08.10.2009

Haïkus.

Hortefeux : c’est moi

Le roi nu des expulsions

Besson : rigolo !

 

Sarko grand semeur

Distribue cash des milliards -

Pauvres plus pauvres -

 

Fofana l’effroi,

Froid sang froid, ni foi, ni loi

L’autre connaît pas.

 

Fofana tueur

Remplir le vide affolant

Dieudonné merci.

 

Fofana ardent

Zélote du noir néant

Dieudonné merci.

 

Fofana, paria

De sa propre vie, vole

Celle des autres.

 

Ilan Halimi

À l’aurore de ta vie,

Brisé sans pitié.

 

Le 19 juin 2009.

 

 

Jardin de Monet

Nymphéas fleurs éclatées

De joie de vivre.

 

Le 26 juin 2009.

 

 

Carla à New York

Son Niko à l’orchestre

Mandela, c’est qui ?

 

Carla à New York

Son Niko à l’orchestre

Pourquoi Mandela ?

 

Carla à New York

Son Niko à l’orchestre

Soirée Mandela ?

 

Carla à New York

Son Niko à l’orchestre

Mandela, si loin !

 

Carla à New York

Son Niko à l’orchestre

Mandela, ah bon !

 

Le 22 juillet 2009.

 

Sarko à l’hosto

Un méli-mélo kosto

Buenos pour journos.

 

Le 26 juillet 2009.

 

 

Tous dans l’entonnoir

Rêve en ascendance

-En bas la sortie-

 

Le 27 juillet 2009.

 

 

L’ennui s’étale

tel une brume épaisse

au dessus de rien.

 

L’ennui s’étale

tel une crème à bronzer,

partout sur le corps.

 

Où êtes-vous allés

en vacances cette année ?

Toujours la Côte !

 

Fragile espoir

d’éloigner le désespoir

ne pas être poire.

 

Vent fraîcheur du soir

le meilleur de la journée

douce nuit en vue

 

Plage encombrée

d’homo-allonjus fourbus,

le sable pleure

 

Lorsque vient l’été

une forêt de parasols

remplace les pins

 

Les Devin-plongeurs

au port de la Madrague.

Rêves de grand fond

 

Giens le 13 août 2009.

 

 

Le temps s’étire,

dilatation solaire

ou montre molle ?

 

Le temps s’étire,

dilatation solaire

ou ennui visqueux ?

 

Tenter d’oublier

le pire pour le meilleur,

impossible nuit.

 

Fuir pour oublier.

Il n’y a pas d’issue mec,

tu tournes en rond.

 

Le temps s’étire.

Après test sur la plage

Einstein a raison.

 

Sur la terrasse

à l’ombre du parasol,

test se confirme.

 

Sur la terrasse

Mama en combinaison

On dirait le Sud.

 

Giens le 14 août 2009.

 

 

La pluie d’or faiblie,

la source n’est pas tarie,

le banquier souri

 

Chaque seconde

quelque part dans le monde

des innocents meurent.

 

Giens le 25 août 2009.

03.10.2009

Voyage au Turk'zian

Je vous propose un deuxième voyage aussi imaginaire que le premier.

Quoi que ? L'inventivité des pilotes de machines à fric étant sans limite et sans éthique tout est possible.

 

VOYAGE AU TURK’ZIAN.

 

 

 

 

 

 

Nous vous proposons de vivre une expérience humaine bouleversante. Dans des paysages montagneux extraordinaires vous serez au cœur de la zone dévastée par le dernier tremblement de terre. Vous partagerez le quotidien des rescapés 24 heures sur 24. La mort sera présente chaque jour. Nuits dans les ruines et au camp de toile des survivants. Vous participerez aux travaux de déblaiement, ainsi qu’aux soirées festives. Des souvenirs inoubliables.

 

 

 

VOUS AIMEREZ :

 

La conduite des engins de déblaiement.

L’authenticité du séjour.

La nuit dans les décombres.

L’ambiance chaleureuse et fraternelle.

Le lever de soleil sur les ruines.

Groupe de huit personnes maximum.

 

 

PROGRAMME.

 

JOUR 1.

Rendez vous à Paris CDG à 16 heures 30. Vol direct Paris-Limakin sur vol régulier Turk’zian Airlines.

 

JOUR 2.

Accueil à l’aéroport par nos agents de sécurité. Transfert en minibus climatisé jusqu’à Longhaï capital de la province. Réception par le Grand Provincial qui vous présentera son conseil des Sages, sa ville et son programme de reconstruction. Pot de bienvenue à volonté. Installation en hôtel cinq étoiles. Chambre double climatisée. Dîner de bienvenu, avec quatuor à cordes, dans le grand salon d’honneur de la mairie.

 

JOUR 3.

