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  • Paradis perdu.

     

    PARADIS PERDU.

     

     

    Un jour l’homme a pris conscience de l’ineptie de sa vie

    Comment vivre la finitude humaine sans tragédie ?

    Comment souffrir mille maux sans pousser de cri ?

    En se racontant une belle histoire, potion de survie,

    Absolu nécessité pour les pauvres et les nantis.

     

    Avant, bien avant quand les hommes étaient fragrances

    Existait un lieu sans mort, ni cruelle souffrance.

    Eternel printemps de l’Elysée, lieu d’alliance

    D’esprits purs où était bannies les folles espérances.

    Le souffle s’incarna et vint la destructrice arrogance.

     

     

  • Nous étions deux.

     

    NOUS ÉTIONS DEUX.

     

    Inspiré d’un poème de Renée Chédid

     

    Nous étions deux

    Nos premiers émois

    D’amoureux fiévreux

    Nous laissaient sans voix.

     

    On s’égayait de nos partages

    On s’embrassait pour trois fois rien

    La vie avait notre âge.

    Du deux nous faisions Un.

     

    Au bord du temps

    Nous tremblerons

    Enfants anxieux

    D’être aussi audacieux.

     

    Les mots futiles

    Les tendres et les nus

    Dans un joyeux babil

    Nous protégeaient des nues.

     

    De l’un de l’autre

    Nous aimions la passion,

    Les fous rires entre

    Les pleurs, sans raison.

     

    Au bord du temps

    Nous tremblerons

    Enfants anxieux

    D’être aussi audacieux.

     

    Et l’on s’aimait

    L’ombre et la lumière

    Éperdument s’enlaçaient

    Sans gêne ni manière.

     

    Plus que la vie

    Nous chérissions l’amour

    Au delà de la folie

    Sans envie de retour.

     

    Au bord du temps

    Nous tremblerons

    Enfants anxieux

    D’être aussi audacieux.

     

    Nous étions deux

    Sûr de n’être jamais vieux.

     

     

  • Nos rues.

     

    NOS RUES.

     

     

    Nos rues sont des rivières asséchées

    qui charrient nos humeurs nocturnes.

    Les jours n’aiment pas les crépuscules.

     

    Nos rues sont des mers ensablées

    qui portent des marées de drapeaux rouges

    Les dictateurs n’aiment pas le bruit des vagues.

     

    Nos rues sont des nuages sans pluies

    qui emportent le flot de nos songes inachevés.

    Les rêveurs n’aiment pas l’égout de nos mémoires.

     

    Nos rues sont passages de vents lointains

    qui chantent la misère et la mort.

    Les financiers n’aiment pas la pauvre réalité.

     

    Nos rues sont de longs couloirs sans porte

    qui ne sourient jamais aux ombres.

    Les autochtones n’aiment pas l’étranger.

     

    Nos rues sont des scènes blanches et vides

    qui cherchent des rôles pour les passants.

    Les citadins n’aiment pas sortir de l’anonymat.

     

     

  • Nomades.

     

    NOMADES.

     

     

    Les nomades n’écoutent que le vent

    Qui leur chuchote : liberté, liberté.

    Alors au petit matin,

    Drapés de soleil levant,

    Ils laissent une poignée de sable

    Leur indiquer le chemin.

    Joyeux fusent les rires et les chants

    Qui couvrent les pleurs des enfants.

     

    Loin des hommes et des dogmes

    Ils sentent battre le cœur des montagnes.

    Le soir en rond autour du feu ils écoutent

    Le chant des dunes perpétuer les vieilles légendes.

    Au frais matin comme des écus d’or

    Entre leurs mains ruisselle l’eau précieuse.

    Ils regardent toujours avec respect le ciel ombrageux

    Qui dispense selon son humeur richesse ou disette.

    Les terres inhospitalières leurs sont toujours réservées,

    Ils ont appris à aimer chacun de leur bienfait.

     

    Les nomades délaissent les routes et les villages

    Préférant les pistes et les campements éphémères.

    S’enraciner c’est perdre le bleu des cieux dans leurs yeux,

    C’est ne plus respirer l’air sauvage des quatre vents.

    Pour eux les frontières n’existent pas, leur territoire est là

    Où sont leurs frères, l’eau ou les pâturages salvateurs.

     

    Ils n’ont que faire de notre Vérité absolue

    Le Monde leur offre à découvrir ses vérités.

     

     

  • Ne dormez pas en paix braves gens.

     

    NE DORMEZ PAS EN PAIX BRAVES GENS.

     

    Il est minuit et tout est calme

    Ne dormez pas en paix, braves gens

    Al-Quaïda omniprésent attend et

    Des Afghans ardents courent les rues.

     

    Ne dormez pas en paix, braves gens

    Les brûleurs de voitures rodent

    Les arracheurs de sac sont à l’affût

    Les dealers sont devant vos écoles

     

    Ne dormez pas en paix, braves gens

    L’écureuil a mangé vos noisettes

    Le dragon chinois brûle vos emplois

    Le tigre de papier "surprime" supprime.

