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  • Pérou Bolivie


    Pour les amateurs nouvel album succint de photos de notre récent voyage au Pérou et en Bolivie.

  • Benoît

     

    BENOÎT

     

    Ou acrostiche avec l’alphabet.

     

    Après avoir ouvert la cuisine à l’aide d’un ouvre-boîte

    Benoît, ce benêt, fut surpris du flot d’huile

    Comme si les sardines se gardaient dans l’eau !!

    Décidemment on ne pourra jamais rien tirer de lui

    Encore la semaine dernière en chiboulant la mesquère

    Figurez vous qu’il a pris une serpillière en guise de drap de bain

    Grosse déception de la Simone en bigoudis roses.

    Heureusement ce matin, pour se faire pardonner,

    Il a, d’un adroit coup de pince monseigneur, remis

    Juste dans l’axe les yeux de la chambre jaune.

    Kafkaïen ce regard loucheur qui chaque soir

    Les empêchait d’apprécier leur saucisse lentilles en regardant la télé.

    Mais bon tout ceci n’est que balivernes, Benoît a des qualités

    Nettement plus gyrophare que le français moyen

    Outre sa capacité à pétrifier d’effroi les camemberts coulants,

    Particulièrement ceux au lait cru, juste en les regardant de ses yeux d’acier

    Quelle émotion, lorsqu’il est en pleine forme, de le voir pêcher le

    Requin marteau avenue Vaugirard à la kalachnikov K 47

    Sans tirer une seul balle. Je ne dirais rien c’est son secret.

    Tard le soir lorsque le loup mange sa soupe, parfois il me raconte :

    Une fois j’ai ouvert le salon au couteau suisse véritable.

    Variante beaucoup plus précise que la rustique ouverture à l’opinel.

    Wagner dans le troisième acte de la Walkyrie l’exprime fort artistiquement

    Xavier mon tendre ami en pleure à chaque fois qu’il entend le ténor

    Yves de Boisrivière interpréter ce morceau de bravoure ou de baveur,

    Zanni que je suis, ma mémoire flanche en béatitude écervelée.

     

  • Babylone

     

    BABYLONE


    Ô Babylone ! Babylone !

    Fiorimani, massidou péro.

    Sibiabello ézo mélima

    Aprila ma novelumo.

    Géflino la castapléri

    Portavéro ni pesdémé.

    Fra spétio di biou

    Moudo lou lissomé.

     

    Ah! Babylone ! Babylone !

    Mo fergature, mo pragore.

    Fraja la trigone quespar

    Flachiméta è matro.

    Tri moroso il babala.

    Mêla instraporto li boluse

    Spada clomur il jaspar.

    Al brombare extonu sasy.

     

    Babylone !

    Vrana, kaspéra et tradur.

    Tarmar no vérogne.

    Cramor, chaqué fla mo burte.

    Malmar quetor strack

    Sicrate barbure cro karner.

    Stroche diavo stride

    Ma capraca razo.

     

  • Avenir

     

    AVENIR

     

    Les estaminets où il n’y a personne

    dans les petites villes appellent le tambour major.

    Les cafés où il n’y a personne dans les capitales

    appellent en silence.

     

    Lumineux dans la porte tournante

    des enfants jouent en riant.

    Près du mur un deux trois soleil

    éclaire leurs dents.

     

    Un fragment de murmures anciens

    suinte fragile des pavés.

    Des garnements sans mémoire

    à coup de pieds l’envoient au loin.

    Ils ne savent pas encore que leurs cris

    deviendront des souvenirs.

     

    Inconscientes du temps qui passe

    des fillettes nattées et rieuses

    marellent sans fin leur vie.

     

    Une vieille sur sa chaise branlante

    se dit en souriant que bientôt

    Elle connaîtra le ciel.

     

  • Attila

     

    ATTILA

     

    Un soleil bleu est apparu

    Dans le ciel soufre.

    Depuis qu’il c’est tu

    Silencieux il souffre.

     

    Attila attise la haine

    Des Huns contre les autres

    Il convoite les richesses,

    Compte sur les faiblesses

     

    Il ne connaît que le superficiel

    Il ignore l’essence, l’essentiel.

    Une seule légende la sienne,

    Peuple inculte elle sera tienne.

     

    L’inculte porte en ses gènes

    Des millénaires d’histoire.

    Attila porte sa certitude :

    J’effacerais ta mémoire.

     

    Il convoque le dieu Usa

    Pour bénir sa horde de malfrats.

    Il implore faussement le ciel,

    En réalité il ne connaît que le fiel.

     

    Le jour il adore la belle Sophia,

    La nuit il convole avec Lucifer.

    Enrobée d’un linceul blanc.

    Son âme est noire et perfide

     

    Attila n’est pas philosophe,

    Son cynisme est sans espoir.

    Il va droit à la catastrophe

    Ses soldats meurent sans gloire

     

    Un soleil rouge est apparu

    Dans le ciel soufre.

    Attila baisse sa nuque nue

    Il a vu, il sait qu’il va être vaincu.

     

  • Antre

     

    ANTRE

     

    Entre dans mon antre

    Je serai autre que le chemin

    Qui t’a conduit vers moi.

     

    Dans mon antre les cailloux

    Sont de pur cristal cueilli

    Au ciel de l’amour.

    La poussière est l’or

    Des fleurs de soleil

     

    Je t’allongerai sur ma couche

    De nuage parfumé.

    Mes baisers voleront comme des papillons

    De tes lèvres à tes pieds fatigués.

     

    Lorsque ton sourire reviendra

    Je m’allongerai près de toi et

    Nous unirons nos désirs d’éternité.

  • Amoureuse

     

    AMOUREUSE

     

    Je rue, j’éructe et je ruse, je t’ai bien compris.

    Tu flattes mon corps puis mon esprit

    Pour mieux les réduire.

    Séductrice jamais fatiguée

    Tu me pourchasses depuis des années

    Merci t ai je déjà dit, je suis comblé

    Passe ton sinueux chemin.

    Déjà tu me quittes pour un autre

    Mais je sais que tu reviendras,

    Tendre, câline, enjôleuse,

    Me refaire ton numéro.

    Comme Ulysse je fermerai les yeux

    Et boucherai mes oreilles,

    Enlacé à l’axe du monde.

    Impassible tu souriras

    Ce n’est qu’une question de temps

    Murmuras tu en t’éloignant.

    Je sais, hélas, qu’un jour

    Je rirais et pleurerais à mon tour,

    Fatigué je succomberai à ton amour.