Le matin tôt transfert en quatre-quatre climatisé à Trabatchen, ville moyenne située à vingt cinq kilomètres de l’épicentre dont les quartiers populaires du nord ouest ont été fortement touchée par le séisme.

Installation dans votre tente tout confort. Notre campement se trouve dans un bois à l’arrière d’un de ceux des rescapés. Il est clos et gardé pour éviter tout quiproquo. Vous disposerez d’eau à volonté et d’électricité sans coupure.

L’après midi visite du camp numéro douze. Accompagné des responsables vous découvrirez le dispensaire, le cinéma, l’école et le stade de foot. Au Turk’zian l’hospitalité est une règle incontournable ainsi vous boirez sûrement plusieurs thés noirs sous la tente avec les familles qui se feront un plaisir de vous raconter leur nuit de terreur.

Pot de détente à volonté. Déjeuner et dîner aux chandelles sous la tente mess. Nuit sous tente.

 

JOUR 4.

Après le petit déjeuner direction une zone interdite en quatre-quatre. Sur la route vous traverserez des villages totalement détruits. Des pauses photos sont prévues. Une fois votre laissez-passer contrôlé par l’armée, vous poursuivrez à pieds (port du casque obligatoire) pour une longue visite de Maskhan, cité-dortoir située à vingt kilomètres de Trabatchen. Proche du cœur du séisme elle est détruite à 80%. Visite d’une famille dont l’immeuble a été épargné.

Vous partagerez à leur table un déjeuner simple, sain et copieux. De leur balcon vue panoramique sur un paysage de désolation. Ils ne manqueront pas de vous expliquer, photos à l’appui, cette terrible nuit et l’angoisse qui les étreint depuis.

L’après midi vous gagnerez le point zéro sis au petit village de Moïchen totalement détruit lors du tremblement de terre. L’odeur de la mort est toujours présente. Moment d’émotion et de recueillement. Vous serez guidé par l’un des rares rescapés. Prestation dont nous avons l’exclusivité. Sur ce site sera érigé la grande flèche du mémorial au Dragon.

Vous avez de fortes chances de vivre l’émotion de votre vie, car les secousses sismiques sont quasi journalières à Moïchen.

Retour à Trabatchen. Pot de détente à volonté. Déjeuner et dîner aux chandelles sous la tente mess. Chants et danses folkloriques par les rescapés du camp numéro 10. Nuit sous tente.

 

JOUR 5.

En début de matinée transfert au nord-ouest de la ville dans la zone interdite où vous passerez la journée.

Après les formalités habituelles d’accès vous serez accueillis par une des équipes de déblaiement. Vous enfilerez une combinaison et des bottes. Port du casque et d’un masque obligatoire. Une formation au maniement de la pelleteuse vous sera donnée. Ensuite vous vous mettrez au travail. Attention votre attention sera sollicitée en permanence car des corps se trouvent encore sous les décombres. Si vous avez la chance dans découvrir un vous assisterez au travail des spécialistes.

Déjeuner pique-nique sur le site.

Ce travail dans la poussière, le bruit et la tension est très fatiguant. Vous ne travaillerez donc qu’un quart d’heure par heure. Activité non obligatoire que vous pouvez cesser à tout instant.

Retour à Trabatchen. Pot de détente à volonté. Dîner aux chandelles sous la tente mess. Nuit sous tente.

 

JOUR 6.

Matinée de repos. Vous en profiterez pour découvrir les commerces de la vieille ville miraculeusement épargnée. L’artisanat est très varié et d’excellente qualité. Assiettes en carton peintes, oursons en peluche, gravats avec certificat d’authenticité gravés à la date du séisme ou sculptés, flûtes en plastique imitation corne, etc.

Déjeuner en ville dans un restaurant traditionnel, vous y goûterez l’ourson à la broche, le plat national. L’ourson sauvage est devenu si rare que l’État l’a contingenté. Seules les réceptions officiels et notre agence bénéficient de ce privilège (en option). Sur les marchés ne se vendent que de l’ourson d’élevage. Des rabatteurs vous proposerons de l’ourson sauvage en boite, n’achetez pas il s’agit de viande de porc faisandée.

Nous rejoignons Maskhan. Un peu de marche et quelques exercices d’assouplissement avant que vous vous glissiez vers vingt deux heures au plus profond des décombres d’un immeuble. Pas de dîner. Aucun risque pour vous nous avons aménagé une niche en béton armé, agréée niveau I par Rivetas. Une équipe de six personnes simulera pendant toute la nuit votre recherche. Projecteur, cris, marteaux-piqueurs, aboiement des chiens (en option), fracas des blocs arrachés par une pelleteuse (en option). Chaque participant sera seul dans sa niche. Les couples peuvent partager cette expérience. Ce sera votre plus fabuleuse nuit depuis celle de vos noces. À cinq heures extraction avec photographe, reporter, cris de joie, embrassades, ambulance (option).

