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  • Plus de porte de sortie

    PLUS DE PORTE DE SORTIE

     

    Plus de porte de sortie.

     

    Les zèbres ont abandonné

    le costume rayé, drôle !

     

    Les girafes se repeignent

    en orange, révolutionnaire !

     

    Les crocos claquent des dents

    le marigot est froid, bizarre !

     

    Les lions se coiffent la crinière

    avec la raie à gauche, surprenant !

     

    Les éléphants font une cure

    de rajeunissement, bidonnant !

     

    Les vipères ne sifflent plus au

    dessus de nos têtes, extraordinaire !

     

    Les renards désertent les poulaillers

    pour le désert, temporaire !

     

    Les buffles ne se parent plus

    Qui va les défendre, désillusion !

     

    L’aigle souverain a défié le soleil

    il a perdu la vue, crépusculaire !

     

    Les humains amassent, amassent

    pour gonfler leur ego, explosif !

     

    Plus de porte de sortie.

     

  • Terreur

    TERREUR

     

    La terreur de leur cœur face au cosmos

    Pétrifie les hâbleurs escaladeurs du néant

    Qui contemplent en pleurnichant la transparence

    De leur non vie de mammifère stéréotypé.

     

    Mercenaires de l’amour ils putréfient les sentiments

    Par des paroles poisseuses de faussaires.

    Leurs mains avides ne connaissent que le vide

    Du vent des âmes sans relief.

     

    Fantômes égarés dans leur labyrinthe

    Ils comblent leurs fringales de désespérés

    En des banquets de pierres et de leurres

    Dans l’espoir d’une introuvable satiété.

     

    Auto-enchaînés à une montagne d’indifférence

    Ils crient à l’injustice des hommes et de la création

    Et supplient les dieux et les diables de les sauver

    Du rendez vous avec les supplices de l’enfer

     

  • Place des menteux

    PLACE DES MENTEUX

     

    Ce matin sur TV Flots Bleus

    Reportage place des Menteux.

    Attentifs, calmes et silencieux

    Les poissons sont heureux.

     

    Malgré la forte chaleur

    Les gestes des pêcheurs

    Sont d’une telle ampleur

    Qu’ils épatent les plus rêveurs.

     

    Devant la télé bouches en coeur

    Même les bars les plus hâbleurs,

    Eux d’habitude si querelleurs,

    Ne se sentent pas à la hauteur.

     

    Les poissons se disent en déjeunant :

    Mais où habitent donc ces géants ?

    Peut être au fond de l’océan

    Loin dans les abysses, le néant.

     

    À Luc sur Mer c’est impensable !

    Nos pêcheurs, il est fort probable,

    Racontent des exploits contestables,

    Où alors dans des îles au diable.

     

    À Courseulles lorsque l’on va

    Chez Isabelle reine du Stenaca

    Devant les turbos bodybuildés

    Les soles hyper vitaminées

     

    Les raies aux ailes large du ciel

    Les bars sauvages providentiels

    On se dit place des Menteux

    Sont plutôt modestes les baveux.

     

  • Froide incandescence

    FROIDE INCANDESCENCE

     

    Froide incandescence d’un vide sans sépulture

    Où rôde les souvenirs en haillons

    D’un temps haché par la roue carnassière

    De nos mémoires avides de devenir.

     

    Fiction d’un ailleurs éternel rempli de fantômes

    Où de fausses joies terrestres, guenilles de

    Nos élucubrations, nous tendent leurs bras

    Pour nous engloutir dans un bonheur lobotomie.

     

    Crécelle du lépreux seul sur la Voie

    Sous ses pas les étoiles frémissent et

    Pleurent l’aveuglement des chrysalides

    Murées dans leur refus de liberté.

     

    Déjouer les clepsydres édentées en faction,

    Franchir l’obstacle et rejoindre le présent.

    Découper au scalpel un morceau d’éternité

    Les yeux grands ouverts le dévorer à pleine vie

     

  • Pétales de chair

    PÉTALES DE CHAIR

     

    Pétales de chair livide

    sous la lumière bleue,

    éclats de vie sans écho.

    L’ample geste du semeur de sable

    a effacé tout rêve d’ici.

    Partir, rejoindre le grand fleuve

    afin que sa pirogue existe.

     

    Fragments éparpillés

    par des coups de pied botté

    dans le cosmos vertigineux.

    Puzzle incomplet, cadeau de riche

    qui garde la pièce gagnante.

     

    Les lampyres stellaires,

    feux d’artifice des puissants,

    éclairent le plat des pauvres

    en recherche d’unité.

    Ingrats quémandeurs de miettes dorées

    dans l’oubli de la frugalité divine.

     

    Qu’importe l’or ruisselle sans fin.

    Le sommet de la pyramide est

    éclatant sous le soleil.

    Dans l’ombre la base pellette sans fin.

     

    Le libéral torrent

    nettoie les écuries d’Augias

    emportant vers les bas fonds

    la lie du monde.

    Chacun à sa place et

    les sommets resplendiront.

     

    Mesquins les nains agitent

    leurs mains pleines de vilenies,

    en hurlant la bouche tordue

    de haine et d’envie :

    "Augias a des frères, nettoyons, nettoyons"

     

    Pauvres écervelés qui ne savent pas

    récurer leurs toilettes puantes

    La merde n’encombre pas les sommets

    elle glisse vers le bas où patauge le commun

     

    Heureusement Dieu dans sa grande bonté

    permet l’apparition régulière

    d’un Grand Nettoyeur,

    d’un Grand Ordonnateur

    qui élimine les impuretés accumulées.

     

    La vallée enfin remplie de vérité

    reçoit le soleil universel.

    Gloire au Grand Nettoyeur.

