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  • Bonnes résolutions

     

    BONNES RÉSOLUTIONS

     

     

    Acrostiche sur l’alphabet

     

     

    Allez mon vieux Léon, une année de morte, une de retrouvée.

    Bon après cette oraison funèbre que vais-je décider comme bonnes résolutions ?

    Croire comme toujours que je vais les tenir.

    Décidemment je suis un indécrottable optimiste.

    Étienne mon vieux pote je te promets de ne plus boire sans toi.

    Facile, facile je voudrais bien t’y voir.

    Grande gueule, t’es qu’une grande gueule.

    Hagard parfois mais je t’aime bien.

    Imbécile je t’aime d’amitié, faut pas rêver.

    Je te promets également de prendre une douche par semaine.

    Kure de désintoxication, non ça s’écrit avec un c pas un k.

    Laisse tomber qu’est ce que tu vaux aller faire dans un hospice.

    Maintenant revenons à mes bonnes résolutions

    Ne plus insulter la maréchaussée même saoul.

    Ôter mes souliers pour dormir dans les lits des foyers.

    Piquer de la bouffe, non ça j’oserai jamais.

    Q, Q ? Ne plus montrer mon cul à l’Armée du Salut.

    Retourner voir ma mère, j’rigole Étienne.

    Souffrir en silence, comment j’sais pas faire !

    Tordu, t’es qu’un tordu, un faux frère.

    Une résolution à laquelle je tiens : lire même peu mais tous les jours.

    Voter tu dis, ouais faudrait déjà que je soit inscrit.

    Wallon oui je suis Wallon mais naturalisé parisien.

    Xénophobe, t’es qu’un xénophobe comme

    Yann le faux breton du Limousin.

    Zut aux, excuse moi Étienne j’voulais dire : merde aux bonnes résolutions

     

  • Autoportrait en "ieux"

     

    AUTOPORTRAIT EN "IEUX"

     

    Souvent je me sens :

     

    Curieux

    Laborieux

    Lieux

    Miséricordieux

    Spongieux

    Studieux

    Sérieux

     

    Fréquemment je me sens :

     

    Ambitieux

    Cieux

    Furieux

    Judicieux

    Malgracieux

    Malicieux

    Mieux

    Minutieux

    Mystérieux

    Radieux

     

    Parfois je me sens :

     

    Aïeux

    Adieux

    Astucieux

    Contagieux

    Copieux

    Délicieux

    Dispendieux

    Facétieux

    Fastidieux

    Gracieux

    Harmonieux

    Ingénieux

    Litigieux

    Mélodieux

    Pluvieux

    Sentencieux

    Spacieux

    Victorieux

    Vieux

     

    Rarement je me sens :

     

    Antireligieux

    Anxieux

    Calomnieux

    Capricieux

    Classieux

    Disgracieux

    Elogieux

    Glorieux

    Impécunieux

    Impérieux

    Injurieux

    Irrévérencieux

    Obséquieux

    Odieux

    Officieux

    Parcimonieux

    Précieux

    Prétentieux

    Silencieux

    Soucieux

    Tendancieux

     

    Exceptionnellement je me sens :

     

    Acrimonieux

    Contentieux

    Dévotieux

    Dieux

    Envieux

    Factieux

    Fallacieux

    Ignominieux

    Insidieux

    Licencieux

    Lisieux

    Luxurieux

    Oublieux

    Pernicieux

    Pieux

    Prèsdescieux

    Prestigieux

    Prie-Dieux

    Prodigieux

    Séditieux

    Spécieux

    Superstitieux

    Vicieux

  • Voyage au Bafagasthan

     

    Il reste encore quelques places pour le prochain départ. 10% de remise si vous vous inscrivez avant le 31 janvier. Ne ratez pas le voyage de votre vie.

     

    VOYAGE AU BAFAGASTHAN

     

     

    Nous vous proposons de vivre l’aventure de votre vie. Dans des paysages extraordinaires vous serez au cœur de la guerre. Vous partagerez le quotidien des militaires 24 heures sur 24. La mort sera présente chaque jour. Patrouille et embuscade avec les forces caramadaines. Vous assisterez aux briefings des officiers, ainsi qu’aux soirées festives. Des souvenirs inoubliables.