 

JOUR 7

Un copieux petit déjeuner vous attend au campement. Vous méritez bien un peu de repos après cette nuit d’apocalypse.

Déjeuner tardif au campement sous la tente mess.

En milieu d’après midi visite du grand cimetière. Vous admirerez les tombes individuelles que seules les familles fortunées ont pu faire construire. Marbre, or, pierres précieuses, statues, tout a été mis en œuvre pour honorer dignement les morts. Vous resterez sans voix devant la beauté des temples abritants les tombes. N’oubliez pas de jeter un œil au fond du cimetière aux fosses communes. Leur nombre et leurs dimensions vous feront prendre conscience de l’ampleur de la catastrophe.

Retour à Trabatchen. Pot de détente à volonté. Dîner aux chandelles sous la tente mess. Nuit sous tente.

 

JOUR 8.

À cinq heures départ pour un point culminant en bordure de Trabatchen. Afin de préserver votre tranquillité nous vous avons réservé une terrasse avec fauteuil confortable et couverture.

Ce lever de soleil sur les ruines restera un souvenir inoubliable.

Déjeuner dans un restaurant typique avec musique folklorique.

Retour à Longhaï par une route différente afin de découvrir d’autres villages détruits. Arrêt au site aménagé de Ponktenzi qui offre une vue d’ensemble sur douze village de montagnes effondrés. Vous allez faire des photos qui scotcheront vos amis.

Dîner d’adieu, avec quatuor à cordes, dans le grand salon d’honneur de la mairie.

Nuit en hôtel cinq étoiles, chambre double climatisée.

 

JOUR 9.

Départ à six heures pour Limakin. Tour de la ville en limousine aux vitres fumées (quatre personnes). Option pour deux.

En fin de journée transfert à l’aéroport en minibus climatisé. Accompagnement par nos agents de sécurité jusqu’à l’embarquement.

Vol Limakin-Paris sur col régulier Turk’zian Airlines.

 

JOUR 10.

Arrivée à Paris CDG à 8 heures 45.

 

 

PRIX : 16 880 euros par personne.

 

Ce prix comprend : les vols Paris-Limakin et Limakin-Paris en classe économique sur vols réguliers Turk’zian Airlines. Le visa. La pension complète avec boissons à volonté. Nuits en hôtel cinq étoile et sous tente de deux personnes équipées de lits de camp avec matelas épais et un duvet moins quinze degrés. WC et douche individuelle. La fourniture de la tenue de chantier, y compris bottes et casque, que vous pourrez conserver. Tous les transferts en minibus et quatre-quatre climatisés. La délivrance par le maire d’un certificat attestant votre participation aux travaux de déblaiement.

 

Ce prix ne comprend pas : l’assurance vie et l’assurance rapatriement obligatoires (Fournir les attestations). Les pourboires, les cigarettes et les antidépressifs.

 

Options :

 

Nuit dans les ruines de Trabatchen :

Chien de recherche avec son maître : 300 euros la demi-heure.

Pelleteuse de nuit : 1 000 euros le quart d’heure. 3 000 euros l’heure.

Ambulance avec feux clignotants et sirène : 400 euros

Retour au camp en ambulance : 750 euros.

L’album photos de votre nuit : 375 euros.

La vidéo de votre nuit : 625 euros.

Une du journal local avec votre photo et votre interview : 425 euros.

 

Au restaurant, l’ourson sauvage en place de l’ourson d’élevage : 250 euros par personne. (Minimum quatre personnes).

Deux personnes dans la limousine au lieu de quatre : 675 euros.

Chambre seule : 350 euros

Tente seule : 1 060 euros.

Vols AR en première classe : 3 250 euros.

 

 

ATTENTION.

 

La participation à ce voyage (Niveau cinq pelleteuses) nécessite une bonne forme physique et psychologique. L’inscription à notre séminaire "Voyages en zone sinistrée et sensibilité" est fortement conseillée. Durée deux jours, 400 euros par personne, repas et boissons à volonté compris. Les dates sont disponibles sur notre site internet.

 

La signature d’une décharge totale de notre responsabilité est préalable à toute inscription.

 

 

02.10.2009

La limace.

Comme vous l'avez déja constaté j'aime la diversité. Ne pas se figer dans un genre. Principe de vie.

 

LIMACE

 

 

 

Fébrile et féroce la limace

attaque l’escargot d’un jet de bave.

De quel droit ce gastéropode

se croit il autorisé à manger

ma feuille de salade.

Je ne l’ai pas invité au festin

ce prédateur.

L’escargot vexé rentre dans sa coquille

et se laisse rouler.

Elle va apprendre à me connaître

cette égoïste.

Une pierre mal intentionnée

le dévie de sa trajectoire,

le voici sur le dos dans le fossé.

La limace rit, le remet d’aplomb.

