16/12/2012
Assassin
ASSASSIN
Hier soir j’ai assassiné mon ombre, lâchement
D’un coup de poignard dans le dos.
Elle s’est effondrée au pied d’un réverbère
Flasque comme la cape d’un corbeau.
Son sang blanc s’écoulait en spasmes sirupeux
Dans le caniveau assoiffé de mystère.
Libéré je tourne émerveillé dans la lumière.
Savoir enfin que le lourd secret ne pèse plus
Sur les ailes blanches de l’archange
Qui s’envole craintif déposer le poème originel
En son nid de duvet et de ronces.
17:28 Publié dans littérature, poésie, poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, poème, société, politique.






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