     

     

    VOUS AIMEREZ :

     

    Les fouilles de maisons.

    Les patrouilles à pieds.

    La nuit d’embuscade.

    L’ambiance virile et chaleureuse.

     

     

    PROGRAMME.

     

    JOUR 1.

    Vol direct Paris-Louback sur ligne régulière. Accueil à l’aéroport par nos agents de sécurité. Transfert en voiture blindée jusqu’au casernement du 256ème régiment d’infanterie spécial. Réception par le lieutenant-colonel X qui vous présentera son régiment, sa mission et votre programme. Pot de bienvenue à volonté. Installation en chambrée climatisée de huit personnes et dîner au mess des officiers.

     

    JOUR 2.

    Le matin visite du casernement, rencontre et dialogue avec les différents intervenants.

    L’après midi après quelques exercices d’assouplissement et munis des consignes vous partirez en patrouille à pieds dans le centre de Louback. Vous porterez la tenue de combat, le gilet pare-balle et le casque comme les militaires qui vous encadreront. Vous aurez également un fusil-mitrailleur non armé. Cette mission vous permettra de vivre dans toute sa réalité le quotidien des militaires à savoir insultes, crachats, jets de pierres etc.

    Débriefing. Pot de détente à volonté. Déjeuner et dîner au mess. Nuit au casernement.

     

    JOUR 3.

    Après le briefing avec les officiers départ tôt le matin (quatre heures) en véhicule blindé pour une mission de reconnaissance dans la Vallée du Ghsanta jusqu’au col du Trépok.

    Dans l’approche des points sensibles vous serez en troisième ligne afin de vous éviter un éventuel contact direct. Vous avez de forte chance d’apercevoir des rebelles en mouvement au flanc de la vallée. Si la concentration est importante l’aviation interviendra (Non garantie). Spectacle de feu et de bruit d’une intensité que vous ne soupçonnez pas. Débriefing, pot de détente à volonté.

    Déjeuner de ration sur le terrain, dîner au mess. Nuit au casernement.

     

     

    JOUR 4.

    Matinée de repos. Après le déjeuner briefing avec les officiers. Direction la plaine du Yonghu.

    Dans les villages, si vous le souhaitez, vous pourrez participer aux fouilles des maisons et à l’interrogatoire des villageois. En fin de journée installation sur les hauteurs d’un canyon pour une nuit de surveillance.

    Interrogatoire de villageois suspects arrêtés dans l’après midi avec simulation de torture. (La torture réelle est en option). Vous participerez aux tours de garde. Possibilité de combat si des rebelles tentent de forcer le passage. La probabilité est forte dans cette région, préparez vous à vivre des moments exceptionnels.

    Dîner de ration en bivouac. Nuit à la belle étoile. (Duvet fournie).

     

    JOUR 5.

    La journée sera consacrée au retour à Louback. Vous traverserez de nombreux villages. Des haltes sont prévues pour rencontrer les chefs de village et procéder aux nécessaires fouilles des maisons signalées comme suspectes. Vous pourrez participer à ces opérations préventives. Si vous souhaitez réaliser une ou des options prévenir l’officier responsable le matin avant le départ.

    Débriefing. Pot de détente à volonté.

    Déjeuner de ration, dîner au mess. Nuit au casernement.

     

    JOUR 6

    Matinée de repos. Déjeuner au mess. Briefing avec les officiers puis patrouille en véhicule militaire blindée dans les faubourgs de Louback. Nouvelle expérience passionnante qui vous permettra de constater l’étendue des dégâts provoqués par les rebelles. De plus les lancés de pierres et les tirs à l’arme légères sont très fréquents. Vous pourrez tirer avec le canon de 50mm du blindé sur une maison abandonnée (Option).

    Si une voiture piégée explose vous accompagnerez l’équipe d’intervention. (Non garantie).

    Débriefing. Pot de détente à volonté.