Allez vient goûter ma feuille

de salade, mon chou !

 

 

Le 15 août 2009.

 

01.10.2009

Haïku

HAÏKU.

Aux Champs-Élysées

Un jour de l’An, enlacés

L’Histoire et moi.

 

Voitures brûlées

Illuminent les banlieues

Les Rolls sont en paix.

 

Vent glacial du nord

Contrebandier du pôle

Vivifie l’hiver.

 

Le 02 janvier 2009.

 

 

Hortefeux : c’est moi

Le roi nu des expulsions

Besson : rigolo !

 

Sarko grand semeur

Distribue cash des milliards -

Pauvres plus pauvres -

 

Fofana l’effroi,

Froid sang froid, ni foi, ni loi

L’autre connaît pas.

 

Fofana tueur

Remplir le vide affolant

Dieudonné merci.

 

Fofana ardent

Zélote du noir néant

Dieudonné merci.

 

Fofana, paria

De sa propre vie, vole

Celle des autres.

 

Ilan Halimi

À l’aurore de ta vie,

Brisé sans pitié.

 

Le 19 juin 2009.

 

 

Jardin de Monet

Nymphéas fleurs éclatées

De joie de vivre.

 

Le 26 juin 2009.

Gris uniforme

le ciel nous fait la tête.

Jaloux de la mer ?

 

Silence de Luc

éclats lointains du monde,

impossible paix.

 

La mer est douce

elle caresse le sable,

un amour d’été…

 

Crépuscule bleu

mer et ciel rivalisent,

beauté absolue.

 

Le 01 août 2009.

 

29.09.2009

Labyrinthe.

Exceptionnellement un texte long.

AMIS LECTEURS MERCI DE PRENDRE QUELQUES SECONDES POUR

LAISSER UN AVIS FAVORABLE OU DEFAVORABLE SUR MES ECRITS.

LABYRINTHE.

 

 

 

 

Ce matin, comme à l’accoutumée, j’ouvre péniblement mes yeux. Je les referme aussitôt. Ce que j’ai vu ne correspond pas du tout, mais pas du tout à ma chambre. Calme toi me dis je, tu es encore dans ton rêve, un peu de patience le film va se terminer.

Je me sens bien dans le noir, pourtant une intuition me pousse à rouvrir mes yeux rapidement. Ce n’était donc pas un rêve, je suis bien dans mon lit mais il se trouve dans un long couloir glacial.

Ai-je eu un malaise ? Un accident ? Suis-je à l’hôpital ? Dans une clinique ?

Bizarre je suis un célibataire solitaire, alors qui a pu me faire transporter ? Étais-je avec une femme ou un ami hier soir ? Je suis incapable de me souvenir du déroulement de la soirée.

Ce couloir me fait penser à ceux des urgences, avec une différence fondamentale : je suis seul dans un silence absolu.

En plus le m’aperçois que le mur de gauche est blanc et celui de droite noir. Réalité ou décor virtuel ? Je touche le noir aussitôt il devient totalement blanc. Simultanément résonnent un cliquetis de chaînes que l’on traîne et le bruit de leur chute.

Cette situation est totalement incongru, ce n’est pas possible je suis encore dans mon rêve.

La peur me saisis effrayé je frappe le mur de mes poings, qui est d’une dureté bien concrète. À chacun de mes coups le mur change de couleur dans un concert terrifiant de chaînes.

Partir d’ici vite. Impossible je suis sanglé sur mon lit. Je touche le mur blanc instantanément il devient rouge. De longs sanglots, des lamentations accompagnent cette transformation.

Je me bouche les oreilles et hurle. Noir et blanc, calme complet. Effondré je ne bouge plus, ce statut quo me convient et me glace.

 

Un homme vêtu en Monsieur Loyal me regarde en souriant. D’où sort il ? Il n’y a aucune porte visible dans ce couloir sans fin.

"Bonjour Monsieur vous m’avez appelé ?"

"Pas vraiment j’ai hurlé de peur"

"Peur de quoi Monsieur ?"

"Des murs, du couloir, des bruits"

"C’est la vie alors n’ayez pas peur"

"J’entends bien mais lorsque vous touchez des murs et que ceux-ci changent de couleur dans un fracas de chaînes ou un crescendo de lamentations n’y a t-il pas quelques raisons d’être effrayé ?"

"Illusion, illusion Monsieur ! D’ailleurs je touche les murs que se passe t-il, rien !"

Je frappe violemment sur le mur blanc qui le reste obstinément. J’ai mal à la main, découragé j’arrête.

"Détachez moi"

"Restez calme Monsieur et je vous libérerai, vous voyez tout est normal ici"

"Ici, c’est où ici ?"

"Loin de là-bas mais près d’ailleurs Monsieur"

 

Ce n’est pas possible, ce n’est pas possible, je prends ma tête à deux mains jamais je n’ai jamais fait un tel cauchemar.

