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  • J'ai perdu

    J’AI PERDU…

     

    J’ai perdu mon boulot.

    J’ai perdu ma situation.

    J’ai perdu connaissance.

    J’ai perdu mon sang froid.

    J’ai perdu la tête.

    J’ai perdu la boule.

    J’ai perdu patience.

    J’ai perdu la voix.

    J’ai perdu le nord.

     

    J’ai perdu mon procès.

    J’ai perdu la bataille.

    J’ai perdu mes illusions.

    J’ai perdu mon temps.

    J’ai perdu mon honneur.

    J’ai perdu courage.

    J’ai perdu l’espoir.

    J’ai perdu l’estime de moi-même.

    J’ai perdu confiance en moi.

    J’ai perdu la face.

    J’ai perdu ma fierté.

    J’ai perdu mon latin

     

    J’ai perdu pied.

    J’ai perdu la raison.

    J’ai perdu l’appétit.

    J’ai perdu le repos.

    J’ai perdu le sommeil.

    J’ai perdu du poids.

    J’ai perdu mes cheveux.

    J’ai perdu ma santé.

     

    J’ai perdu ma route.

    J’ai perdu mon chemin.

    J’ai perdu mon crédit.

    J’ai perdu le fruit de mon travail.

    J’ai perdu mon argent.

    J’ai perdu mes biens.

    J’ai perdu mon toit.

    J’ai perdu ma famille.

     

    J’ai perdu la trace de mes amis.

    J’ai perdu le contact.

    J’ai perdu de vue.

    J’ai perdu le sentiment d’appartenance.

    J’ai perdu le souvenir.

    J’ai perdu la mémoire.

    J’ai perdu le goût de l’humanité.

     

    J’ai perdu l’équilibre.

    J’ai perdu l’habitude de vivre.

    J’ai perdu le sens.

    J’ai perdu l’esprit.

    J’ai perdu mon âme.

    J’ai perdu la foi.

    J’ai perdu la vie.

     

  • J'ai cru aux crues

    J’AI CRU AUX CRUES

     

    J’ai cru aux crues abondantes

    J’ai cru aux décrues fertilisantes

    J’ai cru à toutes leurs sornettes

    J’ai cru bon de ne pas tirer la sonnette.

     

    J’ai bu des grands crus

    J’ai bu de l’eau des crues

    J’ai bu le vin avant la lie

    J’ai bu le calice jusqu’à l’hallali.

     

    J’ai perdu tout mon pognon

    J’ai perdu toutes mes illusions

    J’ai perdu ma mie qui l’eu cru.

    J’ai perdu, j’ai bu, je suis foutu.

     

    J’ai vendu mon château breton

    J’ai vendu ma Rolls d’occasion

    J’ai vendu mes fameux Picasson

    J’ai vendu les fourrures de Manon.

     

    J’ai vécu chez des cousins

    J’ai vécu reclus cistercien

    J’ai vécu près la belle Aurélien

    J’ai vécu nomade bédouin.

     

    J’ai revu le soleil se lever

    J’ai revu des enfants émerveillés

    J’ai revu le ciel étoilé

    J’ai revu mon sourire oublié.

     

    J’ai tendu le cou pour voir Orion

    J’ai tendu le doigt vers l’horizon

    J’ai tendu l’oreille à l’appel marin

    J’ai tendu la main à demain.

     

  • Illusions

    ILLUSIONS

     

    Autrefois mon chien dévorait les passants

    Aujourd’hui rien ne se passe

    N’ai-je plus de chien ?

    Ou n’y a-t-il plus de passants ?

     

     

    La jeune fille du maître de maison

    A confondu coucherie

    Et demande en mariage.

     

     

    Mon poisson rouge la bouche en eau

    Me raconte des histoires d’Ô

     

     

    Le présent avale goulûment l’avenir et rejette les excréments d’un passé illisible.

     

  • Il est vingt heures

    Joyeux Noël. Bonne année. Tout va bien

     

    IL EST VINGT HEURES

     

    Il est vingt heures, braves gens dormez en paix

    Tout va bien, tout tourne rond

     

    Les pauvres triment, les riches trichent

    La Bourse monte, les salaires baissent

    Les prolos bossent dans l’ombre

    Les nantis s’ennuient au soleil.

     

    Les traders fous font du fric avec tout

    L’avance, le retard, l’abondance, la disette

    Les bénéfices, les pertes, les licenciements

    Cris lointains ? Le peuple ! C’est quoi ?

     

    Il est vingt heures, braves gens dormez en paix

    Tout va bien, tout tourne rond

     

    La soldatesque bien armée pille et viole

    Il faut bien que jeunesse se passe et profit se fasse

    Et puis comme le disent nos bien-aimés dictateurs

    C’est le prix à payer pour avoir un avenir radieux.

     

    Les marchands d’armes hurlent à la paix en public

    Et brûlent des cierges en cachette pour la guerre.

    Heureusement la saine corruption supplée

    A l’incurie désarmante et désolante de Dieu

     

    Il est vingt heures, braves gens dormez en paix

    Tout va bien, tout tourne rond

     

    Un milliard d’humains meurent de faim

    Et nos riches poubelles ont des ulcères

    Au coin de nos rues la pauvreté nous agresse

    Je ne savais pas que ça pouvait s’exporter

     

    Sollicité par  la télévision, j’envoie un don

    Un petit, ma bonté à des limites, enfin bon

    Si je veux qu’ils restent chez eux,

    Il faut bien faire des sacrifices pour vivre en paix

     

    Il est vingt heures, braves gens dormez en paix

    Tout va bien, tout tourne rond

     

    Il n’y a plus de valeurs morales universelles

    Les dictateurs respectent les Droits de l’Homme

    Les ultra-libéraux partagent leurs dividendes

    Comment voulez vous que j’élève mes enfants

     

    Heureusement les fondamentaux restent solides

    La loi du plus fort est toujours la meilleure

    Les évêques très sages bénissent les vainqueurs

    Alors pourquoi les faibles font ils tant de problème ?

