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  • Réflexions.

     

    RÉFLEXIONS

     

    J’ai réfléchi à la flèche qui fléchie

    Dans le flamboiement floral

    Avant d’enflammer le flan

    D’un flétan flottant

    Dans les flots fluides

    D’un flux fluorescent

     

    J’ai réfléchi au flambeur flashi

    Qui fait des flaflas flou

    Flagorneur flapi qui

    Flanche, qui flippe,

    Esprit flasque et flétrit

    Fleur du flop

     

    J’ai réfléchi au flic flemmard

    Flânant près du fleuve flamand

    Flûte dit-il mon flacon de flip

    N’est pas à mon flanc efflanqué

    Je flotte sans flair, je me flagelle

    Le flingueur à la flamiche a fuit.

     

     

  • Racisme ordinaire

     

    RACISME ORDINAIRE.

     

    Il y a quelques mois j’ai embauché un congolais. Il est noir, vraiment noir.

    Lors du recrutement sa candidature fut retenue avec celle de deux autres personnes car sa formation et son expérience correspondaient exactement au profil que nous avions défini.

    Après qu’il eu passé les tests et rencontré notre DRH je le reçu pour un dernier entretien. En dehors des critères professionnels sa personnalité et sa couleur de peau étaient pour moi des atouts supplémentaires.

    Dans notre charte d’éthique d’entreprise il est inscrit comme positive attitude, entre autre, que chaque salarié doit avoir une vision totalement humaine dans ses relations avec les autres et que notre politique d’embauche exclus toutes les discriminations sexiste, raciale ou religieuse.

    Notre personnel inclus donc des arabes, des juifs, des asiatiques. Nous employons même un indien d’Inde au service informatique, mais pas de noir. Monsieur M’Backi nous offrait, en plus de sa compétence, la possibilité de remédier à ce manque dans notre effectif.

    Je donnais donc mon accord pour son embauche en CDI.

     

    En janvier réunion semestrielle avec les représentants du personnel. Nous parlons de la crise et de ses conséquences pour la société. Le DRH et moi rassurons tout le monde en présentant notre carnet de commandes rempli pour un an. Il est vrai que certains clients ont diminué leurs quantités d’achat par contre nos commerciaux sont très offensifs et ainsi trouvent de nouveaux clients avec ardeur. De plus nos produits sont très performants et nous avons deux à trois ans d’avance en innovation sur nos concurrents. Nous allons sûrement être obligé d’embaucher.

    Le point sur notre situation économique étant épuisé nous passons au volet social. La charte éthique est bien connue de tous et aux dires des deux parties elle est globalement respectée. Le montant de la participation pour l’année écoulée est en hausse. Nouvelle qui réjouit les représentants du personnel. Notre offre d’augmentation annuelle de six pour cent est votée sans grand débat.

    Puis l’ordre du jour appelle les questions diverses. Quelques interrogations sans grande importance, par contre je vois nos interlocuteurs s’agiter sur leur chaise. Je sais que cette attitude, comme à l’accoutumée, précède une question délicate.

    -         Voilà Messieurs ……nous voudrions vous parler de Monsieur M’Backi….

    -         -Nous vous écoutons.

    -         Il y a un problème ………avec ses collègues

    -         C'est-à-dire ?

    -         Il sent fort…..

    -         Et alors à chacun son odeur. Pour les noirs nous sentons la mort. Pensez vous que ce soit agréable pour eux ?

    -         Oui, oui d’accord….mais bon… les gars se plaignent à nous sans arrêt.

    -         À part le fait qu’il soit noir il n’est pas différent de nous. Il est arrivé en France à l’âge de trois ans, famille chrétienne, éducation stricte. Il ne boit pas, le problème est peut être là ?

    -         Non, non……

    -         Alors quoi ?

    -         Ben…..ils ont du mal….

    -         À quoi ?

    -         A l’accepter comme chef d’équipe.

    -         Quelles raisons invoquent ils ?

    -         Son équipe…..n’accepte pas d’être commandée par un noir, voilà !

    -         C’est impensable et en contradiction totale avec notre éthique

    -         Nous le savons Monsieur mais…..mais l’ambiance est devenue invivable et le mal gagne les équipes voisines. Ce qui va aussi à l’encontre de notre éthique d’harmonie et de consensus.

    -         Ah ! Oui c’est embêtant…..bien embêtant.

    -         Personnellement nous n’avons rien contre lui, mais aujourd’hui avec la crise et tout, ça l’fait pas. Il vaudrait mieux que l’ambiance soit bonne, qu’en pensez vous ?

    -         Bien sûr, bien sûr……….Monsieur le DRH êtes vous au courant de cette affaire ?

    -         Oui évidement, j’essaie de calmer les esprits afin de faire respecter notre charte mais j’avoue mon impuissance

    -         La personnalité de Monsieur M’Backi est elle en cause ?

    -         Non, ni sa compétence. Simplement il serait balayeur il n’y aurait pas de problème. Comme chef d’équipe il est rejeté

    -         Donc sur sa simple couleur de peau ?