"S’il vous plait………" je n’ai plus d’interlocuteur Monsieur Loyal a disparu.

 

Arrivé sans bruit de l’arrière surgit un fou bossu bondissant armé d’un cimeterre. Étrange ses clochettes ne font aucun bruit.

Le fou m’observe impassible quelques secondes, cette fois c’est sur ma fin est proche il va me découper en fines tranches.

"Je vous en supplie Monsieur ne me tuait pas …. Je n’ai jamais fait de mal à personne, je donne à la quête lors de la messe…. Je n’ai pas de stock options, ni de parachute doré…"

Sans attendre la fin de ma supplique, d’un saut fantastique, il se retrouve debout sur mon lit. À nouveau je ferme les yeux le cimeterre siffle dans l’air puis s’abat à plusieurs reprises.

Silence complet suis-je découpé ? Je n’en ai pas l’impression ou alors je suis devenu insensible à la douleur. J’entrouvre en une fine meurtrière mes paupières, personne face à moi.

Patience, patience il est peut être derrière. J’entends les secondes s’écouler comme si les grains de sable étaient remplacés par des galets. En guise de clepsydre il y a mon cœur qui cogne dans ma tête comme un arbitre qui compte le K.O.

Les sangles sont coupées, je plie mes bras puis mes jambes tout fonctionne. Pas de commentaire du fou. Je tortille ma tête pour tenter de voir s’il est derrière moi. Difficile exercice assouvir ma curiosité sans déplaire, le sifflement du cimeterre résonne encore dans mes oreilles.

Prenant mon courage à deux mains je m’assied. Rien à gauche, rien à droite, de chaque coté un interminable couloir sans porte.

À nouveau je prends ma tête entre mes mains suis-je dans un rêve ou dans la réalité ? J’aimerais tant être dans un cauchemar et soudain me réveiller en sueur dans mon lit. Hélas tout ce qui m’entoure est concret, bien concret, y compris mon lit sur lequel je suis assis. Je me suis interrogé sur ma présence en ce lieu mais lui comment est-il venu ?

Je ne consomme aucune drogue, un peu de whisky de temps à autre, toutefois je ne pense pas en avoir bu hier soir une quantité telle qu’elle m’aurait fait sortir de mon univers quotidien.

 

"Vous semblez bien pensif Monsieur"

Le fou bossu est devant moi tout sourire. Si ce n’était la situation son costume de fou du roi de théâtre me ferait rire. D’où sort-il lui aussi ?

"Je suis dans un lieu inconnu, situé je ne sais où, confronté à des problèmes qui soit disant n’existe pas. Des personnages entrent et sortent d’un couloir sans porte, du moins apparente.

J’ai l’impression que tout ceci m’autorise à être pensif ?

"Bien sur Monsieur, bien sur. À moins que vous ayez beaucoup d’imagination. De nos jours les esprits s’enflamment vite, avec le virtuel tout paraît possible".

"Si vous le permettez laissez moi toucher votre bras".

"Faites Monsieur, faites".

J’ai un instant d’hésitation, si ma main se referme sur du vide c’est un gros problème, si elle se referme sur du solide c’est aussi un gros problème.

"À priori je ne suis pas dans le virtuel vous semblez bien en chair et en os"

"À moins que je ne soit un robot" dit il en éclatant de rire.

Anéanti je m’effondre.

Un grincement de porte me redresse vivement, je cours comme un fou Le son m’a semblé si proche. Je cours, je cours mon cœur va éclaté c’est sûr tant pis plutôt mourir. Ma vue se trouble, je m’arrête et pose la main sur le mur pour ne pas glisser au sol. Il se dérobe sans un bruit dévoilant une ouverture en arche.

J’avance timidement la salle est immense totalement blanche sauf le mur de droite qui est rouge corail. Devant ce dernier assis sur un trône fluorescent jaune citron un singe en smoking blanc fume le cigare.

"Bonjour Monsieur, à qui ai-je l’honneur ?".

Totalement abasourdi, dans l’incapacité de réfléchir je m’entends répondre :

"Sherlock Holmes pour vous servir".

En réalité je m’appelle Anastase Piquepieds, suis-je en train de devenir fou ? A moins que je sois spectateur d’une histoire qui me concerne, mais à ce moment là cela signifie que je suis dans un horrible cauchemar, pourtant tout semble si réel autour de moi. Ou alors…je ne sais plus !

"Vous êtes bien perplexe Monsieur. Excusez moi j’ai omis de me présenter tout à l’heure. Je m’appelle Anastase Piquepieds. Puis je vous aider ?".

Je bredouille "Co, co, comment vous appelez vous ?"

"Anastase Piquepieds pour vous aider ".

"C’est impossible c’est mon nom !"

