17.12.2009
Rendez vous à Montmagnon
Dans ma série des improbables dialogues.
RENDEZ VOUS À MONTMAGNON.
L’autre : Mister Président merci d’avoir répondu si vite à mon invitation.
Lui : Mon cher Price Minister venir de suite c’est le moins que je pouvais faire suite à votre convocation (Rire).
Que puis je pour vous être agréable ?
L’autre : Mister Président commençons par les détails pratiques. J’aimerai récupérer ma villa de fonction le Fanal et Georges mon chauffeur.
Lui : Ah! Georges était votre chauffeur ! Pas de problème il rejoint Montmagnon dès demain matin.
Le Fanal ne vous fâchez pas c’était juste un emprunt. Moi je ne voulais pas, c’est Maria. Vous savez ce que c’est l’amour j’ai cédé ! (Rire). Maintenant elle préfère le Grand Cabanon. Cette semaine j’ai fait déménager nos effets personnels. Dès le prochain week-end vous pourrez vous y rendre avec votre épouse ou avec votre maîtresse (Rire).
Quoi d’autre mon cher Price Minister ?
L’autre : Mister Président j’aimerai échanger mon costume de laquais contre celui de Price Minister ma fonction officielle au sein de votre Conseil d’Administration. J’en ai marre que l’on se moque de moi.
Lui : Excusez moi, je suis vraiment désolé Monsieur le Price Minister je n’ai pas étudié l’histoire du costume à la faculté de droite (Rire).
Personnellement je vous trouve très beau en cette tenue, mais si vous me dites qu’il y a une erreur je vous crois. Passez demain à la Grande Costumerie, je vais donner des ordres afin que cette erreur soit réparée.
Quoi d’autre mon cher Price Minister ?
L’autre : Mister Président j’aimerai que le lendemain vous ne disiez pas le contraire de mes affirmations de la veille.
Lui (Mielleux) : Comment cela, comment cela !! Je n’ai jamais tenu de propos qui allés à l’encontre des vôtres. Nous travaillons la main dans la main n’est ce pas ?
L’autre (Énervé) : Ne mélangeons pas les foutaises que je raconte aux journalistes économiques et la réalité. Personne n’est dupe vous n’avez rien à foutre de l’avis de tous ceux qui vous entourent. Les membres de votre conseil d’administration ne sont là que pour entériner vos décisions.
Lui : Ce n’est pas gentil, non vraiment ce n’est pas gentil. Moi qui fais tout pour vous être agréable à tous. Vous me décevez, rappelez vous lors du dernier conseil d’administration n’ai-je pas repris votre proposition de remplacer sur nos sites toutes les plaques d’égout en fonte étrangère par des plaques en fonte française. C’est vrai ou pas ?
L’autre (Agacé) : C’est vrai Mister Président. Toutefois si je peux me permettre à ce même conseil vous nous avez présentez le budget 2020 à adopter, la déclaration de guerre à nos concurrents Deutsch Brothers à entériner, le traité d’amitié avec nos anciens concurrents Russianoff et fils à valider. Lorsqu’il s’agit d’affaires sérieuses vous ne daignez pas nous demander notre avis.
Lui (Les bras en croix, il lévite) : Vous me surprenez, vraiment vous me surprenez ! Je n’ai jamais imaginé que vous puissiez être intéressé par ce genre de problème. Sinon bien sur, évidemment, certainement que j’aurais présenté mes projets, tous mes projets, pour recueillir vos commentaires, à vous mon fidèle bras droit et ensuite au conseil.
Je vous donne ma parole sur la tête de Maria que dorénavant je vous demanderai votre avis sur toutes mes idées.
Quoi d’autre mon cher Price Minister ?
L’autre : Mister Président dans votre conseil d’administration il y a un certain nombre d’arrivistes et de plus ce sont des incompétent notoires. Il me semble que le moment est venu de les mettre à la retraire d’office.
Lui : Mon cher Price Minister de qui voulez vous parler ?