     

    Il est minuit et tout est calme

    Dormez en paix, braves gens

    Nicolas chocolat est là, il sécurise,

    Réprime, expulse et vous endort.

     

    Il est huit heures et tout est calme

    Votez en paix, braves gens.

     

     

  • Monologue.

     

    MONOLOGUE.

     

    Il faut revenir à vous.

     

    Tu te vouvoies maintenant ?

     

    Non c’est juste pour l’élégance.

     

    Tu parles !

     

    Si, si, il est bon parfois

    De prendre du recul.

    La familiarité, la promiscuité

    Amène la complaisance

    Avec le tutoiement on fini

    Par se pardonner trop facilement

    On accroche aux portemanteaux des autres

    Nos dépouilles malodorantes.

     

    Tu me fatigues !

     

    Vous il serait bon d’ouvrir vos yeux

    Aveugle du sentiment.

    Vous touchez la pierre sur le cœur de l’autre

    Mais le rocher sur le votre ne vous pèse-t-il pas ?

     

    C’est sûr, toi tu larmoies, tu caritative,

    Tu pétitionnes, tu chèques, tu bonsentiments

    Mais le mec dans la rue il pue

    De trop pour que tu l’approches.

     

    C’est vous qui me fatiguez maintenant.

    C’est sûr vous grandgueulez

    Dans les avenues des beaux quartiers,

    Vous bouteillez avec les SDF,

    Mais le métro c’est bon pour les prolos.

    Vous caissedépargnez, vous sicavez,

    Vous dividendez, vous écureuillez.

    On ne c’est pas ce que l’avenir nous réserve!

    Dites vous en baissant la tête.

     

    Bon arrête viens boire un coup.

     

    Je vous reconnaît bien là.

     

     

  • Mon ombre.

     

    MON OMBRE.

     

    Mon ombre a toujours été très indépendante

    De plus elle est espiègle et farceuse.

    Soit elle est à six pas devant moi

    À faire des pirouettes et des pieds de nez,

    Soit elle est à vingt pas derrière

    À se cacher dans de sombres encoignures

    En riant comme une folle éthérée.

     

    Sensible elle intuitive mon cœur lourd

    Alors elle vient à pas feutrés à mes cotés.

    Lorsque j’ouvre les bras elle ouvre les siens

    Je m’y précipite elle m’étreint tendrement

    Et me calme en chantant la grand-mère berceuse.

     

    Souvent elle fugue me laissant seul et désemparé.

    Parfois j’ai l’impression qu’elle est là

    Tapie dans le noir ; je sens son regard narquois

    Je me précipite mes bras n’enlace que le vide.

    Les jours passent j’oublie le boire et le manger.

     

    Un matin, devenu l’ombre de moi-même,

    En sortant je la vois sur la balancelle

    Un sourire lumineux masque son visage

    Je sais que je ne dois rien dire

    Sinon elle va courir rejoindre l’Inconnu.

     

    Je marche en direction de la forêt

    Dans le silence du matin renaissant

    Je n’entends rien que le souffle solaire.

    Sa main se glisse dans la mienne

    Tout va pouvoir recommencer entre ténèbres et lumière.

     

     

  • Mon jardin.

     

    MON JARDIN.

     

    Pour le visiteur vite passé

    Mon jardin est vaste et ordonné,

    De droites allées ensoleillées

    Bordées de beauté colorée.

     

    Itinéraires balisés, portes sculptées

    Tracées perspectives convergentes.

    Jardin japonais terre et cosmos,

    Gravier zen en courbes concordantes

     

    Gazon rouge de désir du puissant

    Souffle chaud de l’harmattan,

    De la brise iodé de l’océan

    Plaisirs à chaque instant.

     

    Agrémenté de cerisaies en fleur,

    De fraîches fontaines bruissantes

    Il est sérénité, harmonie en paysage,

    Soleil et lune en équilibre parfait.

    Quelle paix, sous la nuit étoilée

    L’œil se réjouit et l’esprit envie

     

    Pour le flâneur non flatteur

    Mon jardin est vaste et varié

    Au delà des hautes haies de laurier

    Des pistes sombres et embourbées

     

    Au sein d’une forêt implorante

    Clairière calcinée inattendue.

    Brûlis pour quelle régénération ?

    Feu pour quelle purification ?

     

    Parterres damiers noir et blanc

    Puits sans vérité, où est l’étoile ?

    La source est tarie, les Ténèbres

    Ont bu la Lumière.

     

    Au centre d’un cercle d’acacias

    Une porte d’airain invite au voyage

    Premiers pas prometteurs, puis

    Impasses imprévues et brutales.

    Hommes fermés, portes closes.

     

    Écoute le souffle silencieux,

    Cherche, cherche seul la Voie.

    Un labyrinthe, c’est un labyrinthe !

    Vision illusion de la Porte d’Or.

    Soudaine inquiétude et frissons

    Où sont les chemins fleuris promis ?

     

    Frère humain tu es en ma maison,

    Cherchons, cherchons la Voie.