"Cher Monsieur je ne pense pas que vous puissiez vous prévaloir d’un droit quelconque sur ce nom, il est libre et c’est le mien. Il peut être également le votre, je n’y vois aucun inconvénient. Toutefois il me semble que vous avez quelque problème de personnalité puisque tout à l’heure vous m’avez dis vous nommez Sherlock Holmes".

Je me tape les cuisses, les bras, la tête que du solide.

"C’est exact Monsieur. Par contre je suis bien incapable de vous expliquez pourquoi ce nom est sorti de ma bouche. En réalité je m’appelle Sherlock Holmes. Quel est votre rôle dans cette mascarade épouvantable ?".

"Je suis le Roi d’Ici, Anastase le Grand. Cher Monsieur je vous prie de rester poli, il ne s’agit pas d’une mascarade, personne n’est déguisé. Vous êtes bien dans le réel et je suis surpris de votre surprise. Veuillez vous asseoir sur ce siége à ma droite. Je vous ai déjà consacré trop de mon temps précieux, je dois régler les affaires de mon royaume". Il ponctue son propos d’un magnifique rond de fumée.

Mes jambes tremblent lorsque je me dirige vers le siége. Il s’agit d’un arrosoir de grandes dimensions. Ce n’est pas le moment de réfléchir, je suis épuisé je me laisse tomber à califourchon, aussitôt l’arrosoir s’adapte à la forme de mon fessier. Quel confort !

"Grand Chambellan faites entrer l’ambassadeur d’Ailleurs".

"Monsieur l’ambassadeur d’Ailleurs".

Aussitôt annoncé surgi sur sa trottinette un grand escogriffe roux, longiligne comme un boa, en redingote verte et tricorne

"Bamala in extenso Anastase le Grand. Séromato pénipéni galefu Sushi pre le Grancol…"

"Arrêtez de faire le malin, parlez en icilonien".

"Que le monde entier s’agenouille à vos pieds en signe de respect Anastase le Grand. Mon Roi et Maître le grandiose et diabolique Sushi 1er le Grandissime s’incline, avec difficulté à cause de son arthrose, devant son illustre voisin et néanmoins ennemi.

"Que voulez vous ?".

"Vous déclarer la guerre ".

"Pas le temps, au suivant "

"Monsieur l’ambassadeur de Là-bas".

"Que le monde entier s’agenouille à vos pieds en signe de respect Anastase le Grand. Mon célébrissime Roi Capuccino II le Victorieux, blablabla et blablabla…

"Monsieur l’ambassadeur Dauloin blablabla……"

"Monsieur le Conseiller spécial aux affaires particulières, blablabla…

 

Toutes ces paroles mièvres et perfides à la fois, débitées sur un ton monocorde, froid et impersonnel m’embrument la tête. Deux, trois fois mes yeux se ferment, puis se closent sur ma nuit.

 

"Monsieur, Monsieur réveillez vous".

Le Grand Chambellan est en train de me secouer comme une feuille de palme tout en me crachant dans l’oreille :

"Monsieur, Monsieur quelle inconvenance dormir pendant une audience de notre respecté et respectable Roi Anastase le Grand. De plus au moment où il s’adresse à vous".

Hébété je me lève, je tourne la tête. Dans la brume d’un matin sans café je parviens à distinguer son Altesse Sérénissime qui me regarde fort courroucé. Ce que me confirme son cigare qui fume comme les cheminées du France lors de son départ du Havre.

"Monsieur Sherlock Holmes dans un moment exceptionnel de ma grande bonté royale et insubmersible je vous nommes Ambassadeur d’Ici auprès d’Ailleurs. Vous pouvez disposer".

"Merci. Que le monde entier s’agenouille à vos pieds en signe de respect Anastase le Grand".

Le Grand Chambellan m’entraîne dans le salon qui jouxte la salle du trône.

Je suis songeur pourquoi m’avoir choisi comme Ambassadeur ? Je ne parle pas la langue et j’ignore totalement les coutumes locales. Il doit s’agir d’une fonction honorifique.

«Grand Chambellan dites moi en quoi consiste la fonction d’Ambassadeur auprès du Roi d’Ailleurs ?".

"C’est ma fois fort simple, nous allons vous vêtir de la tenue traditionnelle, c'est-à-dire le costume des mignons d’Henri III, puis nous vous parfumerons aux senteurs de jasmin et de purin".

"Cela doit sentir mauvais ?".

"Pas vraiment disons que c’est un mélange subtilement préparé pour les êtres androgynes. Revenons à notre problème, ainsi préparé vous partez en Rolls au château de sa Majesté le Roi Sushi 1er le Grandissime pour présenter vos lettres de créances".

"Que dois je dire ?".

" Rien, le Roi Sushi est extrêmement en colère car notre Roi Anastase le Grand, je m’agenouille à ses pieds en signe de respect, a dédaigné sa déclaration de guerre. Il va donc vous faire tuer, il gardera la Rolls ce qui l’apaisera. Il en a déjà une vingtaine dans son garage, elles correspondent à chacune de ses déclaration de guerre".