L’autre : Mister Président de ceux auquel vous pensez. Par exemple Monsieur Sombres, Monsieur Boutefeux, Monsieur Loujner, Monsieur Freddydard, etc, etc.
Lui : Oui, oui mon cher Price Minister je dois le reconnaître ils vieillissent mal, ce n’est pas des bons, mais que voulez vous, l’amitié me rend faible.
L’autre : Mister Président ce n’est plus de l’amitié mais du vulgaire copinage pour vous faire réélire facilement. Vous entamé votre troisième mandat les actionnaires se lassent de vos agissements Si vous souhaitez que votre fils Jehan le Bon vous succède il va falloir que vous jouiez plus serré et plus fin. Si je peux me permettre ces conseils Mister Président.
Lui : Bien sur, bien sur que vous pouvez vous permettre mon cher Price Minister. Moi je pensais qu’ils m’adoraient tous. Quelle déception, je suis vraiment trop sentimental je ne vois que l’intérêt de mes actionnaires, jamais l’once d’un calcul de ma part. La transparence rien que la transparence.
(L’air attristé) Alors je vais être obligé de faire de la politique ?
L’autre (Scandalisé) : Vous avez vraiment un culot qui dépasse l’entendement. Plus faux-cul que vous je n’ai jamais vu. Vous êtes un politique et un calculateur né Mister Président. Ce que je vous dis tout le monde le murmure dans votre dos et vous le savez bien.
Lui (Accablé) : Si j’avais su, si j’avais su. Je suis vraiment confus et désolé. Moi qui suis si attentif aux autres comment ai-je pu commettre de telles erreurs psychologiques ?
Mon cher Price Minister prenez moi dans vos bras et donnez moi le baiser du pardon.
(Séquence émotion : longue accolade, une larme coule sur la joue de Mister Président)
L’autre (Déstabilisé) : Mister Président ressaisissez vous, n’oubliez pas que vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois.
Lui : Vous avez raison. Cocorico !
Price Minister demain je convoque une assemblée extraordinaire de tous les actionnaires pour la semaine prochaine. Je ferais mon mea culpa en m’appuyant sur vos recommandations. Dans la foulée je ferais voter la dissolution du conseil d’administration puis la nomination du nouveau conseil que j’ai déjà composé. Bien sur vous ne serez pas candidat mon cher Price Minister …….vu votre âge……
L’autre (Estomaqué): Ben, ben ….. Bien sur Mister Président.
Le 17 décembre 2009.
11:45 Publié dans littérature, poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, poème, politique, humour.
16.12.2009
j'aime les nuits.
J’AIME LES NUITS.
J’aime les nuits en plis
Lits de mes délits
Repli de mon ennui
Méli-mélo inassouvi.
J’aime les nuits en pluie
Manteau gris et parapluie
Seul, transi mais ravi
Je recherche l’infini.
J’aime la nuit en bruit
Où tu m’as suivi
Fragile furie tu m’as conduis,
Ébloui j’ai vu l’infini.
J’aime les nuits remplies
De tes fruits d’envie
Je supplie, tu me guéris
Mélodie sans souci.
J’aime les nuits en rêveries
Artaud et Michaux tu me lis
La poésie soigne mon esprit,
J’oublie ma folie fleurie.
J’aime les nuits en causerie,
Tu ris de mes saillies
Je me réjouis, ébloui
De ton esprit de répartie.
J’aime les nuits en flânerie
Escale dans l’indéfini sursis
Oubli des paris partis pris
Abandon ravi, Paris paradis.
J’aime les nuits utopie
Amour toujours, c’est promis.
Mari aux cheveux blanchis,
Ma vie dans tes yeux gris.
Je hais la nuit où tu es parti
Tu as sourie ravie, puis
Tu as fui vers lui
Je crie, je plie, sali, détruit.
