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  • La voix du silence

    LA VOIX DU SILENCE

     

    Funeste exil dithyrambique.

    Se croire maître du jeu,

    Aveuglement perfide et fratricide

    En un fracas incohérent

     

    Effervescence dissonante d’absolues vérités.

    Stériles, puériles cacophonies monogames.

    Ruts puissants de l’impuissance,

    Anesthésiant masquant nos maux.

     

    Incontinent zélateur du masque

    Au cœur orné d’humaine éternité,

    Talisman fébrile et factice des

    Certitudes d’imputrescible avenir.

     

    S’enivrer des vapeurs suaves de

    L’infaillibilité déstructurante

    Du flot suzerain.

    Ne plus s’appartenir, obéir.

     

    Fuir, s’enfouir, mentir,

    Briser le miroir péremptoire.

    Narcissique folie éolienne,

    Négation du cercle flamboyant.

     

    Incantations aux crues bénéfiques,

    Arrivée des crues dévastatrices.

    Fleuve de boue noire,

    Conscience violée, voilée.

     

    Les larmes dormantes sourdent.

    Porteuses de verticalité.

    En ce temps là

    Le rocher était menhir

     

    Pourquoi ai-je pleuré ?

    Résurgence esclavagiste

    D’une mine abandonnée,

    Ou source de pur cristal ?

     

    Oser le reflet,

    Délier le bouillonnement,

    Fermer les yeux et

    Lire le cœur épars.

    Foudre silencieusement fertile,

    Apaisement incertain du tonnerre.

    La grande cataracte expire,

    J’ai peur de l’avant.

     

    Confrontation titanesque

    En une esquisse de réconciliation.

    Janus enfin dédoublé.

    Incompatibles reflets ?

     

    Gémellité des sentiments,

    Inespéré compromis salutaire.

    La caverne s’éclaire, je suis là

    Baigné d’anxieux silence

     

    Source de pur cristal,

    Ambroisie cosmique,

    Donne à mon cœur

    La Lumière du premier jour.

     

    Larmes de blanche rosée,

    Sésame d’une forteresse oubliée.

    En son cœur repose

    Le Verbe apaisé.

     

  • La souris

    LA SOURIS

     

    Cette nuit, par surprise,

    J’ai étranglé ma souris endormie.

    Dans un spasme géant

    Elle a régurgité tous les mots

    Qu’elle m’avait volé

     

    L’enclume et le marteau,

    La clepsydre et le gnomon

    La sagette et le saladero,

    Le gabeleur et le gadjo

    Le maillechort et le zamak

    Le cervelas et les équidés.

     

    Torrent au flux sans fin

    De mots-vivants kidnappés

     

    Sous l’avalanche de lettres

    Je suis tombé de mon fauteuil

    Heureusement pour mes névroses

    Ils ont glissé sans résistance

    Dans la besace de mon histoire

     

    Des mots rescapés se rebellent :

     

    Le misanthrope jaloux

    Jette l’anathème du vélo rouillé

    Á coup d’oxymore récalcitrant

     

    Le pandémonium solitaire

    C’est jeté dans le silence

    De l’ordre rétabli

     

    Le viveur mercantile et psoriasique

    Ronge son frein

    En attendant le monastère

     

    Le thuriféraire anxieux et sirupeux

    Cache sous son costume trois pièces

    L’objet de toutes ses frustrations

     

    Heureusement le kleptomane

    Isvotchik de nos égarés

    Les ramène au disque dur.

     

  • La soupe populaire

    LA SOUPE POPULAIRE

     

    Il est vingt heures la soupe est servie, braves gens mangez en paix

    Que le Grand Libéralisme vous maintienne en heureuse léthargie.

     

    Á la Grande soupe populaire et photogénique du pré-pensé

    Nous suivons la file des affamés de vide intersidéral.

    Avant de prendre place dans l’arène de la télé putain

    Certains rêvent de coït ensanglanté à faire pâlir le divin Marquis.

     

    Á mort les empêcheurs de bander en rond, de niquer virtuel

    Vive les Grands jeux du cirque, vive les Grands poilus pervers

    Et qu’enfin libérés, nous chantions tous en chœur le Grand Leurre

    "Alouette, Grande Alouette je te plumerai la queue et la queue……".

     

    Le funambule sur son fil satellitaire nous glamour la belle parole.

    Au soleil d’un avenir radieux, lénifiant et ultra sécuritaire

    Elle montre son cul et s’exhibe avec un con à la calvitie pré tombale.

    Émerveillés nous bavons comme des gastéropodes prépubères

     

    Il est vingt heures dix la soupe fume, braves gens humez en paix

    Que le Grand Menteur vous tiennent bouche bée.

     

    Le sorcier souriant jette sur la latérite quelques gueux

    Efflanqués, hébétés, ils trébuchent vers une autre misère

    Ventrus repus nous sourions béatement de notre bonheur cocu.

    Doivent pas avoir beaucoup d’amis sur face book ces pauvres gens.