     

    Il est vingt heures, braves gens dormez en paix

    Tout va bien, tout tourne rond

     

    Il est vingt heures, braves gens dormez en paix

    Tout va bien, tout tourne rond

  • Equateur

    Chères lectrices et chers lecteurs,

    Vous pouvez consulter l'album photos de notre récent séjour en Equateur (06/10 au 13/11).

    Bon voyage.

    Bien amicalement.

    Luigi

  • Hypothèses

    HYPOTHÈSES

     

    Hypothèse blasphématoire du décervelé inconnu

    Sortit de son chapeau comme un train du tunnel.

    Pauvre carcasse rouillée, croissant de lune désargentée.

     

    Les lilliputiens de la vie hululent dans leur scaphandre

    Hermétiquement clos de déshérités du vice.

     

    Mes lèvres balbutient le sermon du derviche tourneur

    Sur la force centrifuge du Démiurge.

     

    Vais-je mourir nue ou habillée se dit la statue équestre

    Du boni-menteur de vérité absolue.

     

    Babou absurde en toute logique comme un caméléon

    Qui se veut papillon,

    Se pétrifie au cul des anges catcheurs de l’Absolu.

     

    Par avant, para pluie d’Indochine au treillis immaculé

    Par la Grande Lessive du Grand Falsificateur de conscience.

     

    Folie fiévreuse du chercheur de certitudes anguleuses

    En absence du Grand Cercle ontologique.

     

    Conception répond au misanthrope qu’elle n’a rien à déclarer.

    Naïveté d’une fausse ingénue ou perverse Créatrice.

     

    Hypothèse, rien qu’hypothèse s’écrie le rat de laboratoire

    En trébuchant sur le carré de l’hypoténuse au torse velu.

     

  • Humaine nature

    HUMAINE NATURE

     

    L’homme, avatar de l’évolution,

    Se croit reflet de la perfection.

    Bouffi de vanité, d’illusions

    Il s’imagine ultime illumination.

     

    Pour justifier sa déraison

    Il invente l’innommable : Dieu.

    Puis, pirouette de fanfaron,

    Il se place au centre des cieux.

     

    L’homme, poussière cosmique,

    Se rêve être parfait et unique.

    Il n’est que passant anecdotique,

    Nain tragique devant l’énigmatique

     

    Demain l’homme-dieu disparaîtra

    Le cosmos sourd ne frémira pas

    Á ses appels d’angoissés en trépas,

    Il poursuivra son cycle sans émoi.

     

    Alors les grands crabes ronds

    Monteront des abysses sans Jéhovah.

    Ivres de lumière ils deviendront……

    De vrais humains, pourquoi pas !

     

  • Homards, crabes et crocodiles

    HOMARDS, CRABES ET CROCODILES.

     

    Le député jure qu’il ne mettra plus la main à la pâte à modeler les billets de cinq cents dollars. Sa femme pieuvre le sangsue avec la délicatesse d’un dragon de corps de garde.

    Le homard ricane en battants des pinces dans le casier judiciaire du pêcheur repenti et redonne ainsi à un mafieux, emmaidaillé d’honneur en légion, sa blancheur virginale

    Des fredaines, chantonne la homarde à son flibustier borgne et autodidacte. Le monde appartient aux canailles songe t-elle en épluchant les comptes de Monseigneur.

    L’expert comptable marron à la dinde pleurniche, il n’a pas réussi à serrer la pince au homard du tribunal. Inquiet il jette la mallette à billets dans la fosse aux lions. Les lionnes parient en susurrant des mots d’amour aux eunuques de service. Elles tressautent un lion est mort, grâce à Dieu c’est un de cette saloperie d’équipe de l’Union Sportive Démocratique. Leurs vaillants lions de l’Ultra Libéral Sporting Club continuent d’étouffer leurs adversaires en les engorgeant de faux billets de Monopoly et de mensonge en solde.

    La cloche a sonné la fin de la partie, le cardinal vieux crabe sans pince, dans le doute de la somnolence, béni les vainqueurs et prie pour les vaincus. Il ne faut jamais insulter l’avenir.

    Dieu dans sa grande mansuétude à donner des pinces et un panier aux crabes. Les crocodiles à cette nouvelle ont hululé de rage. Dieu dans sa grande mansuétude leur a créé le marigot et donner une grande gueule.

    La lionne pince Monseigneur pince sans rire qui en pince pour elle. Surpris il tressaute de joie. La lionne range son homard dans un sac Hermès d’algues et de goémon et se sauve en riant aux éclats de l’ingénuité de l’ecclésiastique libidineux.

    Les lions fiers de leur victoire sur cette putain d’équipe de merde de l’Union Sportive Démocratique plongent dans le marigot pour se rafraîchir. Ils en profitent pour noyer quelques inattentifs crocodiles séniles administrateurs de leurs sociétés écrans. C’est toujours des jetons de présence de récupérés pour leurs rejetons. De l’autre main ils portent haut leur panier de crabes pour leur donner une bonne leçon de géopolitique universelle et de stratégie occulte.

    Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ricanent les crocodiles avant de se lancer dans une farandole effrénée avec les homards et les crabes. Les lions heureux sourient.

    Une pluie de dollars les oblige à se remettre au travail. Rien n’est parfait en ce bas monde.