    Repas d’adieu en présence du lieutenant-colonel X, avec danses folkloriques. Champagne à volonté. Nuit au casernement.

     

    JOUR 7.

    À l’aube dernières sensations fortes lors d’une patrouille à pieds dans la vieille ville. Ambiance tendue et glauque. Le lever du soleil sera le bienvenu. Vous aurez peut être la chance d’assister à l’interception d’une voiture dangereuse par tirs tendus.

    Déjeuner au mess. En fin d’après midi transfert à l’aéroport en voiture blindée. Accompagnement par nos agents de sécurité jusqu’à l’embarquement.

    Vol Louback-Paris sur ligne régulière.

     

     

     

    PRIX : 28 650 euros par personne.

     

    Ce prix comprend : les vols Paris-Louback et Louback-Paris en classe économique sur vols réguliers. Le visa. La pension complète avec boissons à volonté. Nuits en chambrée climatisée de huit personnes et bivouacs. La fourniture de la tenue militaire que vous pourrez conserver. Le duvet pour le bivouac. La logistique et l’encadrement lors des opérations militaires. Les transferts aéroport-caserne et caserne-aéroport en voiture blindée. La délivrance par le lieutenant-colonel X d’un certificat attestant votre présence au combat.

     

    Ce prix ne comprend pas : l’assurance vie et l’assurance rapatriement obligatoires (Fournir les attestations). Les pourboires, les cigarettes et les drogues. (Prix intéressants sur place). L’accès au BMC.

     

    OPTIONS.

     

    Lors des fouilles dans les villages :

    • Gifler une villageoise : 300 euros.
    • Gifler un villageois : 400 euros.
    • Enfoncer une porte : 500 euros.
    • Lancer de grenade : 775 euros.
    • Incendier une maison : 3 500 euros.
    • Violer une femme : 10 000 euros.
    • Violer un homme : 12 500 euros.

     

    Torture réelle : 3 000 euros le quart d’heure. (Participation interdite).

    Positionnement en première ligne : 5 000 euros.

    Conduite d’un véhicule militaire blindée : 400 euros le quart d’heure.

    Tir avec le canon du véhicule militaire blindée : 250 euros l’obus.

    Fouille au corps d’un suspect : 100 euros.

    Vols AR en première classe : 3 675 euros.

     

     

    ATTENTION.

     

    La participation à ce voyage (Niveau cinq fusils) nécessite une bonne forme physique et psychologique. L’inscription à notre séminaire "Voyages de guerre et sensibilité" est fortement conseillée. Durée deux jours, 400 euros par personne, repas compris. Les dates sont disponibles sur notre site internet.

    La signature d’une décharge totale de notre responsabilité est préalable à toute inscription.

  • Tectonique des plaques

     

    TECTONIQUE DES PLAQUES

     

    Tectonique des plaques disent ils

    Drôle de danse !

    Danse macabre sans masque.

    Thanatos maître de ballet

    Sourit derrière son guichet

    La clientèle est de tout âge aujourd’hui

    Un véritable bal populaire.

    Cela le change des thés dansants

    Où n’accourent que des vieillards.

    La barque du vieux Charon

    Est tellement chargée qu’elle

    Risque de chavirer à chaque traversée.

    Le Styx et l’Achéron grondent de bonheur

    Hadès seigneur du royaume se redresse

    Fier de la moisson de ses fidèles serviteurs.

    Demain arrogant il défiera Zeus et Poséidon

    En éructant au ciel droit dans la glaise

    "Je suis le seul maître des plaques".

     

  • Autoportrait du retraité

     

    Ce texte a été écrit en utilisant comme texte-souche "Autoportrait du descendeur" de Paul Fournel écrivain oulipien.


    AUTOPORTRAIT DU RETRAITÉ

     

    Mon métier consiste à descendre du haut de ma vie jusqu’en bas. À descendre le plus lentement possible. C’est un métier d’homme. D’abord parce que lorsqu’il est en haut, le retraité a envie de descendre le plus lentement possible, ensuite parce que lorsqu’il y a plusieurs retraités en haut, ils veulent tous descendre plus lentement les uns que les autres.