     

    Le magicien fait apparaître la patte de lapin magico-mystique

    Celle qui fait éjaculer la fortune sur les adorateurs du loto

    Á genoux, les yeux au ciel ils tendent la grille de leur cage.

    "Alouette, Grande Alouette je te plumerai la queue et la queue……".

     

    Le ventriloque d’une voix d’outre cieux vend des indulgences.

    Merci, merci susurre t-il en moutonnant le dindon à la mémoire bègue.

    Chaque soir engloutis par nos canapés mercantiles et poltrons

    Nous abandonnons à l’ogre un morceau de nos cerveaux dociles.

     

    Il est vingt heures vingt la soupe est tiède, braves gens mangez vite

    Que le Grand Manipulateur vous distille les bonnes nouvelles.

     

    La Grande décerveleuse brille de tous ses feux et tourne à plein régime.

    Les anorexiques de l’information mâchonnent silencieusement leur pâtée.

    Les petits bras idolisent les Narcisses de la farandole du Grand Cabaret.

    Les gros bras éduquent à coups de barre de fer les entêtés de la liberté.

     

    La bonne pleure dans le châle en cachemire de Madame de

    En regardant l’émission de télé-réalité "Premières copulations".

    Pourquoi pas elle, depuis le temps qu’elle rêve à son quart d’heure de célébrité.

    Pourtant sa candidature était parfaite avec orgasme en direct sur vidéo 3D.

     

    Et les pauvres, et les pauvres crient les égarés du comportement scalène

    Ils n’ont pas la patte de lapin magico-milliardaire dans la poche droite,

    Et le manuel du parfait Ubu Roi est totalement muet sur ce sujet,

    Grand Gourdin Exalté que faire, que faire ??? Qu’il crève, merdre !

     

    Il est vingt heures trente la soupe est avalé, braves gens digérez en paix.

    Que la Grande Lucarne vous berce, consommez, consommez, consommez…….

  • La noria

    LA NORIA

     

    La noria de vie tourne sans fin

    Ses godets élèvent l’eau vers le ciel

    En une offrande païenne.

     

    Assoiffé par mon errance

    Je m’abreuve à chaque source

    En rêvant du secret originel.

     

    Délicatement un évanescent reflet

    Me rappelle à l’humilité

    De mon statut de ciron.

     

  • Cheminement

    Cheminement

     

    La main usée comme un vieux parchemin

    Chemine par les sentiers du devenir

    Vers l’abondance d’un monde de grains

    Où les portes glapissent des vents en délire.

     

    La main tendue implore un regard d’avenir.

    Dans un désert de bons sentiments malins

    Les marigots grouillent de lunes vampires

    Prêtent à saigner celle qui ose son destin.

     

    Les mains se nouent, éternel corps chagrin,

    Duo sans partition d’un mystérieux pire

    Elles pleurent, ivre de sans lendemain,

    Des larmes de pierre sur un mur à frémir.

     

    La main caresse les nuages à soupirs

    Pour effacer les rides de l’inhumain

    Sur les ailes brisées des anges martyrs

    Sacrifiés sur l’autel du profit mondain.

     

    La main se lève fière de ce poing humain

    Menhir dans la boue des paroles du pire.

    Apprendre le futur bonheur des matins

    Archipel de perles d’espoir d’un sourire.

     

  • La corne de l'Afrique

    LA CORNE DE L’AFRIQUE

     

    Quel joli nom qui sent bon l’aventure

    Aussitôt viennent à l’esprit de belles images :

    La savane, les pistes en latérite

    Qui mènent aux points d’eau

    Où les heureux touristes photographies

    Les cornes des jolies gazelles,

    Des gracieuses antilopes

    Des cornes cintrées ou vrillées.

    La corne de l’impressionnant rhinocéros et

    L’africain toujours souriant

    Qui vit content avec presque rien.

     

    Le miroir traversé il ne reste

    Que la corne de la désabondance.

    Les enfants squelettiques agonisants

    Dans les bras de leur mères aux yeux égarés.

    Trois ans de sécheresse, dix millions

    De personnes en détresse

    Des dizaines de milliers de morts

    Auront été nécessaire pour sortir

    La tête des repus de leur assiette.

    Avant de retourner à l’indifférence

    Ils enverront leur obole pour dormir

    En paix devant leur télévision.

     

  • La cathédrale

    LA CATHÉDRALE

     

     

    La cathédrale de sable c’est effondré

    Sur les derniers croyants.

    Le paradis affiche :

    «Solde avant fermeture définitive

    70% de remise sur vos péchés»

     

  • J'étais

    J’ÉTAIS

     

    Poème écrit à la manière d’Yves Buin.

     

    Je l’ai divisé en quatre parties : l’enfance, l’adolescence et la jeunesse, l’âge adulte et l’âge d’or. Par contre les "j’étais" sont en vrac.

     

    J’étais ballot de paille.

    J’étais spectateur inconscient de l’Histoire.

    J’étais le loup maître des neiges.