    -         Oui Monsieur c’est navrant mais je ne vois pas comment faire évoluer la mentalité des membres de son équipe. En attendant l’ambiance est plombée et la productivité baisse. Je suis bien en peine pour ramener la sérénité.

    -         Que nous conseillez vous ?

    -         Monsieur je pense que le mieux ne serait pas de licencier Monsieur M’Backi, ce qui serait contraire à notre éthique d’entreprise, mais ……..mais de lui conseiller de chercher un autre emploi. Bien sur nous lui laisserions le temps nécessaire.

    -         Well, well situation délicate mais l’harmonie de la société est en jeu. Convoquez Monsieur M’Backi à mon bureau demain matin.

     

     

     

    -         Monsieur M’Backi bonjour prenez place s’il vous plait. Je suis extrêmement embêté……..vous savez que nous vivons une crise très dure, notre chiffre d’affaires baisse alors il nous faut serrer les boulons, réduire nos coûts. Comme vous êtes parmi les derniers embauchés nous allons devoir nous passer de vos services. Attention nous ne vous licencions pas sèchement car tout le monde est satisfait de vous et ce serait contraire à notre éthique. Cherchez un travail tranquillement. Bien sur pas pendant un an (rire forcé).

    -         Monsieur je ne suis pas surpris j’ai déjà vécu plusieurs fois cette situation. Tout le monde est content de moi, mais l’on fini toujours par me virer. Je n’ai pas les moyens de Michael Jackson pour me faire blanchir la peau, alors…….Ne vous inquiétez pas j’ai vu le complot se développer j’ai donc pris les devants. Je dois signer prochainement un CDI pour un poste de directeur dans une société au Congo. Ne vous inquiétez pas je ne resterai pas un an, ne vous inquiétez pas.

     

    Monsieur M’Backi pleure en silence.

     

    -         Ne vous inquiétez pas ce n’est pas grave j’ai l’habitude. Ne vous inquiétez pas. Au revoir Monsieur.

    -         Au revoir Monsieur M’Backi, bonne chance.

     

     

  • Que Dieu ...

     

    QUE DIEU…..

     

    Que Dieu vous bénisse dit le fanatique

    En jetant sa bombe sur l’agnostique.

     

    Que Dieu vous accompagne dit l’extrémiste

    En égorgeant le doux non-conformiste.

     

    Que Dieu veille sur vous dit le fondamentaliste

    En mitraillant l’égaré individualiste.

     

    Que Dieu vous protége dit le traditionaliste

    En excommuniant le libre penseur idéaliste.

     

    Que Dieu soit avec vous dit prosélyte

    En bastonnant le "macaque cosmopolite".

     

    Que Dieu vous préserve dit l’incandescent

    En explosant au milieu d’enfants innocents.

     

    Que Dieu vous pardonne dit l’inquisiteur

    En allumant le bûcher du blasphémateur.

     

    Que Dieu vous accueille dit l’illuminé

    En empoisonnant l’athée efféminé.

     

    Que Dieu vous éveille dit le zélateur

    En fouettant le bambin provocateur.

     

     

  • Portable.

     

    PORTABLE

     

    Sur la digue à Luc sur Mer

    Ni les vagues, ni les mouettes,

    Ni le vent ne masquent l’horloge

    Cruelle invention du Diable.

     

    Les mamys et les papys

    Consultent fébrilement

    Leur portable rouge

    Comme des adolescentes

     

    Bourse de New York, de Tokyo

    Enfants, petits-enfants

    Sœurs, frères,

    Percepteur, prêtres.

     

    De qui attendent ils l’appel

    Qui comblera le vide ?

    Que faire de tout ce temps

    Qui s’écoule vers le gouffre ?

     

    Portable, illusoire leurre,

    Qui squelette les minutes

    Lorsqu’il sonne enfin

    Face aux regards envieux

     

    Acharnement thérapeutique

    A base de vibreur

    Sornettes téléphonesques,

    Ils sont déjà morts.

     

     

  • Plus de porte de sortie.

     

    PLUS DE PORTE DE SORTIE.

     

    Plus de porte de sortie.

     

    Les zèbres ont abandonné

    le costume rayé, drôle !

     

    Les girafes se repeignent

    en orange, révolutionnaire !

     

    Les crocos claquent des dents

    le marigot est froid, bizarre !

     

    Les lions se coiffent la crinière

    avec la raie à gauche, surprenant !

     

    Les éléphants font une cure

    de rajeunissement, bidonnant !

     

    Les vipères ne sifflent plus au

    dessus de nos têtes, extraordinaire !

     

    Les renards désertent les poulaillers

    pour le désert, temporaire !

     

    Les buffles ne se parent plus

    Qui va les défendre, désillusion !

     

    L’aigle souverain a défié le soleil

    il a perdu la vue, crépusculaire !

     

    Les humains amassent, amassent

    pour gonfler leur ego, explosif !

     

    Plus de porte de sortie.

     

     

  • Place des menteux

     

    PLACE DES MENTEUX.

     

    Ce matin sur TV Flots Bleus

    Reportage place des Menteux.

