inconnus repus,

    obscurs étrangers rejetés,

    pères loin disparus.

     

    Êtres de chair et de sang,

    d’amour et de souffrance

    réduits au néant

    d’une énergie de subsistance.

     

    Vous êtes ma pierre

    je le revendique aux cieux.

    Sel de ma terre,

    pour vous je lève les yeux.

     

    Gens de peu.

    Gens de rien.

    Mes ancêtres miséreux

    d’amour est notre lien.

     

     

    rivaluigi@aol.com