16.10.2009
Avenir.
AVENIR.
Les estaminets où il n’y a personne
dans les petites villes appellent le tambour major.
Les cafés où il n’y a personne dans les capitales
appellent en silence.
Mais dans la porte tournante
les enfants jouent en riant.
Près du mur un deux trois soleil
éclaire leur dents.
Un fragment de murmures anciens
suinte, fragile, des pavés.
Des garnements sans mémoire
à coup de pieds l’envoient au loin.
Ils ne savent pas encore que leurs cris
Deviendront des souvenirs.
Le 03 octobre 2009.
09:42 Publié dans littérature, poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, poème
Promenade Luc.
PROMENADE LUC.
Promenade sur la plage.
La mer déroule sans fin ses tapis
ourlés de frissons.
Mes pieds foulent le soyeux.
Les mouettes daignent s’écarter
de quelques battements d’ailes
nonchalants et narquois.
Le vent capricieux joue avec
les nuages cerfs-volants.
Les sillons dans le sable mènent
directement aux dunes du désert.
Le 26 juillet 2009.
09:40 Publié dans littérature, poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, poème
15.10.2009
Bienvenue.
Dans la série de mes "Improbables dialogues".
BIENVENUE.
Lui : Bonjour soyez les bienvenus.
L’autre (Surpris) : Bonjour
Lui : C’est votre famille ?
L’autre : (Qu’est ce qu’il me veut celui la ?) Oui ma femme et mes deux enfants.
Lui : Je vais vous aider.
L’autre (Inquiet) : Laissez les valises nous pouvons les porter nous même.
Lui : N’ayez crainte je suis là pour cela.
L’autre (Toujours inquiet): (Mes cousins m’ont dit de me méfier à Paris il y a plein de voleurs) C’est gentil mais nous allons nous en charger.
Lui (Partant une valise au bout de chaque bras): En route pour le contrôle des papiers.
L’autre (Terrifié): (C’est un policier) Monsieur le policier…
Lui (Guilleret): Non, non je ne suis pas policier, sortez vos papiers pour que la dame vérifie. Vous avez tous les documents
L’autre : Oui, oui voila. Bonjour Madame.
Lui : Ne vous inquiétez pas, avec moi tout sera facile. Je m’en occupe.
L’autre (Perplexe): (Je ne pensais pas que ce serait aussi facile. Il a du donner le bakchich) Merci, merci beaucoup Monsieur.
Lui : Je vous en prie. Pas très bien imité le visa touristique. Combien ils vous ont pris pour ce faux ?
L’autre (Tétanisé) : Heu ! Heu !
Lui : Cent cinquante euros ?
L’autre (Penaud) : Deux cents euros.
Lui : Toutes ces bandes d’escrocs qui profitent de la misère humaine, cela m’écoeure.
L’autre : C’est vrai Monsieur mais nous n’avions pas le choix.
Lui (Exalté) : Oui je sais, pas de travail, la sécheresse, la guerre, la famine, les assassinats politiques. Hélas des millions de personnes sont confrontés à l’un ou plusieurs de ces problèmes.
Heureusement nous nous agissons. Vous qu’est ce qui vous a chassé de votre pays ?
L’autre : La guerre !
Lui : Vous en connaissez la cause ?
L’autre : De toute façon c’est toujours la même que l’on cache sous des faux nez : arriver à détenir le pouvoir pour s’enrichir, s’enrichir.
Lui : Vous avez totalement raison. Que s’est-il passé pour vous ?
L’autre (À peine audible, la tête baissée) : Ils ont tué mes parents, mes deux frères et mes trois sœurs. Heureusement un neveu a pu s’échapper et venir nous prévenir au village voisin où nous habitions. Nous avons fuit, par chance la frontière est proche.
Lui (L’œil humide) : Quelle tristesse et ensuite ?
L’autre : Internement dans un camp de réfugiés. Bagarres pour obtenir une ration lorsqu’une ONG réussissait à venir. Mendicité pour préserver notre petit pécule dans l’attente des billets d’avion payés par les cousins de France. Lorsque ceux ci sont enfin arrivés les intermédiaires nous ont totalement dépouillé pour l’obtention de tous les documents nécessaire à notre acceptation sur votre territoire.
Lui : Les escrocs ! J’ai fait voter une loi au Parlement qui permet à toutes les personnes dans votre situation de venir prioritairement et gratuitement en France
L’autre (Impressionné) : Nous ne savions pas.