"Mais votre histoire est terrible, de plus je n’ai nulle envie de mourir. Qui sais ils vont peut être me torturer en me piquant avec des cure-dents ou en me frottant la plante des pieds avec une brosse à reluire les canines, à moins qu’ils ne me chatouillent les narines avec une plume d’orang-outang".

"Je crains que le rituel d’intronisation qui va vous être infligé soit plus délicat. Le dernier Ambassadeur a été découpé en fines lanières. Une fois sèches elles ont servis au tressage d’un fauteuil de pêche pour Sushi 1er le Grandissime que nous détestons avec grandeur et convenance. Son prédécesseur a été haché menu, bouilli et jeté aux chiens de la meute royale. Un coup de chance ils n’ont pas été malades sinon nous aurions eu droit à une nouvelle déclaration de guerre. Lorsque l’on connaît le prix d’une Rolls le Grand Financier aurais encore eu une crise d’urticaire géant. Je vous épargne les autres récits".

"Votre humour est d’un noir très profond Monsieur le Grand Chambellan, honnêtement je préfère un humour plus primesautier, plus léger genre valse à quatre temps. Sérieusement dites moi qu’elle est ma mission ?".

"Je pensais vous l’avoir décrite avec précision, puisque vous êtes crédule je vais vous monter toutes les photos de la fin de nos derniers ambassadeurs au royaume d’Ailleurs. Le Roi Sushi, 1er le Grandissime, que nous détestons avec grandeur et convenance, se fait une joie débordante - comme sa piscine - de nous adresser avec ses remerciements pour la Rolls un album des photos du supplice. Il est tellement fier des prodiges de son imagination que nous ne pouvons pas lui reprocher cette petite faute de goût. En plus nous y puisons de riches innovations pour nos services secrets, uniquement les secrets évidemment car nos services non secrets ne pratiquent pas les interrogatoires aquagym".

"Non  je ne veux pas voir les photos" dis je en m’évanouissant.

Hagard et ahuri j’émerge. Qui me parle, où suis-je ? Tout me revient à l’esprit comme une vague de grande marée. Mon cauchemar est fini je suis dans mon lit. Miséricorde ! Je suis bien dans mon lit mais à nouveau dans ce couloir sans fin et sans porte.

Monsieur Loyal me regarde en souriant gentiment.

"Monsieur il serait bon que vous quittiez ce lit, un peu de promenade vous ferez du bien".

"J’ai quitté ce lit Monsieur, j’ai même trouvé une porte qui débouche dans la salle d’audience du Roi Anastase le Grand. Il m’a reçu gentiment hélas, quelle incorrection, je me suis endormi assis sur l’arrosoir tant les bavardages étaient insipides".

"D’accord, d’accord très belle histoire mais rien de tout ceci n’existe".

"Comment osez vous affirmer cela, j’ai vu, de mes yeux vu le Roi ce grand singe en smoking blancs, cigare aux lèvres. Tout à l’heure votre ami le fou m’a bien affirmé que nous étions dans le réel. Oh ! Je ne sais plus, finissons en".

"Du calme Monsieur, du calme. Est-ce que je suis désagréable avec vous ?".

"Non pas du tout. Mais comprenez moi je n’en peux plus, faîtes moi revenir chez moi. Finalement ma petite vie tranquille, mon petit boulot, mes copains, mes copines enfin tout ce que je vomissais en une mélancolique bile verdâtre à longueur de journée j’adore. Que mon supplice cesse. Qui m’a condamné ? J’adore ma vie sans relief, rendez la moi. La télé me manque !".

"Monsieur c’est bien vous, tout de suite dans l’excès. Votre vie elle est ici vous n’avez jamais vécu ailleurs, ni là-bas. Depuis vingt ans que je suis à votre service nous n’avons jamais déménagé".

 

Je ferme les yeux. Respire à fond, calme toi me dis-je. Il n’y a rien de vrai, tu es dans un rêve. Non dans un cauchemar effroyable ! À moins que j’hallucine sous l’effet d’une drogue que l’on m’aurait fait avaler à mon insu ? Impossible si j’étais sous l’emprise d’une drogue je serais incapable de raisonner comme je suis en train de le faire. Calme toi !

Progressivement mon rythme cardiaque s’apaise, je redeviens serein et je m’endors.

 

"Bonjour papa, bonjour. As-tu bien dormi ?".

Une douce voix d’ange se faufile dans mes neurones et d’une caresse les éveille. Je suis mort me voici au paradis. J’ouvre doucement mes yeux un enfant tout de neige vêtu le visage et les mains maquillés de blanc, me regarde intensément.

"Bonjour papa, bonjour. As-tu bien dormi ?".