    J’étais le trappeur hermétique et ouvert.

    J’étais frère et cow-boy dans la grande plaine.

    J’étais livres et rêves d’espace.

    J’étais un entêté décidé.

    J’étais sport individuel.

    J’étais homme-volant.

    J’étais labours et moissons.

    J’étais bruit de la pluie sur le toit.

    J’étais libre et heureux, j’étais.

    J’étais ruisseaux et poissons.

    J’étais éclat de rire qui brise les vitres.

    J’étais lettres dans le bouillon.

    J’étais rebelle, pieds nus et patois.

    J’étais Fausto Coppi vainqueur du Tour de France.

    J’étais nuage devant le soleil.

    J’étais tarte à la rhubarbe.

    J’étais silence et vertige.

    J’étais galet plat sur la crête des vagues.

    J’étais vibrations des feuilles au printemps.

    J’étais ligne jaune infranchissable.

    J’étais si tous les enfants du monde……….

    J’étais refus et refuge.

    J’étais macaroni.

    J’étais complicité et symbiose muettes.

    J’étais dictionnaire de A à Z.

    J’étais "cabutes à lapens".

    J’étais terrains vagues, Aventures sur Seine.

    J’étais déjà bavard !

    J’étais retours sur les chevaux de labour.

    J’étais vieux chiffons et effluves de naphtaline

    J’étais émois et frissons.

     

     

    J’étais repli dans la foule.

    J’étais à contre-courant désespérément.

    J’étais amitié pour la vie.

    J’étais nuit et brouillard.

    J’étais eschatologie désespérée.

    J’étais attente désespérée de la majorité.

    J’étais révolté indiscipliné.

    J’étais choc devant Ubu.

    J’étais pierre qui roule.

    J’étais mesure et démesure.

    J’étais, je veux être.

    J’étais granit persévérant.

    J’étais respect Monsieur Gutenberg.

    J’étais brut jaillissement.

    J’étais soupe au lait.

    J’étais foi en l’homme.

    J’étais caillou dans la chaussure.

    J’étais prisonnier sciant ses barreaux.

    J’étais allergique aux dogmes.

    J’étais date gravée dans la pierre.

    J’étais usine, bruit et fureur.

    J’étais livre par toi le salut.

    J’étais ne pas devenir………..

    J’étais la vague qui n’a jamais atteint la grève.

    J’étais Vallée d’Aoste et Vénétie.

    J’étais vingt ans, bon voyage !

    J’étais sablier étranglé.

    J’étais découvreur angoissé de failles

    J’étais vague qui se brise sur les rochers.

    J’étais abeille.

    J’étais la Terre.

    J’étais effroi devant le non respect de soi.

     

     

    J’étais enfant, beauté du monde.

    J’étais impétueux comme le torrent.

    J’étais comme le vent, sans rancune.

    J’étais maillon d’une chaîne en avenir.

    J’étais sel de la terre.

    J’étais cote sauvage.

    J’étais l’été grec.

    J'étais New York, New York.

    J’étais poème pulvérisé.

    J’étais voyage en Grande Garabagne.

    J’étais homme sans ombre.

    J’étais miroir cherchant un reflet.

    J’étais sentier sur la crête.

    J’étais pleurs de fou rire.

    J’étais passage clouté.

    J’étais avenir.

    J’étais des pas dans le sable.

    J’étais le regard de l’autre.

    J’étais rêve de folie.

    J’étais foi en l’homme.

    J’étais constructeur de cathédrales.

    J’étais quête sans donner.

    J’étais violoncelle désespérément.

    J’étais univers ou multivers ?

    J’étais projets et réalisations.

    J’étais espérance incurable.

    J’étais flèche je me croyais arc.

    J’étais camisole de force.

    J’étais, j’ai cru que j’étais.

    J’étais cairn d’une piste oubliée.

    J’étais sermon sur la montagne.

    J’étais ru à la recherche d’un océan.

    J’étais île en attente de Robinson.

    J’étais flaque d’eau, je me croyais ciel.

    J’étais voie ferrée sans aiguillage.

    J’étais adulte………..disaient-ils.

     

     

    J’étais les ténèbres du savoir.

    J’étais la lumière de l’intuition.

    J’étais infini comme le temps.

    J’étais mystérieux comme le sable.

    J’étais astre proche et lointain.

    J’étais fuite et retour.

    J’étais bringuebalant dans ma carriole.

    J’étais Afrique profondément.

    J’étais devenu plusieurs.

    J’étais acacia imputrescible.

    J’étais fil du rasoir.

    J’étais noir et blanc.

    J’étais tente dans le désert.

    J’étais de clarté en clarté.

    J’étais putréfaction vivante.

    J’étais le grand passage et je ne le savais pas.

    J’étais flammes et cendres.

    J’étais sur la Voie mais perdu

    J’étais carré et cercle.

     

    J’étais vivant.

    J’étais, je suis et je serais ici et maintenant.

    J’étais l’origine, je serais l’origine.

     

    Je suis nu devant vous.