    Attentifs, calmes et silencieux

    Les poissons sont heureux.

     

    Malgré la forte chaleur

    Les gestes des pêcheurs

    Sont d’une telle ampleur

    Qu’ils épatent les plus rêveurs.

     

    Devant la télé bouches en coeur

    Même les bars les plus hâbleurs,

    Eux d’habitude si querelleurs,

    Ne se sentent pas à la hauteur.

     

    Les poissons se disent en déjeunant :

    Mais où habitent donc ces géants ?

    Peut être au fond de l’océan

    Loin dans les abysses, le néant.

     

    À Luc sur Mer c’est impensable !

    Nos pêcheurs, il est fort probable,

    Racontent des exploits contestables,

    Où alors dans des îles au diable.

     

    À Courseulles lorsque l’on va

    Chez Isabelle reine du Stenaca

    Devant les turbos bodybuildés

    Les soles hyper vitaminées

     

    Les raies aux ailes large du ciel

    Les bars sauvages providentiels

    On se dit place des Menteux

    Sont plutôt modestes les baveux.

     

     

  • Pétales de chair.

     

    PÉTALES DE CHAIR.

     

     

    Pétales de chair livide

    sous la lumière bleue,

    éclats de vie sans écho.

    L’ample geste du semeur de sable

    a effacé tout rêve d’ici.

    Partir, rejoindre le grand fleuve

    afin que sa pirogue existe.

     

    Fragments éparpillés

    par des coups de pied botté

    dans le cosmos vertigineux.

    Puzzle incomplet, cadeau de riche

    qui garde la pièce gagnante.

     

    Les lampyres stellaires,

    feux d’artifice des puissants,

    éclairent le plat des pauvres

    en recherche d’unité.

    Ingrats quémandeurs de miettes dorées

    dans l’oubli de la frugalité divine.

     

    Qu’importe l’or ruisselle sans fin.

    Le sommet de la pyramide est

    éclatant sous le soleil.

    Dans l’ombre la base pellette sans fin.

     

    Le libéral torrent

    nettoie les écuries d’Augias

    emportant vers les bas fonds

    la lie du monde.

    Chacun à sa place et

    les sommets resplendiront.

     

    Mesquins les nains agitent

    leurs mains pleines de vilenies,

    en hurlant la bouche tordue

    de haine et d’envie :

    "Augias a des frères, nettoyons, nettoyons"

     

    Pauvres écervelés qui ne savent pas

    récurer leurs toilettes puantes

    La merde n’encombre pas les sommets

    elle glisse vers le bas où patauge le commun

     

    Heureusement Dieu dans sa grande bonté

    permet l’apparition régulière

    d’un Grand Nettoyeur,

    d’un Grand Ordonnateur

    qui élimine les impuretés accumulées.

     

    La vallée enfin remplie de vérité

    reçoit le soleil universel.

    Gloire au Grand Nettoyeur.

    Alléluia à Dieu qui lui a

    confié la Grande Épée de Feu

     

    Les roseaux sous le souffle divin

    se redressent, fiers et hardis.

    Les prêtres ont changé d’habits

    ils entonnent le nouveau credo ;

    dépouillé de ses oripeaux dorés

    on le croirait nouveau-né.

     

    Souple et flexible le serpent

    regarde le sommet de la pyramide.

    Malheur à nous!

    Des nuages diaboliques

    cachent le pyramidion

    qu’avons-nous fait ?

     

    Le soleil affolé d’or

    parcours avidement

    la terre aride des "no futur".

    Sous ses rais ne scintille plus

    que la grise poussière du néant.

    La manne a disparue.

     

    Ô Pharaon nous t’en supplions

    fait sortir du Grand Temple

    le Gros Marteau d’airain et

    le Glorieux Ventilateur de tes ancêtres.

    Après avoir tuer le Grand Nettoyeur,

    nous actionnerons la Grande Roue.

    Comme nos valeureux anciens

    nous sommes prêts à mourir

    pour chasser les impies nuages.

     

    Le Pyramidion est plus beau que jamais

    Les prêtres ont revêtus l’ancienne robe

    Ils ont entonnés le Cred’or.

    Pharaon a fait brûler les corps

    des vaillants défendeurs de l’Ordre

    morts pour sauver le Monde de Râ.

    Le Grand Ventilateur a chassé les cendres.

     

    Le Pyramidion est au soleil

    La vallée dans l’ombre

    Tout est en ordre.

    Pharaon sourit.

     

     

  • Persane.

     

    PERSANE.

     

    Ses yeux persans de chat

    ont fléchés mon cœur

    de gros matou macho

     

    Mon calice de chocolat amer fuit

    comme un problème de robinet

    sur ma plaine mièvre

     

    La persane ce fait chatte

    le gros matou est chaud

    la flèche jaillie du carquois.

     

    À mes pieds noirs

    mes parents blancs

    en pleurs voient rouge.

     

    Leur petit minou mignon

    avec la coquine chatte persane

    ils s’en perceraient les yeux.

     

    Père perd sa neutralité

    mère murmure merde,

    gros matou est marri.