Finalement je ne suis pas au paradis mais toujours en enfer. Me voici père maintenant moi qui est toujours refusé la paternité.

"Je suis désolé mon petit je n’ai pas d’enfant, tu te trompe".

Immédiatement des larmes coulent et claquent sur le sol comme des grosses gouttes d’orage estival. Ce bruit me perfore le cerveau et coule en cascade dans mon cœur. Je me lève, j’enlace le bambin.

"Ne sois pas triste, je t’en supplie ne pleure plus nous allons retrouvé ton papa".

"C’est toi mon papa pourquoi me rejette tu aujourd’hui ?".

"Je suis désolé pour toi je n’ai jamais eu d’enfant, tu confond avec une autre personne. Je suis peut être le sosie de ton vrai père. Ou, ou…….". Je ne sais plus je deviens fou.

Je repousse le petit et regarde autour de moi, je suis toujours dans le couloir, personne en vu. Je hurle "Monsieur Loyal, Monsieur Loyal" et je m’écroule en sanglots sur mon lit

 

"Monsieur a besoin de moi ?".

"Tuez moi !".

"Ça, recommence, monsieur est déprimé. Surmenage, hallucination, délire de persécution et pour finir les pensées deviennent suicidaires".

"Arrêtez, arrêtez je ne vous connais pas et vous êtes en train d’affabuler sur mon existence. Vous parlez de moi comme si vous connaissiez ma vie par cœur".

Une grande fatigue m’accable, mes épaules hurlent avec les loups. Où est ma vraie vie ? Résurgence soudaine et explosive :

"Le petit, où est le petit ?".

"De qui parlez vous Monsieur ?".

"De l’enfant qui était là il y a quelques minutes. Tout de blanc habillé et maquillé comme un clown".

"Vous voulez parler de votre fils ? Ne vous inquiétez pas il a rejoint sa chambre, il est patient comme un crocodile, il ne doute pas que vous allez le reconnaître un jour".

"Arrêtez, arrêtez de débiter vos balivernes si vous me connaissez si bien vous savez que je n’ai jamais eu d’enfant".

"Il est vrai que le père s’appelle, à ce qu’il se dit, Anastase Piquepieds et vous vous dites vous dénommer Sherlock Holmes Mon père a eu un chien de chasse qui portait ce nom, un fin museau. Tout ceci me laisse bien perplexe et rêveur comme vous Monsieur le Roi des Songes. Réfléchissons".

En prononçant ces propos Monsieur Loyal c’est mis à me fixer intensément. Ses yeux bleus sont parcourus de nuages qui défilent rapidement, la tempête doit être forte là-haut. Ils s’agrandissent, s’agrandissent je vois maintenant la mer sous les nuages. La plage est sous mes pieds, le chaud soleil m’invite à la baignade. J’avance doucement puis je me mets à courir et plonge dans les vaguelettes amoureuses. Mon plongeon provoque une énorme vague qui m’enroule et m’entraîne au loin. Je roule comme lors de ma dernière expérience de cosmonaute dans le tambour de mon lave-linge. Quel soyeux, quelle fraîcheur, il faudra que je demande la marque de son adoucisseur à Monsieur Loyal. L’harmonie avec l’univers est soudainement rompue, j’ai l’impression que des algues m’accrochent pour un abordage de pirates, à moins que ce soit les tentacules d’une pieuvre géante ?

Je suis tiré irrésistiblement vers le fond, de plus en plus entortillé, je vais me noyais c’est sûr. Je hurle : "Au secours, au secours".

 

J’ouvre les yeux, je suis en sueur, entortillé dans mes draps, dans mon lit, dans ma chambre.

J’ai envie de crier ma joie d’être enfin sortie de ce cauchemar, mais prudent je regarde autour de moi. Oui tout est à sa place ma commode Bernard 1er, mon faux mobile de Calder tricoter par ma grand-mère, mon armoire Nicolas II d’Espagne, ma table de nuit en papier mâché de Papouasie-Nouvelle-Guinée, sur mon tapis en corne effilée de l’Aubrac mes chaussons adorés en peau de chacal, fourrés en poils de chinchilla du Matchu Pitchu.

 

Plus de doute je suis bien revenu. My home, my sweet home "YEEEEEEEEES !!!!!".

 

Mon enthousiasme cesse rapidement, l’on vient de toquer discrètement à ma porte. Je me raidi inquiet. Quelle heure est il ? Treize heures, normal ! Qui peut taper à la porte de ma chambre à cette heure ? Suis-je bête seule ma mère à la clé de mon appartement.

"Entre maman chérie".

Le battant se meut tendrement laissant apparaître…..Monsieur Loyal.

"Vous m’avez appelé Monsieur ?".

Une ombre blanche passe furtivement derrière lui.

 

 

Le 18 juillet 2009.