    Un métier humain.

    Je suis retraité.

    Il y a eu Jacques Durand, il y a eu Paul Martin, il y a eu Jules Dumont, il y a eu Charles Dupont, il y a eu Raymond Ledur et, maintenant, il y a moi. Je serais cette année champion du monde et aux prochains jeux Retrétolympiques, j’aurai la médaille d’or.

    Je suis l’homme le plus équilibré de France, le plus calme le plus concentré, et mon travail consiste à fabriquer du ralentissement.

    Tous les grands retraités fabriquent du ralentissement.

    Descendre plus lentement c’est d’abord descendre autrement ; de façon à semer l’inquiétude et le doute.

    Faire peur. Descendre de telle manière que les autres soient persuadés que vous ne tiendrez pas sur vos pattes, jusqu’à ce qu’une génération entière descende comme vous.

    Dans une vie de retraité, on ne peut inventer qu’un ralentissement génial et un seul.

    Les Auvergnats sont arrivés à Paris avec la réputation de "véry old man" et deux saisons plus tard, les cinquante top-retraités du circuit ralentissaient comme eux.

    Maintenant il y a moi.

    Être un grand retraité est un état qui exige un don absolu de soi-même et une concentration totale. Je ralentis à temps plein. Je ralentis en montant les cols sur mon vélo en plein été. Je vis avec un sac de sable de cinquante kilos sur les épaules pour mieux ralentir. Je souris au médecin et au pharmacien parce que je sais qu’ils m’aident à ralentir. Je casse la tête de ma femme qui est nulle parce que je sais que cela m’aidera à ralentir.

    Prenez deux hommes à égalité de poids et d’âge, dans la même vie, mettez les à coté l’un de l’autre et c’est toujours moi qui ralentis le plus.

    Les cinq pilules de gelée royale qui commande la longévité, je le fais mille fois par semaine. Les cocktails de vitamines A, B, C, D, E, ceux que l’on prend avec les jambes de plomb, je les bois chaque soir avant de me coucher. Je sais toutes les pharmacies au centimètre et, à dix médicaments à l’heure, je les vois passer au ralenti.

    Je me prépare aussi pour ces ramollissements et autres coups de blues que les hasards de la vie nous imposent. Les pharmacies fermées qui permettent à un Paul Martin bien approvisionné, l’excité, de devenir champion de ralentissement.

    Tout compte dans votre carrière.

    Un jour, l’essentiel devient la composition du cocktail. C’est le cocktail qui fait le ralentissement. Vous avez pris un grand shaker, vous avez changé quatorze fois le mixte de vitamines, vous vous êtes mis en colère et vous avez perdu un an pour deux petites gélules oubliés parce qu’en entrant dans votre cuisine vous vous êtes demandé qu’elle était la composition exacte de votre cocktail.

    Quand je dors, je ralenti, quand je mange, je ralenti. Je dessine mes trajectoires, je modèle mes appuis. Mon estomac et ma rate sont intraitables, je porte sans cesse dans mes analyses des traces de vitamines.

    Lorsque l’ouverture de la pharmacie me libère, elle libère des tonnes de ralentissement. Après il reste un retraité devant le rayon anti-vieillissement qui n’a plus ni raison, ni bras, ni jambes et qui ralenti pour découvrir le médicament qui le fera arriver en bas de sa vie plus doucement que les autres hommes.

    C’est la règle.

     

    Et puis il y a le moment qui arrive forcément dans une vie, le seul moment de vrai repos, de repos absolu. Le repos du retraité.

    Vous avez avalé deux cocktail survitaminés, vous engloutissez un pot de gelée royale et vous faites cette minuscule erreur de dosage, cette petite faute stupide (qui n’est pas d’inattention puisque les retraités ignorent l’inattention) qui vous tire quelques gélules en dehors de la dose idéale. Et là, c’est le vrai repos, le repos immense. Vous avez déjà perdu la parole puis très vite l’ouie et la vue. Plus rien n’a d’importance, vous n’êtes plus un retraité, vos muscles se relâchent, votre esprit se libère, vous savez que vous allez crever.