    Alléluia à Dieu qui lui a

    confié la Grande Épée de Feu

     

    Les roseaux sous le souffle divin

    se redressent, fiers et hardis.

    Les prêtres ont changé d’habits

    ils entonnent le nouveau credo ;

    dépouillé de ses oripeaux dorés

    on le croirait nouveau-né.

     

    Souple et flexible le serpent

    regarde le sommet de la pyramide.

    Malheur à nous!

    Des nuages diaboliques

    cachent le pyramidion

    qu’avons-nous fait ?

     

    Le soleil affolé d’or

    parcours avidement

    la terre aride des "no futur".

    Sous ses rais ne scintille plus

    que la grise poussière du néant.

    La manne a disparue.

     

    Ô Pharaon nous t’en supplions

    fait sortir du Grand Temple

    le Gros Marteau d’airain et

    le Glorieux Ventilateur de tes ancêtres.

    Après avoir tuer le Grand Nettoyeur,

    nous actionnerons la Grande Roue.

    Comme nos valeureux anciens

    nous sommes prêts à mourir

    pour chasser les impies nuages.

     

    Le Pyramidion est plus beau que jamais

    Les prêtres ont revêtus l’ancienne robe

    Ils ont entonnés le Cred’or.

    Pharaon a fait brûler les corps

    des vaillants défendeurs de l’Ordre

    morts pour sauver le Monde de Râ.

    Le Grand Ventilateur a chassé les cendres.

     

    Le Pyramidion est au soleil

    La vallée dans l’ombre

    Tout est en ordre.

    Pharaon sourit.

     

  • Perles

    PERLES

     

    Issues de la brume des flots nacrés

    Mes rêves délicats et parfumés

    Nourrissent la réalité sacrée

    De l’intuition enfin recomposée.

     

    Soudain de ma bouche émerveillée,

    En un cliquetis doux et mélodieux,

    S’écoulent des perles argentées

    Venues du temps des Dieux.

     

    Sur le sable rouge de mes nuits,

    Plages perdues des inconnues,

    Elles roulent légères, sans bruit

    La vibrations venue des nues.

     

    Enfin libéré mon esprit rebelle

    Accueille le flux ensemenceur

    Du Souffle cosmique éternel,

    Promesse de la blanche douleur.

     

    Je plante l’axe du monde natal

    Des mots échappés de l’absolu

    Jalon dans la quête sidérale

    Du bêcheur, calme géant résolu.

     

    La pierre marque l’angle du perdu.

    La splendeur solaire de l’Arpenteur,

    Au cœur du désert la main tendue,

    Illumine le pays maudit des menteurs.

     

  • Père que faire ?

    PÈRE QUE FAIRE ?

     

    Père que faire ?

     

    Les pauvres se plaignent d’être pauvre.

    Les riches se plaignent d’être riche.

     

    Mon cher fils contentez vous d’être

    un grand bourgeois calfeutré.

    Heureux caché derrière de hauts murs.

    HEC va vous expliquer tout cela.

     

    Père je crains que cette position soit inconfortable.

    Je vais vivre dans l’angoisse permanente.

    La peur des affres de la pauvreté.

    La peur de la tentation de la richesse.

     

    Concentré sur la ligne médiane

    comme un funambule entre deux vies,

    subissant les assauts de l’envie et de l’excès.

    Entre misère et péché.

     

    Père que faire ?

     

    Pensez à vous avant tout, négligez le commun.

    Adulé le puissant, votez pour lui il vous préservera.

    Aux envieux cachés vos biens et vos passions.

    Ne donnez pas trop aux pauvres, ils s’habituent vite.

     

    N’abandonnez jamais notre Sainte Mère l’Église

    dernier rempart contre l’avilissement des mœurs.

    Elle seule maintient chacun à sa place.

    Laissez l’espoir du Paradis aux démunis.

     

    Père les temps ont changé

    Les cierges des églises n’attirent plus que les papillons.

    L’encens n’enivre que les bigotes et les pigeons.

    Quant au Paradis vos pauvres le cherchent sur terre.

     

    Patiemment les puissants ont commencé à nous dépouiller

    ils sont de plus en plus riches, leurs enfants s’embourgeoisent.

    Ils achètent les châteaux Napoléon III de vos grands pères

    pour en faire des résidences secondaires avec piscine.

     

    Père que faire ?

     

    Ils rêvent de vous ressembler! Alors, ingérez les, digérez les !

    Faites en de bons gros bourgeois à la face rougeaude.

    Ensemble vous trouverez des jeunes ambitieux sans le sou

    que vous formerez au maintien à distance de la plèbe.

     

    Quelques médailles, des postes politiques lucratifs,

    puis des portefeuilles de ministre bien remplis.

    Alors soyez sans crainte ils vous serviront servilement.

    L’ombre sera douce à vos yeux de vainqueur.

     

    Merci père.

     

  • Perdre

    PERDRE

     

    On a toujours peur de perdre quelque chose :

     

    Les riches leur argent.

    Les pauvres leurs enfants.

    Les nantis leur souris.

    Les démunis leur vie.

    Les jeunes leur tranquillité.

    Les vieux leur dentier.

    Les hommes leur heaume.

    Les femmes leur home.

    Les prêtres leur soutane.

    Les athées leur tatanes.

     

    On a toujours peur de perdre quelque chose :

     

    Son porte-monnaie, son porte-flingue

    Son porte-jarretelles, son porte avions

    Son porte-bonheur, son porte-malheur

    Son portefaix son porte-ugais

    Son porte-manteau, son porte-mental

    Son porte- clés, son porte-ouverte

    Son porte-balais, son porte-bébé

    Son porte-enseigne, son porte-Dieu

     

    On a toujours peur de perdre quelque chose :