14:15 Publié dans littérature, poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, poème
15.12.2009
Haïku
HAÏKU TRADITIONNELS (5-7-5)
Gris uniforme
le ciel nous fait la tête.
Jaloux de la mer ?
Silence de Luc
éclats lointains du monde,
impossible paix.
La mer est douce
elle caresse le sable,
un amour d’été…
Crépuscule bleu
mer et ciel rivalisent,
beauté absolue.
Les vagues roulent
Le soleil et la lune
Ont encore bu.
La nuit la mer dort
Sûr la lune ma l’a dit
En pluie de lettres.
Les crocs des vagues
Anthropophage guettent
Leur proie de sable.
Visage tourné
Vers la ligne d’utopie
Fraîcheur marine.
Appels des oiseaux
Bienvenue ou reproche ?
La joie dans mon cœur.
Le chant des oiseaux
Intuitive connection
Mes lointains cousins.
La mouette crie
Que puis je lui répondre
Pauvre bipède.
Mes pieds sur terre,
Attraction universelle
Me dit la marée.
Boule de coton
Sur le sable humide
Duvet d’angelot.
Petits fossiles
Clin d’œil de l’éternité
À l’éphémère.
11:58 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.12.2009
Tête blanche.
TÊTE BLANCHE.
Fragile chrysanthème à tête blanche
La vieille femme, les yeux perdus dans un hier,
Mâchonne doucement des mots polis par la vie.
De sa bouche usée s’échappe des sons sporadiques.
Curieux indiscret je guette sans succès ses secrets.
Rien d’intelligible pour l’occasionnel passager.
Pour le non initié reste l’imagination :
Simples échos de paroles oubliées ou
Dialogue avec des ombres muettes ?
A moins que remontent en joyeuses bouffées
Des bribes d’enfantines comptines
Rythmées du bruit des galoches sur la marelle ?
Serais ce une réminiscence qui déclenche en elle
Des prières incontrôlées, effluves d’antiques gènes ou
Paroles d’un autre monde incompréhensible aux vivants ?
Voyante de l’au-delà nos bavardages l’amusent,
Avant le grand retour elle vit le silence apaisant de la vérité
En son quotidien tête à tête avec l’origine.
Le 10 décembre 2009.
12:12 Publié dans littérature, poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, poème
13.12.2009
Surpris.
SURPRIS.
Malgré mon interdiction il a ouvert sa cage.
Curieux intimidé il reste sur mon épaule.
Soudain libre et léger il volette en silence.
Je pose mon crayon et je le regarde.
Surpris il revient sur mon épaule et observe.
Alors il comprend, ici le temps n’existe pas.
Les pendules et la grande horloge mentent.
Faire semblant pour ne pas effrayer les passants.
Le cerf de la forêt voisine s’est figé dans un mur
Revêtu de sédiments de joies et de douleurs.
Les fleurs ne peuvent être que séchées,
Seul flotte un parfum de souvenirs.
Maintenant il s’approche du jeune homme,
Beauté noire et blanche; il lui sourit sans espoir.
Seule la mort donne une telle sérénité,
Le sommeil et la méditation eux exhalent la vie.
Posé sur une estrade, hommage à sa splendeur,
Le piano devenu meuble muet de désamour
Se souvient de ses doigts si doux, si sensuels
Ah ! Ces merveilleuses soirées printanières.
Livres assoupis en attente du Lecteur Charmant
Possesseur des yeux magiques qui les délivreront
De la malédiction de la sorcière Clepsydre :
Un jour vous redeviendrez poussière.
Le voici pensif devant des affiches de théâtres
Datent elles le début de l’exil hors le temps ?
Quel brutal événement ou quel choix serein
A pu extraire cette maison de la folie du monde ?
Voila qu’il se pose sur les genoux de la vieille dame
Si fortement présente en son absence.
Qu’elle est belle illuminée d’hiver comme un
Fragile chrysanthème à tête blanche.
Le 09 décembre 2009.
11:34 Publié dans littérature, poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, poème.