     

  • Triste

     

    TRISTE

     

    Je me suis réveillé triste.

    Triste et lourd de larmes retenues.

    À lune montante le vent est venu

    Lourdement chargé il remontait la piste.

     

    Bien que lointain faible et ténu

    Je l’ai tout de suite reconnu

    De l’avoir trop souvent entendu

    C’était le vent du désespoir têtu.

     

    Vite sous ma couette je me suis caché

    J’ai bouché mes oreilles apeurées

    Sans espoir car il allait me dénicher

    Et me contraindre à écouter la réalité.

     

    Une porte furieuse a claqué violemment

    L’intrus était déjà dans l’escalier

    Sans aucun respect l’indélicat élément

    Sur mon lit a posé son fessier

     

    Dans un soubresaut démoniaque

    Il a vomi les pleurs, les cris rauques

    Des hommes tués à coup de matraque,

    Des femmes violées par la soldatesque

     

    Puis sans pitié il a jeté sur mon lit

    Les enfants morts de faim,

    Ceux écrasés vivants par les éboulis

    Les nourrissons donnés aux chiens.

     

    J’ai hurlé pitié, pitié

    Sourd il a continué de souffler

    Tortures, inondations, autodafés

    Génocides, par grandes bouffées.

     

    Je déteste ce vent narquois

    Qui attise les braises de ma mémoire.

    C’est ton monde dit il sans émoi

    Pourquoi pleures tu cœur noir ?

     

    Par quel miracle existe-t-il toujours

    Un vent porteur d’amour et d’espérance ?

    Pauvre hère condamné nuit et jour

    À une perpétuelle errance.

     

  • Acrostiche sur merci Gérard

     

    ACROSTICHE SUR "MERCI GÉRARD"

     

     

    Merci Gérard

    Écris, écris toujours

    Rien ne doit t’arrêter

    Continu à remplir ma boite mail

    Illusionniste des mots

     

    Grand manipulateur

    Éclectique prosateur

    Recherche sans fin

    Au-delà du quotidien.

    Reste fidèle à ton cœur

    Dénonce sans relâche le laid.

     

     

    Merde alors

    Encore vide cette bouteille

    Rude journée en perspective

    Car aujourd’hui tout est fermé

    Impossible de s’approvisionner

     

    Grande journée anti-alcoolisme disent-ils

    Événement international débile

    Restriction idiote des faux culs de bénitier

    Appel à boire de l’eau et quoi encore !

    Racontars d’aigris grincheux malheureux

    Demain pour compenser je me saoulerai deux fois.

     

     

    Monnaie de singe ! Guenon toi-même

    Est-ce que j’ai une tête de chimpanzé ?

    Regarde un peu mon bel argent durement gagné

    Comment tu ne veux pas de mes billets!

    Inouï d’entendre pareil sonnerie

     

     

    Gare à toi si tu ne me les prends pas

    Espèce de vieux macaque rabougri

    Reste calme je te paie je t’ai dis

    Alors c’est oui ?

    Ringard mes francs seulement des euros depuis 2002 !

    Dommage j’en ai plein sous mon matelas.

     

  • Utopie

     

    UTOPIE


    L’Homme a brutalement brisé

    La pierre au cœur noir

    Maladresse malencontreuse

    Ou dureté délibérée ?

     

    Le cœur saigne blanc

    Sur les pavés polis

    Le sang s’écoule

    Sans faire frémir.

     

    Les Hommes perplexes

    Hochent la tête.

    Qu’avons-nous fait

    De nos vingt ans ?

     

    La pierre de jeunesse

    Un emplâtre à l’âme

    Semble tranquille.

    Les Hommes sont rassurés.

     

    Le cœur noir à l’abri

    Continue de saigner blanc

    Personne ne l’écoute,

    Tout va bien !

     

    Il pleut dru sur

    L’île au trésor

    Utopia pleure en silence

    Seul parmi tous.