Lui : Je m’en doute, les mafieux ont intérêt à ce que notre décision reste mal connue.
L’autre : Monsieur nous arrivons à la douane.
Lui : C’est bon, c’est bon ne vous inquiétez pas je gère.
L’autre : Merci Monsieur
Lui : Voici le minibus qui va nous emmener.
L’autre (Soudainement angoissé) : (Je ne connais pas ce type où veut il nous emmener ?). Nos cousins nous attendent, merci beaucoup Monsieur nous allons nous débrouiller.
Lui (Riant) : Détendez vous voici ma carte officielle et vous voyez il y a deux policiers avec nous, donc rien à craindre. Nous préviendrons vos cousins tout à l’heure.
L’autre (Tremblant) : (Nous sommes piégé, il y a la police nous allons aller en prison). Je vous en supplie Monsieur vous avez l’air d’être un gentil garçon laissez nous partir rejoindre nos cousins.
Lui (Affectueux): N’ayez aucune crainte faites moi confiance je suis votre grand frère. Allez on y va.
Une demi heure plus tard.
Lui : Entrez voici l’appartement que vous allez occuper en attendant que vous obteniez le statut de réfugié humanitaire.
L’autre (Émerveillé) : Ho lala, que c’est grand, c’est magnifique, c’est meublé, il y a même la télévision. Et tous ces appareils nous ne saurons jamais nous en servir.
Lui : Une personne va venir pendant une semaine pour vous aider. Elle vous expliquera tout et inscrira les enfants à l’école.
L’autre (Ému): À l’école mon rêve, moi je n’y suis pas allé et je n’ai jamais pu y mettre mes enfants malgré toute ma volonté, j’étais trop pauvre.
Lui (Généreux) : Voici mille euros pour vous premiers besoins, un téléphone portable avec deux heures de communication et des cartes de transport. Vous allez pouvoir appeler vos cousins et les inviter.
L’autre (A genoux embrasse les mains de Lui): Vous êtes notre sauveur, notre Dieu, merci, merci Monsieur
Lui (Touché) : Je vous en prie relevez vous, vous me gênez. Ce que je fait est tout à fait normal la France se doit d’être à la hauteur de sa réputation du pays des Droits de l’Homme.
L’autre (Pleurant) : Merci, merci Monsieur.
Lui : Calmez vous, demain un docteur viendra faire un bilan de santé de toute la famille. Bonne fin de journée avec vos cousins. Au revoir.
L’autre (Toujours en pleurs): Comment vous appelez vous que nous retenions pour l’éternité le nom de notre bienfaiteur.
Lui : Je m’appelle Brice, Brice Hortefeux. Au revoir. Je passerai dans quinze jours voir si tout va bien.
Le 05 janvier 2009.
15:52 Publié dans littérature, poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, poème, politique
10.10.2009
Ecoute
ÉCOUTE
Le chant grave des moines bouddhistes
roule en moi les pierres de l’éternité.
Des tréfonds remontent les vagues
des flots primordiaux.
Vibrations de vie de l’inerte éveilleuse.
Les stances scandées déroulent
l’esprit de ses plis.
Trompes et gongs moteurs
de notre ailleurs.
Crescendo du credo,
hymne au souffle partagé.
Pointillés des cymbales.
Fluctuantes aventures.
Coups de gong redoutés des départs.
Continuum du sans fin.
Le 27 juillet 2009.
11:35 Publié dans littérature, poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, poème
09.10.2009
Nos rues.
NOS RUES.
Nos rues sont des rivières asséchées
qui charrient nos humeurs nocturnes.
Les jours n’aiment pas les crépuscules.
Nos rues sont des mers ensablées
qui portent des marées de drapeaux rouges
Les dictateurs n’aiment pas le bruit des vagues.
Nos rues sont des nuages sans pluies
qui emportent le flot de nos songes inachevés.
Les rêveurs n’aiment pas l’égout de nos mémoires.
Nos rues sont passages de vents lointains
qui chantent la misère et la mort.
Les financiers n’aiment pas la pauvre réalité.
Nos rues sont de longs couloirs sans porte
qui ne sourient jamais aux ombres.
Les autochtones n’aiment pas l’étranger.
Nos rues sont des scènes blanches et vides
qui cherchent des rôles pour les passants.
Les citadins n’aiment pas sortir de l’anonymat.
Le 08 octobre 2009.
17:27 Publié dans littérature, poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, poème


